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Fiction et diction de la peur dans les récits du XIXe siècle
Borderie Régine
LA BACONNIERE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782940431779
Dans les récits du XIXème siècle, on a peur de la nature et du surnaturel, mais aussi de la guerre, du peuple, du criminel, de soi-même... Passion du récit, présente dans les divers genres romanesques ainsi que dans les contes et nouvelles, la peur émerge sur fond de Terreur, de conflits militaires et politiques, de transformations sociales et artistiques profondes. Elle se dresse également sur un arrière-plan scientifique en partie renouvelé. Quelles formes prend-elle selon les personnages mis en scène ? Quelle représentation de l'espace induit-elle ? Comment nourrit-elle la composition et la matière dramatique du récit ? Quel regard les écrivains portent-ils et nous amènent-ils à porter sur ceux qui l'éprouvent ? L'ouvrage s'interroge sur la fécondité de la peur pour la fiction narrative, y compris dans le détail de son style ; il déplace donc l'intérêt de l'action à la passion. Il met de plus en perspective sa configuration littéraire en mobilisant les représentations non littéraires de ce temps ou du nôtre. Ce faisant, il cherche comment fiction et diction contribuent à modeler la pensée de la peur, autrement nommée crainte, angoisse, panique collective.
Les grandes places financières sont à nouveau à la croisée des chemins. Alors que la première décennie du XXIe siècle s'achève, il est intéressant de dresser un état des lieux, d'évaluer les atouts des différents acteurs (émetteurs, investisseurs, intermédiaires) et de tenter d'identifier ce que seront les places financières de demain : européennes, transatlantiques ou mondiales. Pour dessiner leurs contours, l'ouvrage abordera successivement l'architecture actuelle des places financières internationales, les acteurs en présence et leurs motivations, l'éventail des produits et opérations financières, les stratégies de croissance organique et externe choisies par les entreprises de marché face aux plates-formes de transactions électroniques, pour terminer sur les dominantes des bourses de demain (rerégulation bancaire et financière, constitution d'un oligopole mondial, montée en puissance des fonds souverains, concurrence d'un private equity apaisé, émergence de la finance islamiste,...).
Exploration de la représentation du corps dans les portraits de La Comédie humaine, cet ouvrage montre comment Balzac nourrit subtilement son oeuvre des principes de la physiognomonie et invente une esthétique romanesque - en résonance avec les expériences picturales de l'époque - qui se dégage des convenances classiques du Beau. Pourquoi tant de détails physiques dans les portraits balzaciens ? L'afflux de fronts, de sourcils, de bouches, de nez, de mains, de pieds et les interprétations possibles de ces témoignages du corps sont matière romanesque. On en voit la richesse esthétique et narrative dans un temps où la prolifération des mélanges, la "macédoine sociale", brouille les repères. Le contexte socio-historique et l'identité du personnage sont devenus complexes. Balzac les donne à voir comme tels. Régine Borderie met d'abord l'accent sur la physiognomonie, puis développe d'autres aspects du portrait détaillé : sociaux, esthétiques, narratologiques, philosophiques. Une double mise en perspective, littéraire et picturale, permet d'ouvrir l'analyse à d'autres oeuvres, d'autres auteur. Une bibliographie et un index balisent commodément la recherche.
Borderie Alain ; Parisot Laurence ; Roux de Bézieu
Siparex, l'une des premières entreprises françaises de capital-risque, a été créée par Dominique Nouvellet à Lyon en 1977. Plus de trente ans d'existence signent la belle success story de Siparex. Financer les champions de demain montre comment, loin de la spéculation et de l'affairisme de certains fonds d'investissement, le capital-investissement à la française façon Siparex sait se mettre au service des PME et de leur développement: apport de fonds propres quand nécessaire, participation à des projets ambitieux, aide à la transmission de sociétés familiales. Financer les champions de demain décrit les multiples facettes - et les mérites... - d'un mode de financement des entreprises original, distinct à la fois du crédit bancaire comme de l'appel aux marchés financiers. Au fil de ces pages et de nombreux exemples concrets, l'on découvre comment Siparex a su exporter son business mode/ en Californie, en Russie, en Italie, en Espagne et dans les pays de la rive sud de la Méditerranée, les "nouvelles frontières" pour le capital-investissement. La clé de cette réussite? S'appuyer sur des principes solides en cultivant un professionnalisme strict, avec des critères d'investissement privilégiant des règles de base de la gestion et le long terme, une éthique rigoureuse, le souci de la transparence, une stratégie d'actionnaire proche des dirigeants d'entreprise et une indépendance totale. Le capital-investissement à la française existe bel et bien! Financer les champions de demain démontre les vertus d'une "finance" active et raisonnable... qui a de beaux jours devant elle. Biographie de l'auteur Alain Borderie, titulaire d'un DES de sciences économiques et diplômé de l'IEP de Paris, est historien chez Public Histoire des entreprises d'assurance, de banque et de finance. Il a publié à ce titre une quinzaine d'ouvrages de référence. Dominique Nouvellet, docteur en droit, diplômé de l'ENA, est cofondateur de l'Association française des investisseurs en capital (ARC) et siège au conseil d'administration de plusieurs participations du Groupe Siparex et au comité d'orientation de France Investissement.
Après Victorine et les évadés de la Côte sous le vent, l'auteur poursuit la saga d'une famille antillaise au cours de la 2e moitié du 20e siècle. Il retrace le parcours d'Honorine, une jeune fille ambitieuse et courageuse, d'une île à une autre, puis son départ pour la métropole. Ce voyage d'une "exilée" relate en parallèle le chemin de vie de nombreux Antillais qui, de la départementalisation au Bumidom, ont connu plusieurs vagues d'exils vers "la Terre promise" .
Durant la période martienne ("Cycle obscur"), l'auteur regagne l'Angleterre avec sa femme, douée de "clairvoyance". Le contact avec l'Initié cesse soudain; ses élèves le croient mort - dure épreuve de foi et d'énergie spirituelle. Les meilleurs le reverront et seront dédommagés par un grand bonheur intime et d'inoubliables expériences mystiques. -
Résumé : Remigio, un jeune homme, reçoit en héritage un domaine agricole que lui disputent sa belle-mère et la maîtresse de son père, soudainement décédé. Remigio rejette le modèle autoritaire que lui proposait son père mais, par trop naïf, névrosé et dépourvu d'expérience, il ne parvient pas à lui trouver une alternative valable. Il ne devient pas un bon maître, il ne sait ni commander ni se faire respecter par ses ouvriers agricoles. Sa bonté naturelle et ses nombreuses maladresses sont autant de poisons. C'est le type même de l'inadapté rêveur voué à endurer la cruauté humaine. Son double, Berto, un ouvrier agricole non moins inadapté que son maître qu'il déteste ouvertement, l'abat d'un coup de hache sans vrai motif.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.