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Les célébrations vinaires. Des dionysies à la Saint-Vincent
Boller Bernard ; Lahouati Bruno ; Roulot Benoît
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782140312267
Homo sapiens a constaté qu'après un certain temps de macération, les fruits, les agrumes ou les graminées se commuaient en un breuvage qui le métamorphosait. Il s'est interrogé sur ce phénomène. L'alcool était né et son dépositaire, le vin, ne tarda pas à être vénéré. Les diverses civilisations qui ont connu cette boisson, pas tout à fait comme les autres, au gré des circonstances et des opportunités, élaborèrent leur mythologie, voire leur religion, en proclamant ce breuvage démiurgique. Durant huit millénaires, cette humanité s'est évertuée à recycler, fusionner et récupérer ces rites ou ces cultes. L'auteur nous invite à les revisiter, soulignant les divers réemplois parvenus jusqu'à nous. Il nous décrit le continuum insoupçonné ouvrant sur des phénomènes de syncrétisme, puis nous convie à parcourir l'espace et le temps de cette exceptionnelle dévotion pour le vin.
Bolger Dermot ; Hoepffner Bernard ; Goffaux Cather
En 1915, dans un village du comté de Donegal, au nord de l'Irlande, la famille Goold Verschoyle s'épanouit dans un manoir animé par les rires de leurs prestigieux invités. Mais le cours de l'histoire menace l'équilibre de ce petit paradis. Dans une Europe déchirée, chacun va devoir affronter son destin. Toute la famille sur la jetée du Paradis suit l'extraordinaire itinéraire de ces personnages impliqués dans les combats pour l'indépendance, la grève générale en Angleterre, les années 1930 à Moscou, la guerre civile espagnole... Bolger, qui s'est inspiré d'une histoire réelle, a superbement recréé une famille dans sa diversité, toujours unie par les rêves, l'amour et la mémoire vive de l'enfance.
Je vous écris de La Norgetterie. Vous ne trouverez pas cet écart sur les cartes, à moins de consulter les terriers du comte de Sade, ultime aristocrate possessionné en ce lieu. Aire d'inspiration et partie intégrante d'un hameau, située sur les limes de la Champagne et de la Picardie, elle fut, au cours des siècles allotie, au gré des feudataires, tantôt à l'une, tantôt à l'autre de ces deux provinces briguées : un premier temps dans l'orbite des comtes de Châtillon, un second dans celui des princes de Condé, pour finir dans celui des Bourbon. Non loin de là, défiant toutes les époques, demeure un passage inaliénable qui y mène : la vallée de la Marne. Comment s'étonner alors qu'au long de cette rivière perdure l'appétence épistolaire ? Elle ne put être alimentée que par Matrona, déesse tutélaire et mère nourricière des villages qui bordent ses berges, nymphe des espaces humides où le temps des brumes a toujours été propice aux histoires stimulant, de l'antiquité jusqu'à nos jours, l'imaginaire du paysannat et qui engendrent de nombreux récits. Dans ces éons naît, se ressource et s'exerce toute la puissance du verbe. Chargée d'éternelles évocations, Matrona, nous guide au fil de l'eau.
Résumé : Bataillons de typographes (1870-1871) : de la casse au ,fusil, en convoquant de nombreux polygraphes contemporains de l'époque, fait émerger les prolo-propagandes, sources des débats qui alimentent encore aujourd'hui le mouvement ouvrier. A la fin du Second Empire, les idéologies se construisent. et tout naturellement, premiers lecteurs et dépositaires, les typographes en sont les principaux vecteurs. Fait social et fait politique, lors de la naissance de la IIIe République, deviennent alors indissociables. Après la décapitalisation de Paris au profit de Versailles, ces ouvriers lettrés furent profondément humiliés car, le 8 février 1871, ils avaient en masse voté républicain, et l'Assemblée nationale restait dominée par les députés royalistes. Selon le rapport présenté en 1875 (levant l'Assemblée nationale par le général Félix Appert, les ressortissants du livre fournirent mille cinq cents hommes au mouvement insurrectionnel dont : deux lieutenants-colonels, quatorze commandants, soixante-quatorze capitaines, quarante-neuf lieutenants, cinquante-trois sous-lieutenants et soixante-neuf sous-officiers. Mais ce rapport omet trois généraux fédérés (Jules Rergeret, typographe, Emile Eudes et Napoléon La Cécilia, correcteurs). Le temps et les générations passant, l'important lien émotionnel s'est rompu. Seuls les archives, les témoignages et les objets subsistent. Que ces hommes fussent anarchistes, ateliéristes, blanquistes, communistes, fouriéristes, francs-maçons, internationalistes, proudhoniens, possibilistes, réformistes ou socialistes ; tous (le et du caractère, ils ont marqué d'une empreinte indélébile la culture des ouvriers du livre. Leurs sensibilités perdurent ; elles innervent encore aujourd'hui les organisations syndicales représentatives du Labeur et de la Presse.
Les aèdes et les minnesingers, voire les poètes, ont toujours raison, ils chantent l'avenir du passé. Selon le Chant des Nibelungen, rédigé en moyen haut-allemand au XIIIe siècle et qui a renouvelé les épopées grécolatines, le plus fabuleux trésor du monde repose au fond du Rhin, sous la ville de Worms. Son principe réside dans une source d'or, d'amour et de joie pour ses détenteurs, tant qu'ils n'en font pas usage pour leur propre pouvoir. Au sein de cette anastylose littéraire, nous donnons la parole aux descendants des Nibelungen. Ils ont cru reconnaître en la République française le trésor du Rhin.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.