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A eux-mêmes inconnus
Bonhomme Jean-François ; Ortlieb Gilles
TEMPS IL FAIT
35,00 €
Épuisé
EAN :9782868534620
Ce livre ne pose, au fond, qu'une seule question : qu'est-ce qu'un portrait ? Que voit-on, que lit-on dans la pose, dans les traits de celui qui a été photographié ? Jean-François Bonhomme n'y répond pas par une anthologie, ni par un album, encore moins par un who's who des arts et des lettres. Non, son livre est à feuilleter plutôt comme un " atlas d'exercices ", pour reprendre l'expression de Walter Benjamin à propos d'August Sander ; d'exercices d'approche. Ni " art sorcier " (Marguerite Yourcenar) ni " art moyen " (Pierre Bourdieu), ni " pratique d'envoûtement " (Michel Tournier), ni " sous-espèce de l'alchimie " (Susan Sontag), ni " explosante-fixe " (André Breton), la photographie telle qu'elle est pratiquée ici semble avoir, d'abord, voulu permettre aux modèles choisis de répondre, chacun à sa façon, à cette question vertigineusement simple : qu'est-ce qu'un portrait ? Pas de prédation, aucune intrusion donc, mais plutôt le résultat d'une transaction mentale, qui semble aussi avoir été la règle avec les personnages capturés à leur insu, tels ces gardiens des colonnes de Louqsor ou une vendeuse de laine sur un trottoir d'Athènes. Comme si l'approche avait été, dans chaque cas, bien trop précautionneuse pour se prêter à aucune forme de grivèlerie photographique - dont d'autres objectifs que le sien auraient parfois tendance à faire un genre en soi.
Les aventures d'un jeune indien rêveur et volontaire, engagé comme mousse sur un baleinier. À l'époque où la chasse à la baleine se faisait encore à la voile et à la rame, Esteban, un jeune indien orphelin qui rêve de devenir harponneur, parvient à se faire engager comme mousse à bord du Léviathan. Ce sera pour lui l'occasion de prouver son talent et le début d'une grande aventure...
Écrit dans la Russie des années 1920, ce livre témoigne de la richesse des recherches marxistes qui se développent. Avec le Hongrois Georg Lukacs, l'Allemand Kart Korsch ou encore le juriste soviétique Evgeny B. Pasukanis, Isaak I. Roubine est un de ceux qui entendent réactiver la tradition critique du marxisme contre, notamment, sa version "scientiste" issue de la 2e Internationale. S'appuyant sur une connaissance encyclopédique de Marx, l'auteur met en évidence la nécessaire articulation entre la théorie du fétichisme de la marchandise, considérée comme la "théorie générale des rapports de production de l'économie marchande-capitaliste", et la théorie de la valeur. Cette réinsertion du "fétichisme" (considérée jusque-là comme une digression littéraire ou métaphysique) au coeur même de la théorie marxiste permet à Isaak I. Roubine de mettre au premier plan la structure des rapports de production et d'envisager de façon tout à fait nouvelle les rapports entre valeur et travail. L'ouvrage offre ainsi une analyse des concepts fondamentaux travail abstrait, travail qualifié, travail socialement nécessaire, travail productif. Isaak I. Roubine va disparaître dans les purges staliniennes et son livre ne sera plus réédité en URSS. À l'Ouest, il ne sera accessible qu'en 1972, aux États-Unis. C'est cette édition américaine qui sera utilisée pour une édition allemande puis française, en 1977, chez François Maspero. Dans sa préface, Antoine Artous, qui a notamment publié Le Fétichisme chez Marx (Syllepse, 2006), montre comment la "redécouverte" de ce livre s'est inscrite dans les débats des années 1960-1970 sur la théorie de la valeur, débats qui conservent toute leur actualité à notre époque où se combinent modernisation accélérée du procès de production et crise profonde du système capitaliste.
Esteban, un jeune indien orphelin de douze ans s'apprête à vivre une grande aventure. En réalisant son rêve: embarquer à bord d'un baleinier, se lancer à l'assaut des flots, et devenir harponneur. Impressionné par sa ténacité et son courage, le commandant du Léviathan l'engage comme mousse et le voilà parti vers le cap Horn. Il va découvrir la vie à bord du baleinier, la rudesse des marins, malgré tout solidaires, et l'austérité de cet univers.
Confronté à une concurrence déloyale, le capitaine du Léviathan doit prendre des risques... Esteban a fait ses preuves. Il est désormais officiellement harponneur et l'équipage l'a accepté. Mais la campagne n'est pas finie, et un navire à vapeur, plus rapide et mieux équipé que le Léviathan, opère dans la zone. Le capitaine va devoir prendre des risques, pour lui et pour l'équipage.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.