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Dites-moi qui je suis pour vous
Bondy Luc
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246588412
Oui, qui est-il, ce Luc Bondy qui, depuis trente ans, n'en finit pas de mettre en scène le génie d'autrui? Qui est-il, ce rêveur saltimbanque, fou de mots, franco-germanique et mélancolique? De fait, c'est un peu son état civil qu'il nous adresse, dans ce livre dont la trame, sans cesse torsadée, compose un autoportrait le plus fidèle. Car Luc Bondy artiste, homme de théâtre, amateur de songes, aimerait bien savoir au fond, où le mènent ses curieuses passions. De Berlin à Paris, de Zurich à New York, il se demande alors, comme d'autres: où va le temps une fois qu'il est passé? Les histoires qu'il a choisi de consigner dans ce récit, et à travers lesquelles il tente de se rencontrer, sont toujours drolatiques et enjouées. C'est une méditation légère et sérieuse sur le destin. Un éloge de l'art et de l'instant. Né à Zurich en 1948, Luc Bondy a grandi en France. Metteur en scène de théâtre parmi les plus réputés, il est directeur des spectacles du Festival de Vienne.
Résumé : "J'aspire à la lumière, et, parfois, je l'atteins". Tels sont les mots du grand metteur en scène Luc Bondy qui a l'art de créer un écho entre les lignes, que ce soit sur scène, au cinéma ou, plus souvent encore, en littérature. Après son roman A ma fenêtre et son recueil de nouvelles Mes Dibbouks, Toronto nous donne à découvrir les talents poétiques de Luc Bondy. Au fil de poèmes, principalement composés en vers libres, se profile l'artiste toujours à l'affût d'une nouvelle histoire derrière ce qu'il observe, qu'il s'agisse d'un homme seul dans le jardin du Luxembourg ou d'une chanson dont il se rappelle. Sans oublier non plus l'inéluctable passage du temps et les effets de "l'âge [qui] ronge ses os"... Les textes de ce recueil sont empreints d'un lyrisme qui tire sa force d'un amour et d'un désir jamais diminués.
Résumé : Le Far West, une époque violente et épique, un nouveau monde qui naît dans la douleur et la poussière. Si la vie ne tiennait qu'à un fil, toute nation en devenir finit pas se doter de moyens pour rendre la justice et punir les criminels... Quand on pense à une prison, on l'associe souvent à un endroit que l'on veut éviter. Alors pourquoi Jodie et son frère Larry, deux jeunes vagabonds, souhaitent-ils tant rentrer dans celle du comté de Unknownville ?
Où est Dieu? Il vit en enfer!", conclut un jour de 1994 le père Zanotelli devant les souffrances du monde et le silence de Dieu. Cet homme de foi choisit alors l'enfer ou la plus éprouvante des missions: vivre à Korogocho, l'un des plus terribles bidonvilles d'Afrique, où s'entassent 100000 personnes, à la périphérie de Nairobi (Kenya).Que faire pour sortir les pauvres et les exclus des souterrains de l'Histoire? Que faire là où les gosses sont capables de tuer pour une bouteille de soda, se prostituent dès l'âge de 11 ans, meurent avant d'avoir atteint l'âge adulte? A l'enfer de Korogocho, Alex Zanotelli répond par des actes: il constitue des petites communautés de solidarité, crée des coopératives, des ateliers, pour aider les démunis à trouver du travail, organise l'accompagnement des malades et initie un mouvement de redistribution des terres aux habitants des taudis qui lui vaut beaucoup d'ennuis avec le pouvoir en place. Car "on ne peut annoncer la Bonne Nouvelle dans des situations aussi absurdes que celles de Korogocho sans poser le problème du système politique, économique, structurel, dans lequel les pauvres sont contraints de vivre. Annoncer la Parole et faire sortir le système de ses gonds, c'est tout un", affirme le père Zanotelli. Pour lui, être missionnaire, c'est faire l'expérience de ce qu'a vécu Jésus en Galilée; c'est partager de l'intérieur les souffrances des plus démunis, des "crucifiés de la Terre": le Dieu de la Bible a un rêve pour son peuple, le rêve d'un monde différent, et, dans ce rêve, la politique est fondatrice. Ce livre témoigne d'un parcours spirituel au plus près du message évangélique. En nous parlant d'un Dieu faible auquel il faut venir en aide, le père Alex en appelle à notre responsabilité historique, personnelle et sociale pour répondre aux immenses défis de notre siècle: "L'obéissance n'est plus une vertu... Chacun doit se savoir unique et responsable de tout."
Lettres à ses amis peintres -Barnett Newman, Robert Motherwell, Adolph Gottlieb-, récits de voyage en Europe, notamment à Paestum où Rothko affirme qu'il a " toujours peint des temples grecs sans le savoir ", description d'étés en famille dans les campus américains où il donne cours, cahiers de notes où Rothko parle de l'importance du surréalisme, de Picasso ou de Miro, confessions amères sur le règne des marchands et des critiques d'art, manifestes et réponses à des conservateurs et à des critiques, ces Ecrits sur l'art rassemblent tous les textes de Mark Rothko depuis ses débuts, en 1934, jusqu'en 1969, un an avant son suicide. Confiés à des musées américains ou conservés par ses enfants, ces écrits étaient jusqu'alors inédits. Ils nous révèlent l'ambition de l'un des plus grands peintres du XX° siècle : " Les tableaux doivent être miraculeux: à l'instant où l'un est achevé, l'intimité entre la création et le créateur est finie. Ce dernier est un étranger. Le tableau doit être pour lui, comme pour quiconque en fait l'expérience plus tard, la résolution inattendue et sans précédent d'un besoin éternellement familier. "
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...