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Les carnets de croquis de Pierre Bonnard. Coffret 3 volumes
Bonnard Pierre ; Vernon Pierrette
IDES CALENDES
55,00 €
Épuisé
EAN :9782825802236
Impressionniste, fauviste, abstrait, Bonnard, c'est tout cela, En marge des mouvements picturaux de la fin du XIXème siècle et du début du XXème (Il est né à Fontenay aux roses en 1867 et il est mort en 1947 dans sa maison du Bosquet au Cannet), Pierre Bonnard a su rester libre sans être sourd et aveugle aux préoccupations des peintres de son époque. Il rallie pour un temps le mouvement des Nabis, ces prophètes qui renient leurs vieux maîtres des Beaux-Arts pour les impressionnistes et Gauguin (dont les oeuvres sont exposées en 1889 à l'occasion de l'exposition universelle). Avec eux, Bonnard fait le choix de la couleur avant tout. Il collabore alors à la revue Blanche avec Thadée Nathanson et il crée des affiches publicitaires aux côtés de Toulouse Lautrec. Ainsi il réussit à gagner sa vie, à devenir artiste et à échapper à une carrière juridique choisie par son père. Du début à la fin, du matin au soir, Bonnard va peindre, concentré sur son oeuvre, Bonnard va peindre, concentré sur son oeuvre, indépendant. Il peint Paris, ses passantes ses places et ses cafés. Il peint dans la maison de famille au Grand Lemps, puis en Normandie, puis dans le midi. Des paysages habités, des scènes d'intérieur, une table après le repas... Il peint Marthe, sa femme, assise dehors, nue à la toilette, sur un lit après l'amour... Enivré par son travail sur la couleur, un instant il s'arrête pour saisir ce qui lui échappe encore : la composition. Apparaissent alors des miroirs dans les chambres et des ombres dans ses miroirs, des verticales et des ovales, des fenêtres et des baignoires... Dans chaque tableau de Bonnard, existe un secret de couleur et de forme et puis des êtres, des objets qu'on ne voit pas du premier coup d'oeil, un chat, un chien, un sac. Ce foisonnement si maîtrisé crée une harmonie qui donne à l'observateur attentif et au rêveur l'envie de vivre là. De son vivant, Pierre Bonnard ne fera rien pour défendre sa cote confiée à des marchands. Ses tableaux se vendront facilement sans qu'il s'en préoccupe. Peu intéressé par le profit, il mène une vie simple. La passion de l'Art guidera tous ses choix. Nous présentons ici trois carnets de croquis qui l'ont accompagné dans ses promenades matinales en souhaitant que ceux qui les regarderont perçoivent le génie de ce "peintre du nu" à travers ses dessins quotidiens.
Bonnard Pierre ; Schwarz Dieter ; Cotensin Patrice
Je ne sais pas si le mot vocation est exact en ce qui me concerne. Je ne me rendais pas très exactement compte alors si je voulais être peintre. Il me semble bien que, à cette époque, ce qui m'attirait, ce n'était pas tellement l'art, mais plutôt la vie d'artiste avec tout ce qu'elle comportait, dans mon idée, de fantaisie, de libre disposition de soi-même. Certes depuis longtemps j'étais attiré par la peinture et par le dessin, mais sans que ce fût une passion irrésistible, tandis que je voulais à tout prix échapper à la vie monotone." P. Bonnard à Raymond Cogniat, juillet 1933 "C'est très difficile, la peinture. Et il y a dix ans à peine que je commence à m'y reconnaître..." P. Bonnard à Maximilien Gauthier, décembre 1937
Résumé : Pierre Bonnard était un "? poète fervent de la vie brève, un célébrant du passage ? ", comme le dit Alain Lévêque, dans son introduction à cette édition des écrits du peintre, réunissant ses notes et les entretiens qu'il donna à la presse. Pages d'agendas allant à l'essentiel en quelques mots, notes de carnets sous forme d'aphorismes dépouillés de grandiloquence, hommages à ses compagnons peintres, comme Maurice Denis, son ami du mouvement nabi, nommé selon le terme arabe qui signifie "? ravi dans une extase ? ", mais aussi Odilon Redon, Paul Signac ou Auguste Renoir ? : sa parole fut autant laconique que prolixe, ouvrant de multiples brèches pour consentir à "? la vision brute ? ", pour retrouver "? une vision animale ? ". "? Vous avez une petite note de charme, ne la négligez pas. Vous rencontrerez peut-être des peintres plus forts que vous, mais ce don est précieux. ? " Telles furent les paroles d'Auguste Renoir à Pierre Bonnard, alors jeune peintre inconnu, qui disent bien ce qui, dans la vision, dans les couleurs comme dans les formes, ne s'explique pas ? : cette "? petite note de charme ? ", précieuse, que le peintre n'a cessé de cultiver. Cela s'éclaire un peu, néanmoins, dans la définition que donne Bonnard du "? peintre de sentiment ? ", qu'il rêva d'être ? : "? Cet artiste, on l'imagine passant beaucoup de temps à ne rien faire qu'à regarder autour de lui et en lui. C'est un oiseau rare. ? "
Résumé : Il y a deux Eschyle. Le premier d'avant la loi de Lycurgue qui le monumentalisera aux côtés de Sophocle et d'Euripide et en fera un héros de l'identité athénienne à la fin du 4e siècle avant J.-C. Cet Eschyle-là vit à Athènes au 5e siècle av J.-C., c'est un compositeur de tragédies que rien ne distingue de ses contemporains, de ceux qui l'ont précédé ni de ceux qui l'ont suivi. Il compose des textes et des musiques pour des concours de choeurs tragiques offerts à Dionysos, et fait répéter les choeurs. Rien ne le vouait particulièrement à ce que quelques unes de ses oeuvres, réduites à des textes, entrent au patrimoine de l'humanité ni qu'elles soient fixées et conservées pour l'éternité. Le second Eschyle, est une figure construite par la loi de Lycurgue qui en avait fait un grand homme de la littérature et le fondateur de la tragédie. Ce livre présente ces deux Eschyle qui sont aussi vrais l'un que l'autre, et qui l'un et l'autre appartiennent à notre présent, même si le premier Eschyle, "l'écrivain de plateau" est le plus souvent oublié au profit du second, "le génie figé dans son éternité".