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Fario N° 9, Automne-hiver 2011
Bordes François ; Brunner Richard ; Damade Jacques
FARIO
28,40 €
Épuisé
EAN :9782953625813
Vivons dans le conformisme et nous serons sûrs de ne pas nous tromper, mais qu'on en finisse avec ce révolutionnarisme des modes qui ne nous étonne plus - car à bon droit nous devenons coriaces - et occasionne d'inutiles grands frais. Car ça coûte beaucoup plus cher d'être nu que d'être habillé - je ne dirais même pas convenablement, mais il est assurément préférable qu'il en soit ainsi. Il n'y a rien de plus admirable que le costume moderne, non tel qu'il devrait être, mais tel qu'il est. J'ai passé par beaucoup de phases avant d'être arrivé à cette conviction-là. Mais, tel que j'y suis maintenant, je m'y cramponne. Il y a eu trop d'imbécillité dans le siècle dont nous sommes la conséquence. Il faut nous en remettre à notre tailleur. Vivre ce qui est qui est l'innocente pure vie !" - Charles-Albert Cingria.
Résumé : Contre l'effrayante puissance d'anéantissement de l'idéologie mise au service de la tyrannie, Kostas Papaïoannou défendit les droits de la pensée critique. Contemporain d'Hannah Arendt, proche de Raymond Aron et d'Octavio Paz, il décrivit les rouages du totalitarisme et éclaira la condition de l'homme moderne. Lire Papaïoannou, ce n'est pas seulement se plonger au coeur de la pensée de Hegel, de Marx, lire Papaïoannou, c'est aussi et surtout retrouver la source fraîche et brûlante de la Grèce antique, le chaos et la vigueur d'une pensée extraordinairement créative.
Avec "Zone perdue", François Bordes cherche à approfondir le dialogue entre démarche historienne et démarche poétique - poursuivant ainsi la démarche commencée avec "cosa" (L'Atelier contemporain, 2017) et "La Dénoyée" (Corlevour, 2019). Le poème narratif recourt à l'archive et l'exploration de la mémoire s'exprime par la forme poétique. L'enjeu ici est de témoigner de la trace laissée dans la conscience par la pratique quotidienne d'une rue. Celle-ci est historiquement, sociologiquement et géographiquement située. Il s'agit de la rue Mathis, une rue "? sans histoire ? " du quartier de la Villette à Paris. Avec pour boussole un vers d'Apollinaire, quelques mots de Balzac et de Siegfried Kracauer, le poème-enquête évoque l'histoire de cette rue industrielle et populaire, travaillée en profondeur par les métamorphoses urbaines et sociales. Il exprime aussi tout ce que l'expérience vécue d'une rue et d'un quartier apporte à la sensibilité au monde comme à la conscience de soi et de la société.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.
Deux essais, l'un sur Julien Gracq, l'autre sur Claude Simon, constituent ce petit volume. Pierre Bergounioux nous permet de lire ces deux auteurs dont les manières et la matière d'écriture sont si dissemblables, comme les interprètes du temps qui les a vu naître et vivre. Tout deux ont connu une même épreuve, et en partie construit leurs oeuvres sous le choc de l'effondrement général que constituèrent, pour la vieille société où ils avaient vu le jour, la guerre de 14 ? -? 18 puis la défaite de 1940.