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Vivre sous occupation. Quotidiens palestiniens
Bontemps Véronique ; Signoles Aude
GINKGO
11,00 €
Épuisé
EAN :9782846792042
Extrait de l'introductionÀ l'heure où nous écrivons ces lignes, fin 2011, les regards des médias occidentaux sont focalisés sur l'éventuelle reconnaissance internationale d'un État palestinien par l'Assemblée générale des Nations Unies. Comme à l'accoutumée, c'est l'aspect géopolitique du conflit opposant Palestiniens et Israéliens depuis plus d'un siècle pour le contrôle politique d'une même terre qui polarise l'attention; on sait beaucoup moins de choses, en revanche, sur les représentations, vécus et ressentis des populations qui vivent dans ces territoires objets de disputes, et jusqu'à aujourd'hui toujours de facto occupés par l'État d'Israël: la Cisjordanie et la bande de Gaza.Nous avons souhaité ici nous détacher de l'approche qui aborde le «problème palestinien» au seul prisme des relations internationales pour nous intéresser aux dynamiques internes propres à la société palestinienne.La période décrite dans ce livre est celle du processus de paix israélo-palestinien enclenché en septembre 1993 avec la signature des accords dits d'Oslo, et de son échec, symbolisé par déclenchement de la deuxième Intifada en septembre 2000 et, les réinvasions militaires israéliennes au sein des villes palestiniennes dans les années 2002-2006. Il s'agit d'une période charnière pour la société palestinienne contemporaine: elle va de pair avec la création d'institutions politiques et administratives nouvelles, d'envergure nationale, qui sont censées mettre un terme à la situation de domination politique et d'occupation territoriale qui préside en Cisjordanie et dans la bande de Gaza depuis 1967.Les accords de paix signés en septembre 1993 entre l'État d'Israël et l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) avaient pour objectif affiché de conduire à un «échange des territoires contre la paix» pour reprendre l'expression phare du secrétaire d'État américain de l'époque, James Baker. L'enjeu consistait à s'entendre sur fixation de frontières acceptées et reconnues par tous, ainsi que sur la forme juridique et les pouvoirs politiques dévolus à l'entité qui prendrait en charge les populations de la Cisjordanie et de la bande de Gaza jusque-là contrôlées par les autorités civiles et militaires israéliennes.Israéliens et Palestiniens se sont d'emblée entendus sur des négociations graduelles en deux phases. À l'époque, la phase dite «intérimaire» des accords (prévue pour durer cinq ans) doit mettre en place différents arrangements sur les retraits et redéploiements de l'armée israélienne des Territoires occupés. Un transfert des pouvoirs civils de l'administration israélienne vers une nouvelle entité, dénommée Autorité palestinienne, doit également permettre aux populations de la Cisjordanie et de la bande de Gaza d'être désormais administrées par des représentants nationaux. Côté israélien, ce transfert des pouvoirs civils doit permettre de se décharger du coût financier de l'occupation et de redorer l'image de marque du pays sur la scène internationale, passablement écornée par la violence de la répression armée utilisée contre les activistes de la première Intifada. À l'issue de cette phase intérimaire, de nouvelles discussions (dites du «statut permanent») étaient prévues afin d'aboutir à un règlement définitif du conflit. Cinq questions clés devaient y être tranchées, en priorité:(...)
Bontemps Véronique ; Mermier Franck ; Schwerter St
Les villes divisées, en proie à de multiples formes de fragmentation sociale, religieuse, ethnique et politique, sont une réalité prégnante du monde contemporain qui traverse les oeuvres de fiction. Les représentations littéraires et cinématographiques des frontières et démarcations urbaines étaient restées un thème peu abordé par les sciences sociales. Elles sont ici explorées dans une approche résolument pluridisciplinaire. De Belfast à Beyrouth en passant par Londres, Paris, Berlin, Ramallah, Jérusalem, Le Caire, New York ou Bogota, les auteurs s'emparent, à partir de matériaux originaux, de quatre thématiques distinctes mais liées entre elles : les tensions afférentes aux ségrégations sociales et ethniques ("Franchir la ligne") ; les disséminations sociales et spatiales des communautés urbaines ("La ville disséminée") ; les mémoires, les démarcations et les pratiques de violence urbaine ("Espaces urbains et violence") ; les rapports complexes entre centralités et marges ("Réfractions urbaines").
Résumé : Le cahier d'empowerment pour révéler son pouvoir personnel, booster son corps et son esprit, prendre confiance en soi et réveiller sa magie ! Le cahier des girl boss ! Pour révéler qui l'on est, prendre sa place et déployer son pouvoir, out les injonctions, les limites que l'on s'impose, l'environnement qui nous plombe. Ce programme de développement personnel, de psychologie positive, de bien-être et de positive food permet de booster son pouvoir : le pouvoir de sa tête, de son corps, mais aussi de son coeur, pour s'accepter, s'affirmer, se révéler, prendre confiance en soi, suivre ses aspirations et devenir une power girl ! Au programme : L'empowerment au féminin pour débloquer son pouvoir personnel : étape 1 : s'émanciper des schémas de pensées et injonctions. Etape 2 : se faire confiance, tracer sa voie, se donner du self love ; étape 3 : trouver sa liberté ! étape 4 : suivre ses envies, ce qui nous fait vibrer ! Un programme brain power pour reprogrammer son cerveau, et booster sa confiance en soi, positiver, dégommer le stress et les conflits intérieurs. Une life détox (psy détox, digital détox, détox alimentaire) afin de se libérer de ce qui nous limite dans notre tête, notre coeur et notre corps. Des programmes pour booster sa force intérieure grâce au travail de la respiration, pour booster sa confiance en soi, grâce à des méthodes psy et pour booster sa force extérieure grâce au sport et à la nutrition énergie ! Des rituels de méditation et de yoga avec les déesses, pour s'inspirer de la puissance des archétypes féminins et l'installer dans sa vie !
Biographie de l'auteur Michel Bontemps, fervent adepte des médecines douces, a écrit de nombreux ouvrages dont plusieurs sont devenus des best-sellers. Il collabore à la rédaction de plusieurs journaux et magazines, sous la forme d'une chronique de santé naturelle et participe également depuis de nombreuses années à des émissions de radio et de télévision. fin de faciliter l'accès aux médecines douces, il a ouvert à Genève la CIinic Alternativ, où sont réunis les meilleurs spécialistes français et suisses des thérapies alternatives.
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...