Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Van Gogh. L'atelier d'Arles
Bonafoux Pascal
GALLIMARD
8,55 €
Épuisé
EAN :9782070765782
En quête de lumière et de couleurs intenses, Van Gogh s'installe en Arles le 20 février 1888. En mai, lorsqu'il trouve à louer quatre pièces dans une petite maison jaune, l'idée s'impose à lui d'y créer un atelier où les artistes vivraient en commun. Par l'intermédiaire de son frère Theo, il invite ainsi Gauguin à le rejoindre. En attendant sa venue, Vincent s'affaire avec enthousiasme aux préparatifs de cet « atelier du Midi », pour que « tout, depuis la chaise jusqu'au tableau » ait « du caractère »: il peint pour la chambre de son hôte de grands bouquets de tournesols, fait installer le gaz. À l'arrivée de Gauguin, en octobre, les deux artistes se mettent au travail, peignent là un coin de vigne, ici les Alyscamps, Madame Ginoux en costume d'Arlésienne, dans le « café de nuit ». Mais rapidement leurs idées divergent: Gauguin ne veut peindre qu'à l'atelier et prône l'imagination, dont Vincent se méfie tant, lui qui préfère être sur le motif. Leurs discussions sont le plus souvent « d'une électricité excessive ». Le 23 décembre, survient l'épisode où Vincent se tranche le lobe de l'oreille...
Ces portraits de Rembrandt par lui-même sont un récit intense de ce qu'est la création. Des premiers peints en 1625 - l'artiste a lors dix-neuf ans - aux derniers réalisés l'année de sa mort en 1669, c'est l'essentiel de sa vie qui est livré ici, mis en évidence, puisque sa vie n'est que peinture. Ces portraits révèlent comment Rembrandt invente Rembrandt, comment le jeune peintre de talent, reconnu et adulé qu'il est, devient au fil du temps un génie solitaire et ruiné. Rembrandt va de la gloire à la solitude par la faillite. En effet, son ambition n'a que faire de reconnaissance et d'éloges ; ils ne le comblent pas, comme ils ne satisfont pas son exigence artistique. Alors finalement, quoi de plus facile que de se peindre soi-même, sans se préoccuper de ressemblance, n'ayant à rendre de comptes qu'à soi, sans dépendre de clients, de mécènes. Rembrandt ne cesse de peindre. De peinture en peinture ces portraits témoignent de l'évolution de sa technique, mais aussi de l'image d'un homme dans la force de l'âge, puis vieillissant, face à Dieu, comme un défi qu'il aurait lancé à la mort. Pendant plus de quarante ans de création, Rembrandt, par ses autoportraits, tient tête au terrible partenaire qu'est le temps. A travers cet ouvrage nous en sommes les témoins émus.
Cet essai est le résultat d'une longue obsession... Elle est due à la rencontre avec l'un des autoportraits de ce qui fut la collection des Grands Ducs de Toscane. Plus de trente ans après cette rencontre décisive, l'auteur est commissaire d'une exposition d'autoportraits du XXe siècle dans cette même Galerie des Offices de Florence. Entre ces deux dates, l'autoportrait n'a pas cessé d'être le "précieux souci" de l'auteur, l'objet de ses recherches.
Dans la Hollande indépendante industrieuse et prospère du XVIIe siècle, Rembrandt vit l'ambition et la solitude, la fortune et la faillite, l'amour et le deuil, la gloire et l'incompréhension. La leçon d'anatomie du Professeur Tulp (1632) lui apporte la notoriété et les bourgeois se pressent chez lui pourcommander leurs portraits. Mais en 1642, La Compagnie du capitaine Frans Banningh Cocq - La Ronde de nuit - désarçonne... On le respecte toujours, on s'éloigne de lui. Pascal Bonafoux nous guide dans une oeuvre où le fond et les figures ne font qu'un, ce qui, pour Delacroix, est le signe de la perfection. Quatrième de couverture Dans la Hollande indépendante industrieuse et prospère du XVIIe siècle, Rembrandt vit l'ambition et la solitude, la fortune et la faillite, l'amour et le deuil, la gloire et l'incompréhension. La leçon d'anatomie du Professeur Tulp lui apporte la notoriété et les bourgeois se pressent chez lui pour commander leurs portraits. Mais La Compagnie du Capitaine Banningh Cocq - La Ronde de nuit - désarçonne... On le respecte toujours, on s'éloigne de lui. Pour la postérité comme pour ceux qui l'entourent, Rembrandt demeure clair, obscur... --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.