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Rolling Stones, une biographie
Bon François
FAYARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782213613086
Voilà sans doute la somme que les historiens, les plus férus et même les moins amateurs des Rolling Stones, attendaient depuis longtemps ! Une somme, car c'en est une : six cent soixante-treize pages, pas moins, pour constituer ce qui sera assurément LA biographie de ces musiciens qui ont donné au rock quelques-uns de ses meilleurs albums. Qui n'a pas frétillé en écoutant "Please to Meet You", qui n'a pas sursauté en entendant "Exile on Main Street", "Sticky Fingers" ou "Let it Bleed" ? En quarante ans, les Stones ont écrit un chapitre du rock, passant de l'exiguïté des clubs à l'immensité des stades et, au-delà, ils ont offert un pan entier de la musique. Jusque-là partagé entre le roman et les ateliers d'écriture, François Bon s'est attaché à suivre les traces du groupe mythique, depuis leur rôle de bouche-trous, en 1962, au Marquee à Londres, livrant un concentré d'énergie puisé dans les sources du blues. La légende a commencé ainsi, avant de se poursuivre à travers des fans hystériques, la drogue, les ruptures et les procès, la mort et la commercialisation dans un star-system solidement établi. Avec eux, renaissant de leurs cendres, c'est toute une société qui est dépeinte, sa révolution sexuelle, ses mouvements underground, jusqu'à sa mondialisation. Au moment où les Stones s'apprêtent à repartir en tournée, ce monument biographique, à lire comme un roman, ne pouvait pas mieux tomber ! --Céline Darner
Dans un village près de la mer, dans les marais et le vent, un matin de décembre, l'enterrement d'Alain. La famille n'a avoué de la mort ni comment ni pourquoi, et la journée s'en va de travers, comme avait fait la vie qu'on devine et reconstruit.Moment de bascule où se clôt un cycle, avant les forces neuves du recommencement : celui qui ici est tombé, tandis qu'un autre, son ami, doit continuer.Pour reconstituer au plus près cette journée blanche et rapide, trois heures d'une hallucinante scène réelle, l'auteur est revenu vivre dans son village natal de Vendée.
La Lorraine. Dans le paysage de fer et d'acier ravagé par la crise de la sidérurgie, l'implantation à coups de subventions publiques de trois usines du groupe coréen Daewoo, fours à micro-ondes, téléviseurs. Entre septembre 2002 et janvier 2003, fermeture brutale des trois usines [...]. Pourtant, la première fois que j'entre à Fameck dans l'usine vide [...], aucune trace de cette violence sociale qui a jeté sur le pavé 1200 personnes, des femmes surtout. Au cours de mes visites, j'en rencontrerai bien sûr. Des voix toutes chargées d'émotion, la violence du travail à lachaîne, et la violence ensuite des luttes. Comment affronter maintenant le quotidien vide [...]? Ces récits entendus, les transcrire ne suffit pas: il faut raconter, reconstruire, la cellule de reclassement, les appartements où vous êtes reçu et le supermarché. Ce qui est proposé comme nouvelles figures du travail? Centres d'appels,marché du chien. Il faut aussi entrer dans les silences. On vous parle d'une qui n'est plus. Ce n'est pas un livre prémédité: il s'agissait au départ de jouer, ici même, une pièce de théâtre. Et puis, à cause des visages, pour la densité des mots en partage, je décide d'écrire. Si les ouvrières n'ont plus leur place nulle part, que le roman soit mémoire." F. B.
Le lieu du drame : la Lorraine. Paysage de fer et d'acier ravagé par la crise de la sidérurgie à la fin des années 1970, puis, plus près de nous, par une reconversion ratée dans l'électroménager : l'implantation spéculative et vite avortée de Daewoo, la fameuse société à capitaux coréens. Trois sites, trois usines : Villers-la-Montagne, Fameck, Mont-Saint-Martin. Les personnages principaux : le narrateur parti à la découverte des lieux un an après la liquidation des trois usines, toutes ces femmes brutalement licenciées entre septembre 2002 et janvier 2003. La trame du roman : lorsqu'en 1998, Daewoo liquide 32 de ses 47 usines dans le monde, les trois sites de la vallée de la Fensch (financés sur fonds publics dans le cadre d'un plan de reconversion) occupent 1200 personnes, en grande majorité des femmes. Soudain, leur vie bascule. Et un an plus tard, elles se racontent au narrateur. Scénario tristement banal bien sûr, si l'on veut bien se souvenir du drame de ceux de Metaleurop, de Danone, etc. Très vite, pourtant, le lecteur apprend qu'une certaine Sylvia, la meneuse dans la résistance à la fermeture des sites, s'est suicidée peu après. Et cette disparition donne son unité à l'histoire tout entière. L'habileté de l'écrivain consiste à reconstruire l'épopée de ces femmes admirables, mains rongées aux acides, courage intact, en la faisant raconter non seulement par elles, mais aussi, et comme en écho, par des actrices de théâtre travaillant précisément, sous la direction du narrateur, à mettre en scène cette parole ouvrière-là afin qu'elle prenne sens par-delà les discours convenus sur les dégâts du progrès ou les ravages du libéralisme. Paroles recueillies, paroles reconstruites. Paroles dites, paroles jouées.
Sortie d'usine: le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Mais aussi la sortie définitive: la mort, au quotidien de l'usine, ou l'accident, la mutilation, Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un coup de tête, longtemps retardé: et qu'une fois parti se révèle la peur, que jusque dans les rêves persiste la peur de la machine, de l'usine-maison, de l'enfermement dans un temps figé, déchu. Sortie d'usine - roman, parce que la fiction qui veut conjurer cette peur, si elle inscrit des figures prises à l'usine, en est déjà isolée: comme ces aperçus qu'on en saisit de la rue, par un portail ouvert.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).