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L'eschatologie chrétienne en Afrique à l'ombre de la théologie du Christ-Ancêtre
Bonkoungou Alfred ; Vallin Philippe
CERF
35,20 €
Épuisé
EAN :9782204128742
Le contexte culturel du continent africain est marqué par la prégnance des ancêtres. C'est pourquoi la théologie de l'inculturation de la foi a pensé devoir s'approprier la thématique de l'ancêtre afin de rapatrier sa signification symbolique au service de la foi chrétienne. Mais, par-delà une mise en rapport informelle entre le Christ et l'ancêtre, l'inculturation de la foi a évolué vers la formalité spéculative d'une ancestralisation du Christ. En cela, la théologie du Christ-Ancêtre nous place devant un procédé périlleux de subsomption logique qui introduit et risque d'absorber le Novum du Christ dans les catégories et genres antérieurs de la culture de réception. L'ancestralisme n'est pas une réalité simplement africaine ; il traverse la Bible et d'autres cultures comme celle de la Rome antique et de la Chine ancienne. Par-delà la causalité exemplaire de l'ancêtre que la mémoire du passé suffit à fonder métaphysiquement, la théologie chrétienne ne peut pas lui reconnaître une causalité efficiente. En juste foi chrétienne, c'est l'efficience du Ressuscité qui bouleverse tout le régime d'efficience salvifique antérieur à la nouveauté chrétienne. Le Christ n'est pas un Ancêtre, il est l'Eschaton.
Le délai raisonnable est à la fois un droit de la personne consacré universellement par l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et un principe ambigu à contenu variable, réfractaire à toute approche dogmatique qui repose sur des critères d'appréciation incertains soulevant de nombreux problèmes d'interprétation. Si être jugé sans retard excessif est un droit fondamental qui participe au droit à un procès équitable, force est de reconnaître que l'appréciation du temps dans chaque société est une donnée relative. Aussi l'équilibre entre une justice pénale rapide qui participe à l'efficacité de la répression et le respect des droits de la défense qui constitue l'un des fondements d'un Etat de droit est difficile à établir. La célérité n'est pas la précipitation, mais elle vise à donner au processus pénal un rythme aussi rapide que possible, sans porter atteinte aux principes fondamentaux de l'ordre juridique. L'ouvrage représente une contribution fort bien informée tant sur les contraintes que sur l'évolution de la justice pénale au Cameroun. La richesse de la documentation consultée par l'auteur en fait une étude de référence pour mesurer l'influence réelle et effective des normes internationales sur le nouveau code de procédure pénale camerounais. Nul doute qu'elle rendra les plus grands services aux praticiens de la justice, à la doctrine universitaire, et à tous ceux qui souhaitent après tant d'autres, tisser de nouveaux motifs sur l'écheveau compliqué des rapports entre le temps et la justice en Afrique.
Les Camerounais, dans leurs cultures traditionnelles, estimaient que la transaction efface l'infraction plutôt que le châtiment. Malheureusement, le système de sanction colonial hérité par les Camerounais privilégie plutôt la rétribution, imposant la rupture avec la conception traditionnelle de répression et de la peine. Il est donc primordial de déplacer la problématique de la réforme du système pénitentiaire camerounais sur un terrain autre que celui de la simple amélioration des conditions de détention.
Ily Tiraogo Maxime ; Bonkoungou Marie-Odile ; Rapp
La tradition orale africaine est une donnée essentielle pour comprendre l?Afrique et son histoire. Elle a assuré la transmission de savoirs séculaires dans tous les domaines, de génération en génération. Son caractère sacré confère aux proverbes une importance décisive. Véritable culture de l?esprit, sève nourricière de l?âme africaine, ils participent par leur richesse à l?élaboration d?unesagesse universelle. Sans prétendre à l?exhaustivité, ce recueil de maximes, pour l?essentiel empruntées aux différentes ethnies burkinabé, met en lumière les ressources infinies de cette tradition orale, aujourd?hui mise à mal par l?hégémonie de la pensée occidentale. Véritable objet militant, fruit de recherches approfondies, cet ouvrage s?adresse à la fois au lecteur burkinabé etfrancophone puisque, en plus d?être traduit en français, chaque proverbe est transcrit dans les quatre langues les plus usitées au Burkina Faso: le mooré, le dioula, le bissa et le fulfuldé. L?auteur propose une double grille de lecture pour chaque maxime: son sens le plus courant et le sensphilosophique ou la leçon de morale qui en découle.
Quelles limites établir entre la sécurité de l'Etat dans son combat pour sa survie contre le terrorisme et l'expression de la liberté des citoyens dans leurs différentes formes d'expression sociale et politique ? Depuis que le terrorisme s'est imposé aux Etats comme une priorité absolue, ceux-ci ont pris des mesures parfois ambiguës qui menacent la liberté des citoyens au point où on peut considérer ce combat, pourtant nécessaire contre ce fléau, comme un prétexte de musèlement des cités politiques. Les démocraties contemporaines révèlent une hypothèque d'un espace public dans lequel le rapport de force qui devrait stimuler la création sociale par la manifestation des différences de vue n'est plus possible. Les libertés publiques, pourtant consacrées en temps normal, sont gravement menacées en période de crise. Cet ouvrage questionne l'expression des libertés dans leur relation étroite avec les pouvoirs d'exception de l'Etat. Une ambigüité renforcée par l'idée selon laquelle la protection de l'Etat de droit n'est plus adaptée en période de lutte antiterroriste. Des explications rationnelles et mesurées sont proposées dans cette réflexion.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.