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L'année, le rêve et le jeudi
Bonnet-Terrile Alexandre
FATA MORGANA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782377921836
Ces vers, qu'ils soient libres ou disciplinés, s'assumant tantôt pathétiques tantôt ravageurs, défilent sous la voix reconnaissable du personnage-poète. Il n'hésite pas à les morceler, les étendre ou les raccourcir pour en accentuer la mélodie et rendre perceptible le bariolage sensible du quotidien. Les mots qu'il emploie et réemploie, les rythmes qu'il privilégie, les rimes qu'il aime agencer et les formules qui font sa pensée s'accumulent, dessinent un lieu, une vérité, un homme qui s'énonce lui-même. Des yeux levés au ciel, son chat, une errance de fin de soirée, l'amour, la mort, des sentiments désinvoltes et une profonde introspection font ce marathon de l'existence où chaque page appelle à reprendre son souffle. Entre tragédie et humilité, esprit révolutionnaire et pieds sur terre, se provoquent les monstres intérieurs et les chimères de l'époque : dans ce nouveau recueil, tout se fait plus incertain.
Le développement des grandes agglomérations politiques, économiques et culturelles est le résultat le plus éclatant de la croissance urbaine accélérée depuis 1950. Dans cette étude très synthétique, on suit le processus de la mise en place de ces "villes mères" depuis l'Antiquité, le Moyen-Age et l'époque des cités-Etats de la Renaissance jusqu'à l'industrialisation et l'essor des services actuels. Un grand nombre de plans, de graphiques et de documents divers (textes, statistiques, photographies) permettent de se faire une idée très précise de la diversité du phénomène aussi bien dans les centres moteurs d'Amérique du Nord, d'Europe occidentale et du Japon, que dans les NPI ou dans les pays mal développés. L'auteur, spécialiste de la géographie urbaine et économique, montre comment les fonctions métropolitaines : pouvoir d'entreprendre, organisation de la consommation, contrôle de l'information, dépendent de la capacité d'extraversion des organismes urbains. Il met en évidence le rôle de relais des grandes "métropoles" du Nord, au centre des interactions du "système-monde", par opposition à la plus faible intégration des "mégalopoles" hypertrophiées mais déséquilibrées des pays dominés. Ainsi les "métropoles" traduisent-elles dans l'espace le phénomène de la mondialisation dont elles sont les foyers et qui les métamorphose. Par son approche pluri-disciplinaire (histoire, géographie, économie) ce livre en est la très claire démonstration. --Futuribles--
Jean-Luc Parant, inlassablement, d'une obsédante manière, tourne autour de ce qui le hante au plus profond ? : les yeux et la sphère-monde. Tout est contenu dans cet incessant va-et-vient entre les yeux et les boules sur lesquelles vient chanter sa voix. Chant singulier, inimitable transe où les mots s'imbriquent et roulent, dévalent la pente. Le Facteur Cheval, tout aussi fabuleux personnage, chuta au cours d'une des ses tournées et trouva une pierre à l'allure bizarre ? : il venait de sentir la clef de voûte de son Palais idéal. Les boules et les rêves font l'Histoire ? : une seule pierre, travaillée par la pluie et le vent, lie un artiste à un autre et nous invite vers les plus hauts sommets de l'imaginaire.
Au coeur de cette Agonie d'une civilisation vue à travers un poème épique, Simone Weil, se penche sur ces évènements qui contribuèrent à l'écrasement de la civilisation d'oc et en donne une lecture personnelle, mêlée de mysticisme et de ré? exions philosophiques inédites qui portent en elles un caractère profondément politique et social que rien ne sépare de notre présent ? : "La terreur est une arme à un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent à conserver leur liberté et leur bonheur que sur ceux qui songent à détruire et à écraser ? ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent des hommes libres contre des agresseurs".
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Dans cette nouvelle inédite d'Henri Thomas, le personnage échappe à son auteur et au carcan de l'intrigue pour vagabonder parmi les souvenirs que lui remémorent le ciel maussade et la mer grise de la petite ville côtière où il séjourne et à travers les fantasmes que lui inspirent la tenancière de l'hôtel et ses voisins de chambre.