Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour Jean-François Revel. Un esprit libre
Boncenne Pierre
PLON
21,50 €
Épuisé
EAN :9782259199209
Normalien, agrégé de philosophie, auteur de nombreux essais au retentissement international, journaliste ayant, notamment, dirigé L'Express, éditeur, amateur éclairé d'art et de poésie, fin gastronome : Jean-François Revel (1924-2006), de l'Académie française, fut l'un des grands acteurs de la vie intellectuelle et politique contemporaine. Sur bien des sujets auxquels cet homme d'une exceptionnelle culture s'est confronté, il a vu juste avec une rare lucidité. Dès lors, comment se fait-il que l'Université, certains médias influents et une partie de l'opinion le considéraient surtout comme un auteur obsédé par le communisme et fasciné par l'Amérique ? Pourquoi Revel, au mépris de l'honnêteté la plus élémentaire, a-t-il été souvent ignoré et parfois calomnié ? Venu de la Résistance contre le nazisme, issu de la gauche démocratique, pourquoi a-t-il été catalogué comme de droite ultralibérale et réactionnaire ? Qu'est-ce qui a pu déranger chez cet intellectuel en quête de la vérité et s'exprimant, d'abord, dans un souci de clarté ? Pour la première fois, un essai polémique tente de répondre après une longue enquête s'appuyant sur des conversations menées en toute liberté avec Jean-François Revel, sa correspondance personnelle et de nombreux témoignages, en particulier ceux de Simon Leys et Mario Vargas Llosa.
Résumé : Pendant de nombreuses années, une bonne partie de l'intelligentsia occidentale - en France surtout - s'enflamma pour l'utopie maoïste. Jusqu'au jour où une voix isolée, celle de Simon Leys, clama son indignation : témoin de la réalité atroce de la "Révolution culturelle", ce brillant sinologue sortit de sa réserve pour dénoncer de façon implacable le caractère totalitaire et meurtrier d'un tel régime. D'abord accueillis par la calomnie et le mépris, les livres sur la Chine de Simon Leys se sont bientôt imposés comme des références indispensables par leur clairvoyance et l'élégance du style satirique. Puis, à côté de l'oeuvre politique, on a peu à peu découvert toute la subtilité et la culture de ce lettré cosmopolite vivant en compagnie de Confucius ou Cervantès, Tchekhov ou Stendhal, Conrad ou Chesterton, Orwell ou Lu Xun, et tant d'autres encore. Qu'il s'agisse de littérature, de peinture, de la mer, des îles, mais aussi du bon (et mauvais) goût, du succès, du tabac, du jargon, ou alors de l'imagination, de la beauté, de la vérité, du catholicisme : Simon Leys, depuis son exil australien, savait comme nul autre nous instruire et nous enchanter, nous faire rêver et méditer. Il aimait beaucoup citer le propos abrupt d'un personnage de Vargas Llosa : "La vie est une tornade de merde, dans laquelle l'art est notre seul parapluie." Cet essai montre pourquoi la lecture de Simon Leys (1935-2014) a été et reste un parapluie unique contre la folie des idéologies, la sottise et l'esprit de sérieux. Pourquoi et comment ce rebelle aux modes a-t-il été traité avec une incroyable hostilité ? Quel a été le parcours intellectuel de ce grand "interprète-traducteur" de la civilisation chinoise ? Et qu'est-ce qui donne à son oeuvre une coloration si singulière et attachante ?
Une passionante incursion dans l'histoire et la culture de la Colombie par le prisme familial d'un écrivain aussi sensible qu'érudit. Par sa mère, Pierre Boncenne descend d'une des familles les plus illustres de Colombie comptant, depuis le xixe siècle, un nombre impressionnant de présidents, ministres, diplomates, écrivains. On doit réserver une place spéciale à un oncle, très cher, qui s'engagea dans la guérilla où il trouva la mort : le prêtre Camilo Torres, précurseur de la " théologie de La libération " et icône de la gauche radicale en Amérique latine. Pierre Boncenne raconte son enfance, une vie quotidienne à Paris en compagnie de grands-parents toujours à l'heure de Bogotá, fervents narrateurs de légendes, coutumes et souvenirs de leur patrie perdue. Il s'attaque aux illusions et clichés de beaucoup d'Européens dans leur façon d'évoquer cet immense espace qu'est l'Amérique du Sud, composé de pays à la diversité inouïe dont la violence, passée ou présente, cache souvent les réalisations remarquables. Il nous parle de Bolívar et Santander ou d'un voyage en Amazonie, de la gangrène du narcotrafic, du fameux playboy Rubirosa ou de dames jouant à la canasta. Et, par-dessus tout, il nous entraîne vers des territoires littéraires, racontant en particulier ses rencontres avec des écrivains majeurs comme Jorge Luis Borges, Mario Vargas Llosa, Juan Carlos Onetti ou encore Gabriel García Márquez. Sur les traces d'une généalogie personnelle qui l'a profondément marqué, Pierre Boncenne nous livre un récit singulier où alternent émotions, réflexions et un peu de polémique si nécessaire.
Astier Henri ; Boncenne Pierre ; Faule Jacques ; V
Le philosophe et journaliste Jean-François Revel, mort il y a tout juste 10 ans, est l'un des esprits les plus incisifs de la seconde partie du XXème siècle. Cet abécédaire - sur le modèle de l'Abécédaire de Gilles Deleuze qui a permis de diffuser la pensée de Deleuze auprès du grand public - est un digest de son oeuvres, réalisé avec l'accord de tous ses ayant droits et éditeurs. La sélection des extraits a été faite par les trois meilleurs connaisseurs l'oeuvre de Jean-François Revel (dont Pierre Boncenne, auteur de Pour Jean-François Revel) et Mario Vargas Llosa a écrit un texte pour la préface. La meilleure façon de (re)découvrir ses traits d'humour et ses traits de génie.
Aujourd'hui, Stefan doit annoncer à son équipe une nouvelle qui va bouleverser l'avenir de son entreprise. Mais voilà, ce matin, il ne démarre pas. Vue Mer décrit la comédie humaine quotidienne de nos journées de bureau. Comme dans une famille, le rôle de chacun est attribué une fois pour toutes : Françoise la gentille secrétaire, Bart le tire au flanc, Guy le contestataire, Charlotte la bosseuse, Rita la jeune-et-jolie assistante... Et Stefan le patron, paternel manipulateur, cynique émouvant. Seul dans sa voiture immobile, le grand absent de la journée s'adresse à ses collaborateurs, façonne leurs agissements et leurs pensées, sans qu'ils ne l'entendent, ni ne le voient. Colombe Boncenne écrit avec Vue Mer une satire sociale dont la drôlerie n'ôte rien à la finesse et à la gravité. Son premier roman, Comme neige (Buchet Chastel, 2016), a reçu le prix Fénéon.
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.