Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ethique et gouvernance publique. Principes, enjeux et défis
Boisvert Yves
LIBER CANADA
33,00 €
Épuisé
EAN :9782895782797
Ce livre aborde les enjeux et les défis éthiques que rencontrent les organisations publiques contemporaines dans le cours normal de leur activité quotidienne : la tension entre le service public et le service à la clientèle, par exemple, les préoccupations en matière d'intégrité, les standards de transparence, la gestion par résultat, les défis de la gouvernance, les profils de compétence ou le leadership. Ces questions de gestion doivent à notre sens être le point de départ du renouveau de l'éthique pratique, une éthique qui ne chercherait plus à imposer à la réalité organisationnelle les canons abstraits élaborés dans le bureau paisible de la recherche théorique. Il s'agit plutôt pour elle de s'imprégner du contexte organisationnel, de la philosophie de gestion en usage, de la culture du travail, et de bien pénétrer les structures organisationnelles qu'elle rencontre avec leur toile normative qui enserre les pratiques au travers de dispositifs pluriels. Bref, l'éthique appliquée sera présentée ici comme ce qu'elle devrait être : un outil au service de la bonne gouvernance.
Dans notre contexte contemporain, s'il existe une profession discréditée et même malmenée par les observateurs de tout acabit, c'est bien celle de politicien. Il n'y a pas de mois, voire de semaine, qui s'écoule sans qu'un élu ne soit pointé du doigt dans les médias pour une inconduite ou un manque de jugement. Dans tous les sondages d'opinion qui s'intéressent à la confiance du public, nos élus se retrouvent toujours à la traîne, à côté des vendeurs de voitures usagées, ce qui n'a rien de très glorifiant. On leur reproche souvent de mentir, de faire de la politique uniquement par intérêts personnels ou, pire, dans le but de s'enrichir. Pas étonnant alors que de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer plus d'éthique chez les politiciens. Mais peut-on vraiment imposer l'éthique? N'y a-t-il pas un risque de sombrer dans un moralisme rigide? Ce livre présente les résultats d'une étude sur la perception de l'éthique qu'ont les élus québécois ayant siégé à l'Assemblée nationale. Cette étude voulait vérifier comment les élus, par-delà leur stricte évaluation du dossier de l'éthique, conçoivent et articulent toute la distinction entre ce qui doit être considéré comme des pratiques politiques idéales et comme des conduites problématiques propres à leurs fonctions. Cette enquête, de type exploratoire, a été menée auprès de 31 élus ou ex-élus, dont 17 ministres et 14 députés n'ayant jamais été ministres. Ce livre devrait démystifier ce métier particulier qu'est celui de représentant du peuple. Il devrait aussi faire découvrir aux lecteurs des dimensions particulières de cette culture "professionnelle" et lever le voile sur des pratiques moins connues de ce milieu.
La postmodernité : une mode ou une réalité historique ? Dans la présente étude, Yves Boisvert analyse le discours sur la postmodernité pour cerner la "vision du monde" qui est sous-jacente à ce corpus. A travers cette analyse, il démontre que, contrairement à ce que plusieurs critiques avaient affirmé, le post-modernisme n'est pas qu'une simple notion vide servant de refuge aux idées errantes. Le postmodernisme est plutôt un mouvement de pensée qui véhicule une "vision du monde" porteuse d'une dimension politique axée sur la démocratie. Pour faire cette démonstration, l'auteur analyse l'hétérogène corpus postmoderne à la lumière des discours sur l'architecture, la philosophie et la sociologie, qui s'inscrivent dans ce mouvement de pensée.
L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.
La science et la technologie ont pris une place immense dans la vie des sociétés modernes. Elles affectent les cultures jusque dans leurs déterminations les plus profondes ; elles proposent elles-mêmes de nouvelles valeurs ; elles apportent avec elles la possibilité objective d'un projet historique de la plus vaste envergure et de la plus haute qualité éthique. Comment les cultures peuvent-elles les accueillir sans se perdre ? Comment peuvent-elles à la fois répondre aux exigences de l'enracinement et de la finalisation et donner à la science et à la technologie toute la part qui doit leur revenir ? D'une remarquable clarté et d'une rare profondeur, l'exposé de cette problématique par Jean Ladrière n'a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité.
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.