Présente à toutes les étapes de la démarche scientifique, l'écriture fait rarement l'objet d'un questionnement spécifique. Elle apparaît alors implicitement comme le véhicule neutre d'un contenu scientifique qui se développerait indépendamment des cadres qui supportent sa production et sa diffusion. Les étudiants, les doctorants, les enseignants-chercheurs se confrontent quotidiennement à l'écriture scientifique sans que celle-ci, la plupart du temps, ne soit l'objet d'une investigation particulière. Il découle de tout cela qu'elle fait rarement l'objet d'un enseignement, sa maîtrise étant alors renvoyée aux talents individuels. L'intention de cet ouvrage, porté par une équipe d'enseignants-chercheurs et de doctorants, est d'engager une réflexion sur l'écriture scientifique en tentant de mettre en évidence ses dimensions à la fois individuelles et collectives qui sous-tendent son processus. Quelles sont les représentations de la thèse et de son écriture chez les doctorants et les enseignants chercheurs ? En quoi l'écrit scientifique est-il porteur de dimensions collectives ? Quand la recherche s'écrit à plusieurs, comment les acteurs articulent-ils leur écriture ? En quoi la prise en compte de la pluralité des destinataires, notamment dans des recherches à visée praxéologique, vient-elle remettre en cause les formes canoniques de l'écriture scientifique ? Comment l'écriture scientifique permet-elle apprentissage et développement chez le doctorant ? Cet ouvrage s'adresse à la fois aux étudiants et doctorants qui souhaitent engager une réflexion sur l'écriture scientifique dans le cadre de leurs travaux mais également aux enseignants-chercheurs qui ont la responsabilité d'accompagner des acteurs en phase d'apprentissage de cette écriture spécifique.
Borasio Gian Domenico ; Rosset Yves ; Modoux Franç
Voici un livre qui invite à une réflexion sur notre propre attitude face à la mort. Il ne propose aucune recette mais rend compte de nombreuses situations vécues qui illustrent, de manière très concrète, comment les choses peuvent se passer durant la dernière phase de notre vie, et ce qu'il faut faire pour que celle-ci se déroule au plus près de nos souhaits. Professeur en médecine palliative à l'Université de Lausanne, déjà connu pour son précédent ouvrage "Mourir" paru dans cette même collection, Gian Domenico Borasio plaide ici, dans un langage clair et accessible, pour une médecine à l'écoute du patient, fondée sur le respect des voeux et des attentes de celui-ci, plutôt que guidée par des considérations techniques ou économiques. L'ouvrage évoque le débat sur la fin de vie qui s'est récemment enflammé en Allemagne ; un débat réduit, de manière irresponsable, aux questions d'euthanasie et de suicide assisté, alors que ces pratiques - quand elles sont légalement autorisées - ne concernent qu'une très petite partie de la population. Comment cela se passe-t-il pour l'énorme majorité de ceux qui ne souhaitent pas décider eux-mêmes du moment de leur mort ? Que signifie "autonomie en fin de vie" dans notre société moderne ? Et comment faire pour que celle-ci soit réellement garantie ? La réflexion dépasse largement les frontières évoquées pour s'adresser à chacun d'entre nous, où que nous vivions.
Borasio Gian Domenico ; Rosset Yves ; Perey Emmanu
La peur de souffrir, celle de ne plus se sentir respecté comme individu et celle de la perte de contrôle sont parmi les plus grandes préoccupations des malades en fin de vie. C'est pourquoi, à travers cet ouvrage, l'auteur voudrait nous aider à porter un regard lucide et serein sur la finitude de notre existence. Gian Domenico Borasio, professeur ordinaire de médecine palliative au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, s'est spécialisé dans la médecine de la fin de vie d'abord en Allemagne, puis en Suisse. Critique avec les excès d'une médecine " techniciste" qui parfois s'acharne au rallongement artificiel de la vie, refusant la banalisation de l'assistance au suicide, il défend la voie tracée par la médecine palliative qui combine l'apaisement des souffrances physiques et l'accompagnement spirituel et social du mourant et de ses proches. Il aborde les thématiques centrales autour de la fin de vie, y compris le nouveau cadre légal suisse, les offres d'accompagnement existantes et les facteurs déterminants pour la qualité de vie des malades. Ce livre est une invitation à réfléchir dans le calme et sans tabou à nos priorités, nos valeurs, nos convictions et nos espoirs, si possible dans un dialogue avec les êtres qui nous sont chers. Au cours de notre existence, ces réflexions restent rares et nous nous y consacrons souvent tardivement. C'est notre liberté de prendre, ici et maintenant, le temps nécessaire à cette introspection.
Résumé : L'angoisse de la mort, la peur de souffrir, celle de ne plus se sentir respecté comme individu et celle de la perte de contrôle sont parmi les plus grandes préoccupations des malades en fin de vie. C'est pourquoi, à travers cet ouvrage, les professeurs Borasio et Aubry nous aident à porter un regard lucide et serein sur la finitude de notre existence. Ils s'adressent aussi aux aidants, en leur donnant des conseils et des principes pour accompagner au mieux les personnes en fin de vie. Les auteurs proposent un éclairage réaliste sur la prise en charge de la fin de vie en France. Critiques avec une médecine "techniciste" qui parfois s'acharne à allonger artificiellement la vie, refusant la banalisation de l'assistance au suicide, ils défendent la voie tracée par la médecine palliative, qui combine l'apaisement des souffrances physiques et l'accompagnement social et spirituel du mourant et de ses proches. Ce livre est une invitation à réfléchir, dans le calme et sans tabou, à nos priorités, nos valeurs et nos espoirs. Au cours de notre existence, ces réflexions restent rares et nous nous y consacrons souvent tardivement. C'est notre liberté de prendre, ici et maintenant, le temps nécessaire à cette introspection.
Bonasio Rémi ; Fondeville Bruno ; Lefeuvre Gwénaël
Confrontés à des comportements d'élèves qu'ils jugent inappropriés, les enseignants de l'école primaire mettent en oeuvre des dispositifs de régulation de ces désordres. Au-delà du seul rétablissement de l'ordre, ces dispositifs sont porteurs d'enjeux éducatifs les enseignants tentent de faire participer les élèves à la résolution des problèmes, d'engendrer chez eux une posture réflexive, voire d'enseigner des compétences sociales. Certains de ces dispositifs sont connus et font l'objet d'une valorisation sociale, comme par exemple le conseil d'élèves. D'autres existent de manière plus clandestine : alors que les enseignants éprouvent une forme d'efficacité dans leur mise en oeuvre, ils préfèrent en taire la réalité du fait de l'illégitimité présumée de leur intérêt éducatif. Sans a priori sur leur valeur pédagogique, cette étude se centre sur l'appropriation de ces dispositifs par des enseignants en analysant leur activité effective en classe. Il s'agit de savoir ce qui, chez ces acteurs, fait tantôt ressource ou contrainte dans des situations de travail ordinaire. C'est à partir de ces constats qu'une expérimentation est coconçue entre enseignants et chercheurs : la régulation des désordres y est envisagée à partir d'une démarche d'enquête avec les élèves. Les désordres vécus y apparaissent comme des opportunités d'apprentissages.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.