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Le Système de l'histoire
Bonnaud Robert
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213023533
Militant de toutes les formes du refus, praticien d'une histoire universelle ambitieuse, historien de la connaissance historique (notamment des efforts universalites de celle-ci), analyste attentif de la production historienne contemporaine, Robert Bonnaud apparaît dans ce Système de l'Histoire comme un " méta-historien ", un " philosophe de l'histoire ", un théoricien de l'évolution de la noosphère. La difficulté de l'entreprise, l'élévation du but justifient les vingt années passées par l'auteur à élaborer et à tester ses idées : conserver du marxisme et du léninisme ce qui doit ou peut être conservé, généraliser et dialectiser, historiciser le structuralisme, faire apparaître dans le chaos des événements des articulations, des régularités, un ordre (passablement discontinu, dissymétrique, non linéaire), avancer vers la constitution d'une science unitaire des phénomènes spécifiques de l'homme, d'une noologie. Aux lecteurs lassés par deux décennies de monographies et d'empirisme, d'histoire descriptive et éclatée, aux historiens désireux de s'aventurer hors du royaume du particulier, cet ouvrage propose une batterie de concepts nouveaux et une reconstruction, une recomposition systématiques. Agrégé d'histoire (1952), Robert Bonnaud enseigne depuis 1974 l'histoire de l'histoire, la théorie de l'histoire et l'histoire du XXe siècle à l'Université Paris-VII (Jussieu). Il a collaboré à l'Atlas historique de Pierre Vidal-Naquet et tient une chronique à la Quinzaine littéraire.
Le livre débute dans les ratissages, les tortures et les exécutions de prisonniers. Il se poursuit par des actes de refus, - refus de la sale guerre d'Algérie, refus des lâchetés françaises de l'époque. Viennent ensuite des réflexions sur la mémoire et l'histoire de la guerre, et sur les dérives islamistes algériennes, favorisées par la compromission des valeurs rationalistes françaises et occidentales avec le colonialisme et l'occidentalisme. Un autre chapitre traite du judéocide, œuvre de l'Occident le plus " civilisé ", mais qui sert tous les jours à écraser un peu plus les Arabes, d'où, chez ces derniers, certains succès, absurdes, du négationnisme. Réhabiliter le tiers-mondisme, un tiers-mondisme hautement critique, solidement ancré dans une vision universaliste de l'histoire : le sens d'une vie, le sens de ce livre.
Résumé : Robert Bonnaud est professeur agrégé d'histoire à Marseille. Rappelé en 1956 pour servir en Algérie, il a la pensée de refuser de partir, mais il cède et séjourne chez les Nementchas où il se livre à une propagande active contre la guerre d'Algérie, tandis qu'il fraternise volontiers avec les indigènes. Au retour, il témoigne de ce qu'il a vu, cherche à faire l'union des partis de gauche pour imposer la paix, contribue à fonder l'Union de la gauche socialiste sans accepter d'en faire partie. Puis, dans les groupes de Jeune Résistance, continue inlassablement le même combat. Il est arrêté en juin 1961 et enfermé dans la prison des Baumettes. Sous le titre Itinéraire ont été rassemblées des lettres écrites d'Algérie, une correspondance avec Marius Chatignon, collaborateur de la revue Esprit, et des lettres de prison. La pensée est toujours ferme, toujours orientée dans le même sens, malgré les épreuves subies. Evidemment, on est très loin de la littérature officielle. Telle quelle, cette plaquette vaut comme témoignage d'un état d'esprit plus répandu sans doute qu'il n'y paraissait parmi les hommes du contingent ou les rappelés, mais que la prudence ou la méfiance empêchaient de se manifester. AM, Les Livres, décembre 1962.
Résumé : Le progrès humain présente, de période en période, des changements d'amplitude, des intermittences. Il présente aussi des alternances, des changements de front, de direction, des poussées successives, partiellement réglées, de tendances associées et rivales. Ce sont ces tendances, ces " éléments qualitatifs ", valeurs et anti-valeurs à la fois, forces partout et toujours présentes, inégalement présentes, qui méritent d'être désignés comme les " universaux de l'histoire ". Le premier volume de cet ouvrage (Les Alternances du progrès. Une histoire sans préférences) est paru en 1992 aux Editions Kimé. Le volume 2 paraît aujourd'hui. Un troisième volume est à paraître.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!