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Quelques Historiettes ou petit éloge de l'anecdote en littérature
Bonnet Jacques
DENOEL
12,15 €
Épuisé
EAN :9782207261507
Les Historiettes de Tallemant des Réaux ne sont pas seulement un document essentiel sur la première moitié du XVIIe siècle, elles constituent l'un des monuments littéraires les plus méconnus, et les plus plaisants à lire, de leur époque. Ce petit livre est tout d'abord un hommage à leur auteur et à cette forme littéraire des plus répandues et souvent négligées: l'anecdote. On découvre en outre à lire Tallemant que les Historiettes trouvent, par les hasards de la littérature ou des influences, de mystérieuses correspondances avec des oeuvres à venir. Ainsi, apparaissent à y regarder de près des échos troublants de Tallemant chez Melville, Flaubert, Maupassant, Proust, Quignard ou Stephen King. Après Des bibliothèques pleines de fantômes et le plaisir à posséder des milliers de livres, c'est au bonheur de se promener parmi leurs pages que nous invite Jacques Bonnet.
Présentation de l'éditeur Eugène Atget (1857-1927) a laissé plus de 8 000 clichés mais aucun témoignage sur sa formation de photographe, ses influences, ses idées sur sa pratique ni sur lui-même de manière générale. Il est mort quasi inconnu alors que diverses institutions parisiennes avaient de son vivant acquis quelque 17 000 de ses photographies : elles reposaient dans les réserves de la Bibliothèque nationale, du musée Carnavalet ou de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris mais classées anonymement par thèmes. Apparemment rattaché à la tradition photographique du XIXe siècle, il n'en eut pas moins une influence considérable, et parfois faussée, sur la photographie documentaire du XXe, aussi bien « française » (Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis, Izis) qu américaine (Walker Evans, Berenice Abbott, Robert Frank, Lee Friedlander). Reconnaissables au premier coup d oeil, ses photographies posent problème dès que l on s aventure à aller plus avant dans leur analyse.Cet ouvrage est le premier à aborder Eugène Atget sous ses multiples aspects : biographiques à travers les quelques éléments qui nous sont connus, historiques par la réception de son travail dans les décennies ayant suivi sa mort et la renaissance de son oeuvre aux États-Unis dans les années 1970, esthétiques pour les multiples questions que sa manière si discrète pose au genre documentaire.Cette discrétion caractérise non seulement la personne d Atget mais toute sa démarche photographique aussi bien par la modestie apparente de ses sujets que par son effacement volontaire et constant dans sa manière de les saisir.Atget ou le mystère, et le défi, d une photographie sans effets parvenant à ne jamais être banale.
Le concept de coïncidence des opposés apparaît à travers les âges chez des auteurs aussi différents qu'Héraclite, Giordano Bruno ou Derrida. Il consiste, pour le résumer grossièrement, à considérer qu'à un certain niveau d'approche les choses et leur contraire s'équivalent. Ce concept parcourt la culture occidentale depuis plus de 25 siècles. S'y rattachent aussi d'autres problématiques proches : l'insécabilité des contraires, le fait que les choses peuvent souvent s'aborder par leur inverse et enfin le contraste des contraires. A travers citations et commentaires, et en passant par Erasme, Pascal, Proust et Billie Holliday, l'ouvrage est en fait un hommage à un certain humanisme.
De la Cour des comptes au ministère du Développement industriel et scientifique, en passant par l'Institut Pasteur et le groupe Rhône Poulenc, l'auteur nous livre les fruits d'un parcours riche, au sein d'institutions françaises diverses, sur lesquelles il pose un regard éclairé et confiant. Porté par l'amour de sa femme Jeanne, Jacques Bonnet se raconte dans ce récit sensible et humain, brossant un tableau inhabituel du monde des énarques.
Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition: les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire. Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent pas composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir, nous pouvons très bien ne plus sortir. Dans ce petit traité sur l'art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d'autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de "contrôleur du droit des pauvres" ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick. En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus. Biographie de l'auteur Jacques Bonnet est éditeur et traducteur. Il a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels Lorenzo Lotto (Adam Biro, 1997), et A l'enseigne de l'amitié (Liana Levi, 2003).
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.