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Louis Vuitton. Une saga française
Bonvicini Stéphanie
FAYARD
28,05 €
Épuisé
EAN :9782213618791
C?est en 1821, dans un hameau du Jura, qu?une jeune meunière donne naissance à Louis Vuitton. A quatorze ans, quelques francs en poche, l?adolescent décide de monter à Paris. Deux ans de voyage à pied, deux ans d?une existence à la rude. Le baluchon sur l?épaule, le jeune Louis se dirige à grands pas vers son destin hors du commun.Trente ans plus tard, l?apprenti a fondé son affaire de malles et d?emballage de modes. Destitution de Louis-Philippe, guerre contre la Prusse, fuite de Napoléon III, Commune ou naissance de la République, aucun événement ne le distrait du but qu?il s?est fixé: réussir. Et c?est dans les gares, en observant les voyageurs, qu?il imagine les astuces à même de leur simplifier la vie. Il fait un malheur en inventant la malle plate!Avec l?épopée du rail, l?essor de la marine à vapeur, l?expansion coloniale, avec Thomas Cook et ses voyages en groupes, Pullmann et ses wagons tout confort, Worth et sa mode vestimentaire adaptée au voyage d?agrément, Boucicaut et ses nouvelles méthodes de vente, avec les Expositions universelles à la gloire du progrès - Louis Vuitton participe à l?avènement du tourisme moderne et devient un commerçant puissant. En ses ateliers d?Asnières se produisent malles-lits, malles pique-nique, malles à chaussures, à ombrelles, à chapeaux et wardrobes, qui soulèvent l?enthousiasme d?une clientèle aisée.Des salons de l?impératrice Eugénie, dont il fut l?emballeur particulier, aux prestigieux magasins de Londres, Nice, Paris ou Vichy, Louis Vuitton crée sa propre légende, un mythe que ses fils et petits-fils, Georges et Gaston, vont grandir à leur tour. Mais une légende ne fait pas qu?aligner riches heures et succès. Contrefaçons, coûts d?exportation, crises économiques sont autant d?aléas qui fragilisent l?industrie du luxe. Et sous l?occupation allemande, la peur du déclin conduit à de nouveaux marchés? Après-guerre, la légende Vuitton se reconstruit autour de trois mots: luxe, fonctionnalité, innovation. Devise qui vaut encore aujourd?hui, alors que la maison est passée en d?autres mains et a pris un nouvel essor.Le minutieux travail d?historienne de Stéphanie Bonvicini, élégamment nourri de références à la littérature de voyage, aux arts et aux moeurs de l?époque, retrace l?itinéraire d?une famille et d?une marque d?exception, qui fête aujourd?hui son cent cinquantième anniversaire.
Qu'est-ce qu'un chagrin ? Peut-on maîtriser la peine, la douleur, l'émotion ? Peut-on vouloir être indifférent à tout ce qui nous manque ? Pourquoi tant de gens sont-ils si maladroits face aux chagrins des autres ? Comment la présence des uns pourrait-elle rendre plus tolérable l'absence des autres ? Comment les sociétés pourraient-elles prendre en charge la douleur de leurs membres ? Consoler ne serait-il qu'une façon de parler de soi ? Comment consolent les religions ? Le bonheur n'est-il qu'une forme de la consolation ? Consoler est-il un don ? Peut-on apprendre à consoler ? Enfin, l'humanité doit-elle, pour éviter le pire, rester inconsolable de sa propre barbarie ? A travers des entretiens avec Jacques Attali et Stéphanie Bonvicini, dix-sept personnalités de notre temps abordent ces questions, chacun selon son itinéraire, et tentent d'y apporter des réponses. Stéphanie Bonvicini est journaliste et écrivain. Jacques Attali est l'auteur de plus de cinquante ouvrages. Préface inédite.
Résumé : C'est un soir de réveillon de Noël. Autour de la table, sept femmes attendent un homme. Ce sont toutes les femmes de la vie de Vittorio, un écrivain à la carrière déclinante. Sont présentes sa mère et sa soeur, mais aussi sa femme, son ex-femme et son amante, sa fille adulte et la benjamine, adolescente. Mais celui-ci ne se montre pas. Tandis que toutes s'impatientent, Lucrezia, la mère de Vittorio, reçoit un mystérieux message de son fils : quelques mots, évoquant une année sabbatique, rendent son absence d'autant plus perturbante. La disparition est annoncée, néanmoins une enquête est ouverte. Les mois passent sans que l'homme ne se manifeste. Entre-temps, un nouvel équilibre est venu régir les relations entre ces femmes : les sentiments d'hostilité qui gouvernaient leurs rapports laissent place à une complicité inattendue. Car si Vittorio était leur dénominateur commun, il était aussi la raison de leur rivalité. Dans ce roman choral, ancré dans un milieu bourgeois milanais, chaque chapitre donne la parole à l'une des protagonistes. Caterina Bonvicini joue avec les codes du roman policier dans une comédie mordante qui souligne la pression exercée par le regard des autres et les carcans imposés par la société.
Depuis plus de quatre milliards d'années, l'histoire de la vie suit une seule route, celle de sa propre pérennité. Elle n'emploie qu'une seule stratégie, celle de la diversité. Elle ne fait surgir qu'une seule valeur, l'amour. Ce livre est un voyage à travers cette histoire, merveilleuse et menacée. On y découvre les incroyables formes que prennent les relations entre les hommes et les femmes, sexuelles et/ou sentimentales, instinctives et/ou réfléchies, sauvages et/ou ritualisées, contraintes et/ou volontaires, religieuses et/ou laïques, durables et/ou éphémères, hétéro- et/ou homosexuelles. S'y croisent tribus polyandres de Chine et rituels homosexuels de Nouvelle-Guinée, femmes des harems d'Arabie et maris multiples du Tibet, prostituées d'Amérique et geishas japonaises, maîtres de l'érotisme indien et mariages de groupe du Congo, familles bourgeoises et trios bisexuels, machines de plaisir et chimères d'amour. Toutes et tous, dans leur extraordinaire diversité, nourrissent la plus haute ambition humaine, la plus révolutionnaire : se dépasser pour atteindre à un idéal, celui de plaire à l'autre pour se plaire à soi-même. Celui d'aimer pour être aimé.
Écrivain, docteur en économie, professeur, conseiller de François Mitterrand pendant près de vingt ans et actuellement président de PlaNet Finance, Jacques Attali est l?auteur de plus de quarante-cinq livres, traduits en vingt langues.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--