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Jacques Poli. Rétrospective 1966-2002, Exposition du 5 mai au 27 juin 2012 à la Villa Tamaris centre
Bonaccorsi Robert ; Michaud Yves ; Poli Martine ;
LA NERTHE LIB
30,00 €
Épuisé
EAN :9782916862293
Le parcours artistique de Jacques Poli (1938-2002), se découvre à l'aune d'une quête des moyens et des fins de la peinture. Une pratique constante de l'atelier, du métier même de peintre, qui l'ont conduit à d'incessantes remises en question, un renouvellement permanent du motif, de la forme et des ressources de la couleur afin de se confronter à la peinture dans ce qu'elle peut avoir d'irréductible, à son essence même. "Un peintre de la peinture" pour reprendre la formule d'Yves Michaud, qui déployait son travail dans de vastes cycles où les thèmes abordés se trouvaient discernés en fonction de leur adéquation à sa réflexion plastique. Dans cette perspective, rien ne relève de l'alibi. Aux séries des Taches (1966) et des Autoroutes (1966-1967) succéderont de vastes ensembles, aux Balanciers (1967-1968), aux Boulons (1968-1970), aux Outils (1970-1973) et aux Machines (1973-1976) qui lui permettront de capter l'air du temps (Jacques Poli a participé aux Salons de la Jeune Peinture et à l'exposition Mythologies quotidiennes II à l'Arc, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1977) tout en approfondissant un propos singulier. Passant de "La figuration la plus crue à l'abstraction la plus rigoureuse" (Michel Ragon), il s'attache ensuite aux Peintures entomologiques, à partir de 1976, qui seront exposées à la Galerie Adrien Maeght et pour lesquelles Georges Perec écrira quatre textes. Cette rencontre se poursuivra avec un projet de livre autour de l'espace, à partir de 39 clichés Polaroïds réalisés par l'écrivain. Jacques Poli enchaînera ensuite les déclinaisons d'une recherche formelle où le sens n'existe que dans sa dimension poétique. Baroque et New York (1979-1982), Les Coiffes et architectures fusain et pastels (1982-1985), Les Gouaches (1985-1987), Les Perruches (1987-1989), Les Cages (1989-1992), 20 000 Lieues sous les mers (1992-1995), Passage-Caillois (1995-1996), Profils et corps (1996-1999), Chemin de Croix (1999-2000), Gris (2000-2001), Masques (2001-2002). Jules Verne, Georges Perec, Roger Caillois, autant de sources d'inspiration pour Jacques Poli, non dans l'anecdote ou l'imitation, mais dans la pratique vive de la peinture. En 2007, Mitchell Aigus présente des toiles de Jacques Poli dans son exposition placée sous l'égide d'Alain Robbe-Grillet Project for a revolution in New York (Matthew Marks Gallery) ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de lectures pour cette oeuvre dense, rigoureuse dont la cohérence formelle s'inscrit dans les diversités de ses approches. C'est cette pensée visuelle en actes que se propose de faire découvrir cette monographie qui comporte un ensemble important de reproductions d'oeuvres, souvent inédites, une fortune critique, une bibliographie, un cahier consacré à sa rencontre avec Georges Perec et un essai du philosophe Yves Michaud.
Certes, Georges-Jean Arnaud aime par-dessus tout écrire des romans policiers et il a été reconnu pour la qualité de son oeuvre policière dès le début de sa carrière en recevant le Prix du Quai des Orfèvres 1952. Mais il n'a pas pour autant renoncé à écrire d'autres romans dans divers genres du roman populaire. En effet, s'il est l'auteur de 108 romans policiers, il est aussi l'auteur de 115 romans d'espionnage, de 101 romans de science-fiction, de 73 romans légers ou érotiques, et d'une vingtaine de romans dans d'autres genres : aventures, fantastique ou horreur, guerre et roman historique - dont trois romans liés à sa biographie familiale. G. -J. Arnaud est donc l'exemple parfait du romancier populaire des temps modernes, du moins de ceux qui ne subissaient pas encore la dictature des médias virtuels. Cette oeuvre écrite majeure est présentée ici sous tous ses aspects, du choix des thèmes et des personnages aux illustrations ou aux titres retenus, des adaptations aux interviews accordées. Souhaitons que ce que nous pensons être un hommage, au terme d'une carrière bien remplie, soit aussi une belle leçon sur la nature et l'histoire du roman populaire.
Alberto Savinio et Giorgio de Chirico sont nés en Grèce et ils s'identifièrent aux Dioscures Castor et Pollux. Ils seront profondément marqués par la disparition de leur soeur Adélaïde, à l'âge de cinq ans, et par celle de leur père. La statue de Praxitèle représentant Hermès-Mercure leur apparût comme un spectre. De Chirico représentera son frère (et donc lui-même) en Hamlet, celui qui a vu le fantôme de son père. "L'apparition de Mercure est liée inéluctablement à la mort du père". Mercure devient pour eux "l'éveilleur" révélé à son humanité par l'amour et un potentiel martyr : art et artiste confondus. Il est le "médiateur des rêves et initiateur de l'invisible". Savinio écrira un scénario, jamais réalisé, La vie de Mercure. L'oeuvre des deux frères se fera à l'ombre et à la lumière de ce "médiateur", entre la vie et la mort, entre l'éros et la psyché.
Écrit à diverses périodes et à plusieurs mains, Visages de l?avant-garde retrace l?histoire et les conceptions du mouvement lettriste de 1945 à 1953. Par ses conclusions, ce document émane de l?aile radicale du lettrisme ? Serge Berna, Jean-Louis Brau, Guy Debord et Gil J Wolman ? qui après sa rupture avec Isidore Isou en novembre 1952 s?est rassemblée en une Internationale lettriste (1952-1957). Première pièce versée aux Archives situationnistes en 1957, ce texte a le mérite de présenter le lettrisme vu et vécu en 1953 par sa fraction la plus déterminée à porter le trouble bien au-delà du domaine séparé de l?art. Cette nouvelle édition est augmentée de quelques documents et de diverses précisions que l?on trouvera dans les notes.
Ancienne, abondante, la correspondance entre les deux auteurs de ce livre porte sur beaucoup de sujets. Sur la littérature le plus souvent. Mais sur la politique aussi, ou, on le verra, plutôt que sur la politique, sur la révolution, la première étant d'un bout à l'autre mesurée par eux à l'aune de l'espérance et de l'attente de la seconde. Aussi bien, est-ce la partie que ceux-ci ont choisi d'isoler, prélever et reproduire ici, sans égard pour tout ce que chacune de leurs lettres pouvait contenir d'autre, recomposant quelque chose comme un échange, un dialogue, un entretien politique-révolutionnaire au long des années.