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La philosophie au Moyen Age
Bonino Serge-Thomas
CERF
8,50 €
Épuisé
EAN :9782204137553
En un volume sans égal, le meilleur guide pour comprendre la philosophie latine et médiévale. Parce que le Moyen Age a duré mille ans, il peut sembler difficile de ressaisir en totalité sa contribution à la pensée universelle. C'est pourtant la gageure que tient Serge-Thomas Bonino dans ce livre déjà considéré comme un classique. Avec rigueur et clarté, il présente ici au lecteur les théologiens et philosophes qui ont bâti la cathédrale du savoir médiéval et dont les traités n'ont cessé et ne cessent de conditionner les recherches de leurs successeurs. De Boèce à Nicolas de Cues, en passant par Anselme, Abélard, Thomas d'Aquin, Guillaume d'Occam... , chacun de ces géants est replacé dans son contexte culturel, avec un rappel de sa biographie intellectuelle, de son enseignement magistral, et une introduction à son oeuvre. Révélateur, passionnant, indispensable : un recueil inégalable, enfin réédité en format poche.
Bertin Jacques ; Bonin Serge ; Laumonier Alexandre
La Graphique est un moyen de communiquer avec les autres. C'est son emploi le plus connu. Elle sert aussi à poser et à résoudre un problème. Cet usage dépasse maintenant le cercle des spécialistes et devient à la portée de tous grâce à la réduction des contingences techniques et à la simplification sémiologique. Mais la Graphique va plus loin encore en donnant une forme visible à la recherche et à ses méthodes. Pour prendre intimement conscience de tout ceci il faut réapprendre à "voir". C'est peut-être la propriété essentielle de la Graphique."
Dans une inlassable pédagogie, tout le discours de la Révolution vise à construire une nation de citoyens éclairés et à former un homme nouveau, enfin libéré des préjugés et des superstitions de l'Ancien Régime. Plans et projets de cette période nourrissent encore nos débats contemporains autour de l'école. L'objet de ce fascicule est de mesurer les ruptures que la Révolution a concrètement introduites dans le dispositif éducatif, les innovations qu'elle a mises en place, comme les continuités qui se font jour entre l'Ancien Régime et la reconstruction impériale. La chronologie retenue (1760-1815) permet à la fois de saisir les phénomènes de longue durée - ainsi l'alphabétisation et les transformations liées à la conjoncture politique (les écoles centrales par exemple). Pour comprendre les obstacles auxquels se. sont heurtés les administrateurs chargés d'appliquer la législation révolutionnaire, il convient en effet de restituer avec précision les fonctionnements sociaux du champ éducatif, depuis la petite école rurale jusqu'aux universités. Cartes et graphiques les inscrivent dans l'espace, de l'exemple départemental ou régional à la pesée nationale. Ainsi présentés, les enjeux apparaissent plus complexes, et les situations scolaires plus diverses que ne l'envisageait le volontarisme des conventionnels.
Comment un Dieu qui mène toutes choses au gré de sa volonté (cf. Ep 1, 11) peut-il être absolument innocent des crimes innombrables qui marquent l'histoire humaine ? Afin de lever cette difficulté, le philosophe thomiste Jacques Maritain (1882-1973) a élaboré une nouvelle interprétation de la pensée de saint Thomas sur la motion divine, par laquelle Dieu met en mouvement la volonté de la créature pour qu'elle agisse conformément à la règle de la raison. La présente étude examine de façon critique cette tentative de réinterprétation, en la confrontant à l'enseignement du Docteur angélique. Après avoir montré son incompatibilité avec la conception thomasienne de la motion divine, elle propose, pour résoudre le problème que Jacques Maritain s'efforçait d'élucider, une conciliation de la toute-puissance divine et de l'innocence de Dieu conforme aux principes métaphysiques fondamentaux du thomisme.
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi
Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Bienenstock Myriam
L'histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté ": cette leçon magistrale, quintessence de La Philosophie de l'histoire - le livre le plus lu, peut-être aussi le plus discuté de Hegel - sous-tend toute son oeuvre. Hegel donnait régulièrement des cours sur la philosophie de l'histoire, mais ne publia pas ses manuscrits lui-même. La nouvelle traduction française présentée ici tranche avec les anciennes éditions de l'ouvrage, qui dépendaient de compilations de notes d'origines diverses, faites après la mort de Hegel. Elle a été établie en tenant compte des recherches éditoriales les plus récentes et se fonde sur des manuscrits de Hegel et sur la copie de l'un de ses cours. Dans un Dossier complémentaire figurent également des extraits d'autres travaux de Hegel sur l'histoire, ainsi qu'un choix de textes rédigés par plusieurs auteurs, contemporains de Hegel mais aussi postérieurs à lui, héritiers ou au contraire adversaires. Cet ensemble fait de ce volume un exceptionnel instrument de travail sur la philosophie de l'histoire, discipline qui suscite aujourd'hui un net regain d'intérêt, à la mesure de nos questionnements sur l'histoire et sur la politique."
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas