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Sensible Moyen Age. Une histoire des émotions dans l'Occident médiéval
Boquet Damien ; Nagy Piroska
SEUIL
27,00 €
Épuisé
EAN :9782020976459
Que peut-on savoir de la vie affective du Moyen Age ? Sur ce sujet longtemps négligé, les sources sont pourtant nombreuses : la littérature profane et spirituelle, l'iconographie, les chroniques, mais aussi la théologie et la médecine nous livrent mille indices sur la place des émotions dans la vie sociale. De la colère d'un puissant à l'indignation du petit peuple, de la honte démonstrative d'une sainte à la crainte de la honte d'un grand, de l'amitié entre moines à la souffrance à l'imitation du Christ, de l'enthousiasme d'un groupe de croisés à la peur d'une ville entière face à la guerre ou à la peste qui approche, les exemples sont multiples. L'émotion n'est pas l'expression d'une confusion des esprits ni d'un chaos des règles sociales. Tous ces éclats de joie et de douleur, signes d'une humanité entière, produisent du sens qui ne se comprend que dans son contexte. Tout au long du millénaire médiéval, un modèle chrétien d'affectivité, élaboré à petite échelle dans les laboratoires monastiques, se construit, se répand, pénètre la société, tout en interagissant avec d'autres modèles, déjà présents ou en voie de construction parallèle, comme celui de la culture de cour. D'où qu'on la regarde, on constate que l'émotion au Moyen Age irrigue les relations sociales, dans une diversité d'interprétations et une vitalité culturelle qui impressionnent.
Historiquement associée à l'astronomie et à la cartographie, la géographie s'est intéressée aux relations entre les hommes et leurs milieux et a pris en France une orientation marquée vers l'étude de régions rurales largement définies par la géologie. Dans le monde anglo-saxon, en revanche, des modèles théoriques d'organisation de l'espace ont donné plus d'importance au rôle des villes et des réseaux. Mettant en avant les personnalités clés qui ont montré de nouvelles voies, cet ouvrage retrace les évolutions de la géographie de l'Antiquité à nos jours. Il intègre les apports des techniques de télédétection et des systèmes d'information géographiques, ainsi que les réflexions contemporaines sur la géographie culturelle, les effets spatiaux de la mondialisation, la gestion des risques ou le développement durable. Ce manuel vise à la fois les étudiants de premier cycle en géographie, les enseignants d'histoire-géographie mais également un grand public curieux de la façon dont les géographes examinent notre planète.
Quels sont les mécanismes et les rouages de la mondialisation ? Fondé sur les réflexions d'historiens, d'économistes, de sociologues et de géographes, cet essai montre que loin d'uniformiser le monde, la mondialisation crée de nouvelles inégalités économiques, sociales et spatiales. Dans notre monde en perpétuel mouvement, des hommes (migrants et touristes), des marchandises, des capitaux, des idées et des lieux clés s'imposent tandis que d'autres espaces sont en retrait. Les mécanismes institutionnels de la mondialisation se heurtent d'autre part au sein des sociétés humaines à différentes formes de résistances : défense de traditions alimentaires, mouvements altermondialistes, ou même dérives extrêmes de l'intégrisme religieux qui peut déboucher sur un terrorisme lui aussi mondialisé.
Depuis Shakespeare, la littérature et l'historiographie, sous l'influence de protestants fanatiques et d'idéologues whigs, ont construit l'image mythique d'un XVIe siècle glorieux et triomphant, dominé par Henri VIII et Élisabeth. Un siècle qui contraste avec la caricature de Marie Tudor et de Jacques Ier, l'une parce qu'elle était catholique, l'autre parce qu'il s'était heurté aux puritains et au Parlement. Ces mythes ne résistent pas aux recherches récentes menées par les historiens anglais et qui portent sur ce "grand siècle" des vues neuves, souvent dispersées et parfois contradictoires. Les grandes mutations attribuées à l'époque élisabéthaine sont pour la plupart postérieures d'un siècle. Si la réforme religieuse a vite rallié l'aristocratie, la masse de la population a difficilement suivi les changements de confession à chaque succession royale. En dépit des imprécations de Thomas More, les campagnes se sont peu modifiées et la grande période des clôtures a commencé plus tard. Le régime politique n'a guère évolué malgré le renouvellement de l'aristocratie. Enfin, bien que sa population ait presque doublé et que son économie ait cessé d'accumuler des retards par rapport au continent, l'Angleterre n'a, à la fin du XVIe siècle, ni la puissance de l'Espagne, ni celle de la France et de l'Empire, ni même la richesse des Provinces-Unies. Dans les îles britanniques où les continuités estompent les transformations, l'éclat du théâtre de Shakespeare ou les "fabuleuses maisons de campagne" bâties par Robert Smythson ne doivent pas faire illusion: le génie peut naître partout. Biographie de l'auteur Guy BOQUET et Edouard GRUTER sont maîtres de conférences honoraires d'histoire moderne à l'université de Paris X-Nanterre.
Longtemps les émotions ont échappé au regard de l'historien. A fortiori le Moyen Age était-il considéré comme ce temps de l'enfance des peuples européens, dominé par des passions brutes et incontrôlées. Le présent ouvrage, fruit d'un programme international de recherches qui a réuni pendant trois ans historiens, philosophes, littéraires, historiens de l'art et psychologues, montre que les études historiques sur la vie affective sont aujourd'hui en plein renouveau. Les auteurs instaurent tout d'abord un dialogue entre les sciences humaines pour réfléchir aux conditions d'une histoire des affects. Puis ils explorent les différents horizons où l'émotion a façonné l'identité du sujet médiéval : au travers des discours des philosophes sur les passions de l'âme ou des théologiens qui prouvent l'Incarnation par la passion du Christ, dans la profusion des expériences spirituelles et littéraires où se construit une intimité affective avec Dieu mais aussi entre hommes et femmes ici-bas, ou encore dans les champs de l'iconographie et de la perception sensorielle qui interagissent pour fixer les contours du sujet émotionnel. Les médiévaux ont beaucoup parlé de leurs émotions et ils les manifestaient tout autant. Loin des caricatures, ils offrent en retour aux observateurs contemporains, pour peu que ceux-ci acceptent de déposer leurs vieilles certitudes, le miroir d'un monde complexe et pleinement humain.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.