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L'archaïque et ses possible. Architecture et philosophie
Bonzani Stéphane
METISPRESSES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782940563777
Celui qui observe la production architecturale contemporaine ne peut manquer de constater une résurgence de l'archaïque. Que ce soit dans les formes adoptées, les procédés constructifs et les matériaux utilisés ou les processus mis en oeuvre, tout se passe comme si derrière l'épuisement des lumières du présent et du progrès technologique se profilait une autre voie, plongeant dans l'immémorial. Pour autant, cet archaïque contemporain n'est pas un retour nostalgique au passé, mais correspond plutôt à un recentrement sur l'essentiel. Loin d'être simple, cet essentiel est traversé de puissantes et irréductibles tensions. Décrypter cette tendance revient ici à sonder notre culture de l'édifier, à en ausculter les fondements, à y déceler les paradoxes profonds. Autour de six grandes thématiques qui forment les chapitres de cet ouvrage — Installations, Inventions, Archétypes, Corps et affects, Déplacements, Expériences de pensée — ce sont donc six débats qui sont ouverts. Architectes, philosophes, historiens, chercheurs nous aident à mieux comprendre les enjeux d'un moment théorique important de la question architecturale et d'en saisir les possibles.
La croissance rapide et désordonnée de nos villes est le trait qui caractérise l'urbanisation de notre pays. Les causes sont diverses et variées. Pour permettre de contrôler et maîtriser la terre pour les besoins de l'urbanisation, des stratégies publiques ont été mises en place depuis la lointaine époque coloniale jusqu'à notre époque. Le moins qu'on puisse dire est que toutes ces stratégies ont échoué à cause des pratiques que les utilisateurs privés de la terre développent et dont les logiques sont opposées à celles des pouvoirs publics. Cette conclusion cinglante autorise-t-elle à considérer qu'il faut lâcher prise ? La réponse à cette interrogation se trouve dans le présent ouvrage. C'est l'invitation à sa découverte que de le lire.
La terre étant d'une utilité économique et sociale indéniable, parce que les ressources dont elle regorge permettent aux pouvoirs publics de bâtir toutes les politiques de développement, son intérêt stratégique pour un Etat n'est plus à démontrer. C'est pourquoi tout régime politique établi s'ingénie à adopter les lois pour en assurer la protection et le contrôle. Le présent recueil rassemble toutes les lois foncières adoptées par les régimes successifs au Congo depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours et dont la caractéristique principale est qu'elles reflètent les idéologies dominantes au moment de leur adoption. L'intérêt de la publication de ce recueil réside dans le souci de la préservation de la mémoire collective en la matière.
Comment représenter et se représenter les transformations des territoires habités ? Quels regards et quels outils sont inventés pour le faire ? Et pourquoi ces modes de représentations prennent-ils tant d'importance aujourd'hui ? Ces questions traversent le présent ouvrage collectif auquel ont contribué des chercheurs issus de champs disciplinaires variés, comme l'architecture, l'urbanisme, l'anthropologie, la philosophie, la géographie, la sociologie, etc. Les textes réunis dans cet ouvrage explorent l'hypothèse selon laquelle il est nécessaire de passer d'une approche statique des phénomènes urbains à une démarche et des méthodes plus aptes à penser les espaces de l'édifice, de la ville, du grand territoire, dans une logique de devenir caractérisée par des changements, des mutations, des bifurcations, mais aussi des cycles, des résurgences et des récurrences. De Naples à Cali, de Berlin au Monténégro, de Rennes au Grand Paris en passant par Milan, les territoires en transformation se croisent, se répondent et forment une géographie mouvante jalonnée des images du photographe Adamo Maio. Ils sont appréhendés à travers des prismes variés : la danse, la cartographie, les restes urbains, le cinéma, le tourisme, l'hodologie, etc.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.