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La société dans les encycliques de Jean Paul II. Colloque organisé à la Fondation Singer-Polignac le
Bonnefous Edouard ; Valdrini Patrick
CERF
17,60 €
Épuisé
EAN :9782204065832
Qui pourrait oublier Rerum novarum de Léon XIII (1891), Pacem in terris de Jean XXIII (1963), Humanae vitae de Paul VI (1968) ? En 1740, le pape Benoît XIV inaugurait l'usage moderne du mot encyclique, et le pontificat de Jean Paul II est l'un des plus riches en encycliques, avec la parution déjà de 14 textes de cette nature. Le Pape, Evêque de Rome et Chef du Collège des Evêques, affermit et garantit le ministère apostolique de ses frères dans l'épiscopat, en adressant notamment des encycliques. Celles-ci sont destinées, en quelque sorte, à parcourir un cercle complet dans ce Collège, parmi tous les fidèles catholiques, mais aussi pour l'ensemble des hommes et des femmes de bonne volonté et pour toutes les collectivités et institutions humaines. L'encyclique est l'un des grands lieux d'expression du pape Jean Paul II. Or, une question n'avait pas été suffisamment étudiée, c'est celle de savoir quelle conception Jean Paul II a de la société lorsqu'il recourt au genre de l'encyclique dans ses interventions publiques. En cette époque de changement de millénaire, quelle place le Magistère pontifical donne-t-il à l'Eglise catholique romaine au sein des sociétés démocratiques ? La parole est donnée ici à des Français et à des Italiens spécialistes des rapports entre l'Eglise catholique romaine et les différentes sociétés civiles. Editorialistes, universitaires, politologues, philosophes et canonistes se sont consacrés à deux approches principales : pour se demander d'abord si cette Eglise est une société comme les autres, puis pour réfléchir à la manière dont les encycliques de Jean Paul II parlent des problèmes de société, et dans quelle mesure ces derniers constituent des problèmes d'Eglise.
Résumé : Tout pour réviser et réussir votre BTS ! Les cours complets dans toutes les matières, pour comprendre et mémoriser l'essentiel. L'ouvrage comprend notamment en Culture générale et expression les deux thèmes au programme "Corps naturel, corps artificiel" et "Seuls avec tous". Des exercices types pour s'entraîner dans les conditions de l'examen. Les méthodes de la réussite : analyses de documents, études de cas, synthèses, écriture personnelle... Le descriptif détaillé des épreuves : définitions, durées, coefficients...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.