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Vocabulaire de la spatialité japonaise
Bonnin Philippe ; Nishida Masatsugu ; Shigemi Inag
CNRS EDITIONS
49,00 €
Épuisé
EAN :9782271080592
En brefUn ouvrage d'une qualité exceptionnelle pour comprendre les fascinantes conceptions japonaises de l'espace et du temps.Le livreLa civilisation japonaise a développé une perception de son espace qui n'appartient qu'à elle. Le cinéma, les grandes marques de l'électronique ou de la mode l'ont popularisée, en particulier en France. La sobriété, la patine du temps, le confort en sont les caractéristiques constantes. L'organisation des intérieurs domestiques répond ainsi à des canons pratiques et esthétiques qui font de la maison traditionnelle japonaise un espace de vie unique au monde avec son tokonoma, ses shojis ou sa pièce à thé. Le jardin, souvent minuscule, répond lui aussi à des codes précis où chaque élément, l'eau, les fleurs, la rocaille, les mousses ont une place bien déterminée. L'urbanisme contemporain et ses espaces commerciaux bénéficie, lui aussi, d'une organisation spatiale pensée avec rigueur qui prend en compte aussi bien les rythmes de vie que les normes de sécurité antisismiques ou le cheminement des foules. Sans parler des jardins de pierres, tel le fameux Ryoan-ji de Kyoto, propice à la méditation zen. Une conception de l'espace habité qui irrigue aujourd'hui toute la création architecturale, urbaine et paysagère actuelle.C'est cet univers singulier, oscillant entre une tradition séculaire et une modernité parfois exubérante, entre nature et néons multicolores, que cet ouvrage révèle. Avec ses 240 notices rédigées par 64 spécialistes français et japonais, il offre à tous les amoureux du Japon, mais aussi aux architectes, aux paysagistes, aux urbanistes, un dictionnaire unique en son genre où la philosophie et l'art de vivre japonais se révèlent avec une science et un charme inégalés.L'auteurSpécialiste du Japon, Philippe Bonnin est directeur de recherche au CNRS, directeur du Réseau franco-japonais Japarchi et professeur à l'université de Niigata.Arguments- Un must pour les nombreux passionnés du Japon, les professionnels de l'habitat, les étudiants.- Préface d'Augustin Berque
Résumé : Les études réunies ici témoignent d'une commune passion pour la maison ? traditionnelle ou très contemporaine ?, la ville et l'espace japonais, visités par la plume des deux auteurs. Ils sont pour l'un géographe ? Jacques Pezeu-Massabuau ?, pour l'autre architecte et anthropologue ? Philippe Bonnin. Chacun, de son côté, a poursuivi un travail obstiné d'observation, de description, de dévoilement, d'analyse approfondie de la réalité de cette habitation japonaise, de son esthétique, des gestes, des paroles qui l'entourent. Réunir ces textes devenait un impératif pour confronter leurs approches complémentaires et décoder cette culture japonaise si passionnante.
Bonnin Philippe ; Berque Augustin ; Ghorra-Gobin C
La relation millénaire entre ville et campagne, qui associait deux termes nettement distincts par leur forme autant que par leur fonction, a tendu à se défaire au XXe siècle, dans les pays riches, pour laisser place à un mixte de ces deux termes: la "ville-campagne". Cet habitat d'un genre nouveau pose de gros problèmes, tant au plan social qu'à celui des paysages et de l'environnement. Ceux-ci culminent aujourd'hui en un paradoxe insoutenable: la quête de "nature" (dans les représentations) entraîne la destruction de la nature (en termes de biosphère). Ce livre collectif s'attache à retracer l'histoire des motivations qui ont conduit à ce paradoxe, du mythe arcadien au libéralisme post-fordiste, dans trois "bassins sémantiques": l'Europe occidentale, l'Asie orientale et l'Amérique du Nord, en éclairantleurs originalités mais aussi leurs multiples confluences.
La recherche sur l'espace architectural a pris forme il y a une trentaine d'années, avec la révolution de l'enseignement de cette discipline. Les auteurs proposent ici une réflexion sur ces décennies de bouillonnement intellectuel. L'ouvrage articule quatre moments de la recherche: l'espace pensé offre un retour réflexif sur les relations entre architecture et sciences sociales, et l'apport de celles-ci à celle-là; l'espace vécu est consacré aux pratiques habitantes, aux usages et représentations; l'espace projeté est appréhendé au travers de quelques démarches expérimentales; l'espace rêvé des utopies aborde l'espace imaginaire sans lequel le meilleur de l'espace urbanisé ne saurait être édifié. La connaissance des modes d'habiter est aujourd'hui moins lacunaire, mais réunir ainsi logiques sociales et raisons spatiales, privilégier les approches réflexives sur l'architecture, ainsi que les élaborations méthodologiques sur le projet et la relation concepteur-habitant, loin du classique exposé de doctrines des seuls concepteurs, demeure un objectif ambitieux. Ce volume contribuera à faire vivre une telle élaboration critique.
Revue de presse «Dans la préface de l ouvrage issu du colloque Faire territoire aujourd hui , s interrogeant sur les relations entre le social et le spatial, Philippe Bonnin souligne la difficulté à définir aujourd hui un espace ou un territoire social et individuel, face aux processus de dématérialisation, de délocalisation, de mise en réseaux et en mobilité permanente . Sans doute, le rôle de l espace et du territoire n a jamais été à la fois plus fort et plus ténu qu aujourd hui dans la fixation des identités individuelles et collectives dans les sociétés occidentales, puisque ces identités sont évidemment devenues ellesmêmes mobiles. En éclairant le titre (volontairement) ambigu de l ouvrage le territoire fabriqué , au sens d une action volontaire modelant une matière brute , ou le territoire du nous impliquant une organisation sociale et une culture qui sans cesse bâtiraient un espace aux contours plus ou moins précis dans lequel ce nous se reconnaîtrait , Gérard Baudin prolonge la réflexion de Ph. Bonnin et indique les principales orientations adoptées par les contributeurs de l ouvrage. Celles-ci ont été regroupées en quatre parties, qui, comme dans de nombreux colloques, n épuisent pas toujours le contenu d articles souvent polysémiques : mobilité, patrimoine ; frontières, cultures ; politiques, échelles, et contributions complémentaires. Dans la première partie, sont regroupés quatre articles qui concernent essentiellement les processus et les modalités d identification à des lieux ou des territoires, ruraux (Sophie Bobbé et Martyne Perrot) ou urbains (Michel Rautenberg), tandis que Martin de La Soudière, interrogé par G. Baudin, présente quelques réflexions sur le lieu comme métaphore de l autre . [...] La seconde partie est principalement consacrée aux territoires partagés ou séparés l un allant d autant moins souvent sans l autre que les communautés sont plus rapprochées dans l espace et cherchent à s y distinguer les unes des autres [...] Avec la troisième partie, l ouvrage aborde plus directement les échelles territoriales de la gouvernance et les relations de l une à l autre, ainsi que la place qu on assigne ou que devrait occuper l habitant/citoyen dans le territoire. [...] Dans les contributions complémentaires , Marc Dumont, à partir de quelques exemples pris à Tours et à Orléans, tente d illustrer une double direction de recherche sur l évolution récente des sociétés urbaines, qui s ajoute aux réflexions de certains des auteurs précédents sur le local : depuis une vingtaine d années, les conséquences de la mobilité généralisée se sont ajoutées à la multiplication des acteurs de la gouvernance pour saper radicalement toute idée d identités locales au singulier [...] Comme dans tous les actes de colloques, l ensemble est certes inégal. [...] Mais la plupart des articles sont de grande qualité et cet ouvrage pluridisciplinaire occupe une place originale dans la production de ces dernières années sur le vaste thème du territoire.» --Jean-René Trochet, Ethnologie française, n° 41, 2011.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.