Ce livre tisse un dialogue entre différentes disciplines littéraires et artistiques et entre deux domaines, l'un caractérisé par l'écrit, l'autre par l'image. Réfléchir sur " Le Trait " permet de s' interroger sur les frontières entre le texte et l'image, entre la trace du pinceau et l'écriture d'une subjectivité. Le sujet induit une réflexion de fond sur les relations entre la création littéraire d'une part, et les arts visuels de l'autre. Le point de départ de la réflexion est constitué par la récurrence chez plusieurs poètes contemporains de la comparaison entre langue et paysage, ce dernier terme appelant presque toujours celui de visage. Tous les articles réunis ici soulignent donc les interrelations qui unissent poésie et image et qui ont toujours fasciné les écrivains et les peintres. Le peintre n'est pas le rival du poète mais son double nécessaire, son image inversée, l'œuvre littéraire est nourrie d'un apport plastique et pictural. Il y a chez de nombreux poètes le fantasme d'écrire comme on peindrait, une sorte d'imitation de l'élan profond de la peinture, tandis que l'autre tentation du poète réside dans le désir d'assimiler, d'intégrer, de capturer la peinture dans la poésie et de faire peindre comme on écrirait. Le trait est matière, signe, écriture et ligne, et cette alliance exige sans doute une réévaluation de l'axiome d'Horace : " ut pictura poesis " pouvant également se lire " ut poesis pictura ".
Résumé : Qu'y a-t-il de commun entre Proust et Gide, entre Jouve et Queneau, entre Gracq et Breton, entre Giono et Malraux, entre Camus et Duras ? Evidemment rien ; évidemment, tout. L'intérêt de cet ouvrage est de nous rappeler que la littérature est une aventure à la foi individuelle et collective, notamment dans le domaine du roman. Le tableau de la littérature romanesque proposé ici est à la fois un panorama et une synthèse. Un panorama libre et ouvert puisqu'il repose sur le choix où lu sensibilité personnelle et la culture de l'auteur ne sont pas absentes. La synthèse se dégage se dégage d'elle-même de l'excellente organisation du livre. L'auteur nous montre cette aventure de manière pédagogique en choisissant 10 grands romanciers du XXe siècle (une femme contre neuf hommes), personnalités créatrices à part entière, avec leur biographie, leur insertion dans leur époque, leur registre, leurs thèmes, leur écriture, et nous montre aussi que de l'un à l'autre existent des réseaux, des traces, des liens, des rencontres, des oppositions, des ruptures qui font toute l'histoire du roman au XXe siècle.
Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'œuvres littéraires. Est proposée ici une étude sur La Condition humaine d'André Malraux, réalisée par Béatrice Bonhomme et Patrice Villani et destinée aux élèves des Premières L, ES et S.
Qu'y-a-t'il de commun entre Proust et Gide, entre Jouve et Queneau, entre Gracq et Breton, entre Giono et Malraux, entre Camus et Duras ? Evidemment, rien ; évidemment tout. L'intérêt de cet ouvrage est de nous rappeler que la littérature est une aventure à la fois individuelle et collective, notamment dans le domaine du roman. Le tableau de la littérature romanesque proposé ici est à la fois un panorama et une synthèse. Un panorama libre et ouvert puisqu'il repose sur le choix où la sensibilité personnelle et la culture de l'auteur ne sont pas absentes. La synthèse se dégage d'elle-même de l'excellente organisation du livre. L'auteur nous montre cette aventure de manière pédagogique en choisissant 10 grands romanciers du XXè siècle (une femme contre neuf hommes), personnalités créatrices à part entière, avec leur biographie, leur insertion dans leur époque, leur registre, leurs thèmes, leur écriture, et nous montre aussi que de l'un à l'autre existent des réseaux, des traces, des liens, des rencontres, des oppositions, des ruptures qui font toute l'histoire du roman au XXè siècle.
Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'oeuvres littéraires.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.