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La violence du voir
Bonnet Gérard
PUF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782130477150
La logique destructrice qui régit le voir humain n'a jamais été étudiée par la psychanalyse, pourtant la première concernée. Par contre, les légendes et la pathologie la clament sans équivoque : avec d'un côté la croyance au mauvais oeil, le mythe du BAsilic "qui tue par le regard" . et de l'autre les phobies, l'angoisse du regard, les innombrables troubles de la vision, etc. Cette méconnaissance provient de ce que Freud s'est trouvé comme inhibé dans son élaboration sur ce sujet : G. Bonnet analyse les raisons et les méfaits de ce blocage en reprenant ses analyses du narcissisme, de l'hystérie, des perversions. Il démontre ensuite les effets de ce voir implacable dans la cure, dans l'oeuvre littéraire : celle de Bataille, et dans une affection étonnate : l'anémie provoquée ou "syndrome de Lasthénie de ferjol", dont il apporte ici la première étude psychanalytique exhaustive. Ce livre est d'actualité, car notre époque est dominée par une poussée à voir sans précédent : le problème ne vient pas tant de ce que l'on montre trop de violence, mais de ce qu'un voir sans limites est fondamentalement violence et qu'il fait constamment resurgir la destruction pour s'en repaître et pour se justifier.
Résumé : On assiste depuis quelques années au retour en force des perversions sexuelles, et sous des formes de plus en plus contrastées : pratiques sans séquences, voyantes et aguicheuses d'un côté ; viols, sadisme et pédophilie de l'autre. Face aux interrogations qui en résultent, une clarification rigoureuse ouverte s'impose à toutes les personnes concernées. Tel est l'objet cet ouvrage, qui constitue le meilleur garant pour réagir en connaissance de cause, sans tomber dans les pièges que le pervers, souvent à son insu, a savamment disposés.
Cet ouvrage fait suite au livre sur La perversion, publié par le même auteur en 2008, qui a suscité un grand intérêt, surtout en montrant comment le but poursuivi par le pervers est de bafouer les idéaux. Gérard Bonnet revient sur ces idéaux pour voir pourquoi ils ont une telle importance, et il met en lumière à la fois leur nécessité et les désastres auxquels ils conduisent quand ils sont confondus avec des réalités précises ou lorsquils sont manipulés de lextérieur problème majeur aujourdhui, où lon recherche un minimum de repères communs auxquels se référer. Pour sortir de ce dilemme, lauteur scrute lorigine inconsciente de ces idéaux, la façon dont ils surgissent, à ladolescence en particulier, leurs différentes modalités, et les conditions dans lesquelles ils peuvent jouer le rôle quon en attend. Cet ouvrage tient compte à la fois des enseignements de la clinique, des uvres culturelles, du cinéma en particulier, et de lactualité la plus récente. Il est écrit en termes clairs et accessibles au plus grand nombre.
Le transfert est le concept clé de la psychanalyse, ce qui fait la différence entre la pratique analytique et les autres thérapies. Car, en psychanalyse, transfert ne signifie pas simplement relation, mais aussi travail intérieur, trans-fer, action tranchante facilitant l'émergence et l'analyse des vécus les plus refoulés. C'est une épreuve, l'équivalent d'une opération chirurgicale affirme Freud. Gérard Bonnet montre pourquoi le fondateur de la psychanalyse a privilégié le transfert. Il évoque, au travers de plusieurs cas cliniques, comment le transfert active les principaux courants sexuels et fait surgir angoisses, rêves, fantasmes, des vecteurs qui facilitent le retour du refoulé ainsi que des changements profonds et durables. Il explicite enfin le rôle que jouent l'interprétation et le vécu actuel, des catalyseurs qui viennent régulièrement relancer l'action du transfert et rendre le sujet davantage présent à lui-même et au monde. Un ouvrage pour comprendre comment se déroule une analyse et ce qui en fait la spécificité.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.