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Entre parenthèses. Essais, articles et discours (1998-2003)
Bolaño Roberto ; Amutio Robert
BOURGOIS
25,36 €
Épuisé
EAN :9782267021455
Entre parenthèses, publié de manière posthume en Espagne en 2004, réunit un ensemble de textesque Roberto Bolaño a écrit au cours des cinq dernières années de sa vie, c?est-à-dire entre 1998,année de parution des Détectives sauvages en Espagne et 2003, date à laquelle sa mort suspenddéfinitivement l?écriture de son roman 2666. Bolaño avait le projet, comme en témoignent lespropos tenus dans des conversations ou des courriers échangés avec ses amis, de les ordonner etd?en faire un ouvrage. C?est à ce livre projeté que s?est attelé son ami Ignacio Echevarría.Bolaño a écrit ces textes en diverses circonstances, pour différentes publications. Il s?agit aussibien du discours prononcé à l?occasion de la remise du Prix Rómulo Gallegos, l?un des plus grandsprix littéraires de langue espagnole, décerné à Caracas, que de conférences données ici et là, oude chroniques, de recensions, de réflexions sur l?écriture et la littérature, de récitsautobiographiques ou non, pour des quotidiens et des revues de langue espagnole (chiliens,mexicains, espagnols) et, dans un cas, de langue catalane. On pouvait craindre que leurjuxtaposition ne fasse ressortir leur disparité mais c?est paradoxalement la remarquable unité deton que l?on perçoit. Bolaño est toujours et partout lui-même et cet ensemble rappelle combienl?auteur pouvait passer d?un genre à un autre avec aisance, et brouiller les frontières. Entre parenthèses, comme le dit Ignacio Echevarría dans sa présentation, constitue une sorted? « autobiographie fragmentée ». Cet aspect « autobiographique » n?implique cependant aucunépanchement. C?est un homme souvent pris dans son quotidien qui écrit, un homme qui nousinvite à de brèves rencontres avec des amis chez lui ou ailleurs, avec sa libraire, son vendeur dejeux vidéo, son pâtissier à Blanes où il résidait; qui nous convie à passer avec lui un après-midi àla plage auprès d?une femme qui lit debout et de trois jeunes femmes au comportementénigmatique, à rester une nuit dans sa chambre, dans une immense demeure déserte, sur lesbords du Wannsee, à tuer des moustiques; un homme avec qui nous faisons quelques pas au Chili,et dont nous devinons la souveraine indifférence aux rancunes, à l?hostilité, que suscitent, dans sonpays natal, ses affirmations lucides et provocantes. Mais c?est surtout un Bolaño écrivain, qui manietoujours l?auto-ironie, l?humour (souvent cinglant), qui a le goût de l?amitié et de l?exigencelittéraire, l?exécration des médiocres et des arrivistes, le don de percevoir l?étrangeté derrière lespectacle le plus banal, qui refuse tout sentimentalisme et tout auto-apitoiement, que nous lisons.Entre ces parenthèses, Bolaño déploie tout le spectre de son talent littéraire, un paysagereconnaissable entre tous.
Parallèlement à son oeuvre de fiction, plus connue en France, Roberto Bolaño n'a jamais cessé d'écrire de la poésie, en vers et en prose, à la fois anti-poèmes et des textes narratifs qu'il réalisait conjointement. Les Chiens romantiques se présentent donc comme une sorte d'anthologie de la poésie de Bolaño depuis son arrivée en Espagne jusqu'à la fin des années 90. C'est un livre qui s'écrit à partir des exils successifs de Bolaño: celui du Chili, jeune adolescent, du deuxième exil du Chili, jeune adulte chassé par Pinochet, et enfin l'exil du Mexique. La poésie naît de ces territoires qui se sont dérobés et qui permettent au poète, à l'homme (quelle différence, demanderaient ses amis "infrarréalistes", les "réalviscéralistes" mexicains des Détectives sauvages) d'avoir (de) la liberté et d'écrire dans les formes qu'il invente sans cesse. Les lecteurs reconnaîtront la nature ou la construction autobiographique de ce recueil. Bolaño a pu écrire à propos de la poésie qu'elle est ce que le miroir nous renvoie (...) de notre travail: des jeunes gens ridicules et mal habillés, des poètes mendiants, de vieux détectives latino-américains qui se perdent dans une enquête vaine et dangereuse. Comme dans Trois, apparaissent soudain les paysages, les personnages, les hantises de ses fictions, le désert de Sonora, ces détectives et ces assassins, l'amitié, l'amour perdu, la beauté éphémère et la mort, comme dans le dernier poème, dans la division "San Roberto de Troya"
L'univers inquiétant et fantaisiste de ces cinq nouvelles est du meilleur Bolano. Des lapins sauvages et féroces investissent la pampa; des rats s'entretuent; des poètes tristes errent dans la nuit tandis qu'un écrivain argentin plagié se rend à Paris sur les traces du coupable, qui est aussi son meilleur lecteur. Dans cet univers entre onirisme, humour noir et violence latente, des doubles et des triples de l'auteur se combattent dans des jeux de miroirs déformés. Figurent aussi deux conférences où Bolano parle de lui, de sa mort, de son amour violent de la littérature et de la vie: deux textes magnifiques et émouvants, "Littérature + Maladie = Maladie" et "Les mythes de Chtulhu', où il cingle la littérature récente, les écrivains qui déshonorent leur art. Drôle, cruel, polémique et émouvant, ce recueil, remis à son éditeur quelques jours avant sa mort, nous montre Bolano au sommet de son art Biographie: Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Il a déferlé sur la scène littéraire en publiant La Littérature nazie en Amérique puis Les Détectives sauvages. Il a reçu, entre autres, le prix Herralde en 1998 et le prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Poète et romancier, héritier de Borges, Cortazar, Schwob, il saisit à bras le corps l'histoire de sa génération et jongle entre les registres, les situations, les personnages. Roberto Bolano est mort en 2003 à Barcelone"
Bien qu'il soit plus connu comme narrateur de fiction, Roberto Bolaño se considérait cependant, et avant tout, comme poète. La mise au point par Bolaño de son recueil La Universidad Desconocida, qui rassemble sa production en prose et en vers dans un manuscrit daté de 1993, témoigne à la fois de son travail et de son souci d'ordonner sa production littéraire. La lecture de ces textes poétiques, qui transgressent les frontières des genres, révèle à la fois d'autres aspects de son univers, (de ses univers), et jette une lumière parfois surprenante sur son oeuvre narrative en grande partie ultérieure, troublant au passage la distinction entre récit et poème. Trois regroupe trois recueils disposés par ordre chronologique: Prose de l'automne à Gérone est daté de 1981, Les néo Chiliens de 1993 et Une promenade dans la littérature de 1994. Si chacun des trois recueils possède une manière, un ton particulier, tous ont un caractère peu ou prou autobiographique et relèvent en même temps de la construction de son "mythe autobiographique". Prose de l'automne à Gérone est une série de fragments kaléidoscopiques de textes désespérés et hallucinés, qui racontent de façon parfois énigmatique ou cryptique des évènements - une histoire et une rupture amoureuse, des problèmes de visa, de séjour pour un étranger (R. B.), d'argent qui manque - évoqués de manière fluctuante à la 1ère, 2ème ou 3ème personne. Les néo Chiliens est l'épopée d'un groupe de jeunes musiciens chiliens qui part de Santiago du Chili et remonte vers le Nord, traverse le "légendaire" Pérou et arrive en Équateur. L'ensemble est tout à la fois plein d'énergie vitale et de désillusion, d'humour et de mélancolie: relatant ce voyage latino-américain, l'auteur met en scène des personnages se précipitant vers un avenir tourmenté, vers la mort. Une promenade dans la littérature propose enfin, en 57 fragments, dont la plupart commencent par "j'ai rêvé", une promenade onirique en compagnie de fantômes, hommage mélancolique aux écrivains, aux lieux et au passé du grand lecteur qu'était Bolaño.
Le jeune Juan García Madero abandonne ses études de droit pour déambuler dans les bas-fonds de Mexico. Avant de partir, moderne Don Quichotte, en compagnie de la prostituée Lupe, en quête de Cesárea Tinajero, poétesse mythique dont la trace se perd dans le désert... La littérature et la vie sont-elles deux choses différentes? Ce roman polyphonique, d'une richesse et d'une drôlerie rares, marque le début d'une nouvelle ère dans la littérature latino-américaine. La critique internationale l'a comparé aux grandes oeuvres de Cortázar, de Borges et de Kerouac. De Barcelone à Paris, d'Israël à la Californie, Roberto Bolano nous offre l'épopée lyrique, tragi-comique, d'hommes en quête de la vraie vie, "le voyage infini de gens qui furent jeunes et désespérés mais ne s'ennuyèrent jamais" (Enrique Vila-Matas).
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.
Cercas Javier ; Grujicic Aleksandar ; Louesdon Kar
Le Monarque des ombres retrace le parcours d'un jeune homme qui a lutté pour une cause moralement indéfendable et est mort du mauvais côté de l'histoire, victime d'une idéologie toxique. Ce jeune soldat, qui répondait au nom de Manuel Mena, n'est autre que le grand-oncle de Javier Cercas, tombé en 1938 au cours de la bataille de l'Èbre, déterminante pour l'armée franquiste. C'est dire s'il est l'incarnation du tabou familial, celui qui est probablement à l'origine de tous les romans de Cercas ; à commencer par Les Soldats de Salamine.4e de couverture : Un jeune homme pur et courageux, mort au combat pour une cause mauvaise (la lutte du franquisme contre la République espagnole), peut-il devenir, quoique s'en défende l'auteur, le héros du livre qu'il doit écrire ? Manuel Mena a dix-neuf ans quand il est mortellement atteint, en 1938, en pleine bataille, sur les rives de l'Èbre. Le vaillant sous-lieutenant, par son sacri?ce, fera désormais ?gure de martyr au sein de la famille maternelle de Cercas et dans le village d'Estrémadure où il a grandi. La mémoire familiale honore et transmet son souvenir alors que surviennent des temps plus démocratiques, où la gloire et la honte changent de camp. Demeure cette parenté profondément encombrante, dans la conscience de l'écrivain : ce tout jeune aïeul phalangiste dont la ?n est digne de celle d'Achille, chantée par Homère - mais Achille dans l'Odyssée se lamentera de n'être plus que le "monarque des ombres" et enviera Ulysse d'avoir sagement regagné ses pénates.Que fut vraiment la vie de Manuel Mena, quelles furent ses convictions, ses illusions, comment en rendre compte, retrouver des témoins, interroger ce destin et cette époque en toute probité, les raconter sans franchir la frontière qui sépare la vérité de la ?ction ?L'immense écrivain qu'est Javier Cercas a?ronte ici ses propres résistances pour mettre au jour l'existence du héros fourvoyé, cet ange maudit et souverain dont il n'a cessé, dans toute son oeuvre, de dé?er la présence.Notes Biographiques : Javier Cercas est né en 1962 à Cáceres et enseigne la littérature à l'université de Gérone. Il est l'auteur de romans, de recueils de chroniques et de récits. Ses romans, traduits dans une trentaine de langues, ont tous connu un large succès international. Anatomie d'un instant a été consacré Livre de l'année 2009 par El Pais.Du même auteur, Actes Sud a publié : Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), ??la vitesse de la lumière (2006), Anatomie d'un instant (2010), Les Lois de la frontière (2014, prix Méditerranée étranger 2014), L'Imposteur (2015), Le Mobile (2016) et Le Point aveugle (2016).