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La mort grotesque chez Jean Giono
Bonhomme Béatrice ; Chabot Jacques
NIZET
35,00 €
Épuisé
EAN :9782707812155
Béatrice Bonhomme explore ici un registre, celui du grotesque, de la mort bouffonne dans l'oeuvre de Jean Giono, ce qui ne manque ni de courage ni d'originalité. Car, par un curieux paradoxe, ce grand rire carnavalesque aux proportions rabelaisiennes, qui explose presque à chaque page de Giono, beaucoup refusent de l'admettre, se réfugiant dans la lecture dépassée (et fausse) du romancier "des vertus champêtres"... "C'est le monstrueux qui m'attire", confiait Giono. Un monstrueux particulièrement vorace, engloutissant les éléments des trois règnes : minéral, animal, végétal. Ainsi sur Langlois, dans Un roi sans divertissement, "à la place de sa tête volée en éclats", "pousse hors de ses épaules les épais feuillages rouges de la forêt qu'il contenait"... La mort, omniprésente, est grotesque parce qu'elle est dynamique, métamorphique : le cadavre inerte et bleu bouge encore, le corps surpassant fantastiquement ses capacités biologiques. Tout prend ici d'énormes proportions, partout règne une grandeur d'Apocalypse : une épidémie ne fait pas quelques victimes, elle provoque une hécatombe mémorable. Le grotesque est pulvérisation des limites : "Nous sommes, écrit Béatrice Bonhomme, en présence d'un monde imaginaire où le sang, la maladie, la mort, occupent une place de choix. Et il nous semble précisément que cela relève d'une esthétique - l'esthétique grotesque -, la mort donnant au corps une dimension d'ouverture cosmique : C'était la tête de Langlois qui prenait les dimensions de l'univers"... Il y a enfin (et peut-être surtout) un "rire gionien", une ironie particulière à cet auteur mais qui, placée à la charnière du "grotesque populaire" et du "grotesque romantique", touche au surréalisme en se rapprochant du fantastique des "grandes profondeurs" (Maurice Levy) d'un Lovecraft.
Trait ou tracé, les textes de création proposés dans cet ouvrage forment une ligne cohérente, une orientation, une direction de sens qui s'élargit et se transforme en " espace d'accueillance " comme paysage scriptural ou en ouverture vers le visage de l'autre dans un désir de partage et de beauté. Ainsi le poème est-il, depuis le premier tracé, espace de convergence et de transmutation, espace d'altérité et de don. A travers ces différents témoignages de création, la dispersion du poème, d'abord éclaté sur la page et semblant retraduire une douleur originelle, déchire la blancheur du papier. Mais si le trait s'élargit parfois en gouffre dans le tourbillon d'un dévalement, il peut aussi se transformer en orientation plus rassurante, en véritable paysage qui nous guide vers l'issue créatrice et éthique d'un regard tourné vers le monde et vers l'autre.
Bonhomme Béatrice ; Del Rey Ghislaine ; Di Benedet
Le présent ouvrage continue l'investigation autour du mythe de Babel initié par la parution en 2012 de Babel revisitée - L'intervalle d'une langue à l'autre, du texte à la scène. Il centre la problématique scientifique sur le contact, la rencontre, le dialogue, la polyphonie, la choralité et tente de répondre à la question suivante : quelle est la place et quels sont les enjeux de l'humain, du vivant, de la poésie, de la musique dans les performances théâtrales et carnavalesques ?
La critique simonienne s'est déjà penchée sur les rapports de l'oeuvre de Claude Simon à l'image, peinture ou photographie, mais le lien au cinéma n'a donné lieu qu'à peu d'études approfondies. Cette recherche met donc au jour les liens complexes de Claude Simon à l'image cinématographique et fait porter l'effort d'analyse sur ce dialogue toujours renouvelé entre écriture et réalisation filmique, afin de montrer dans quelle mesure le passage d'un langage à un autre influence notablement le processus créatif chez Claude Simon. L'écrivain a commencé à écrire un découpage pour l'adaptation de La Route des Flandres dès 1961, mais le projet n'a pas abouti. Ce que, dès lors, cet ouvrage tente de mettre en évidence c'est l'histoire d'un rendez-vous manqué dont la dynamique va pourtant enrichir toute une oeuvre littéraire.
Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'œuvres littéraires. Est proposée ici une étude sur La Condition humaine d'André Malraux, réalisée par Béatrice Bonhomme et Patrice Villani et destinée aux élèves des Premières L, ES et S.
Etude minutieuse des Lais de Marie de France (1160-1210), poétesse emblématique de l'amour courtois. L'auteur contextualise, dans l'histoire de la littérature, ces contes en vers rédigés en ancien français dans la scripta anglo-normande.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.