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Qu'est-ce qu'un fait archéologique ?
Boissinot Philippe
EHESS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782713225031
Pas une chose, pas un concept qui n'ait maintenant son archéologie. En philosophie, ce terme a désormais supplanté celui de généalogie et concurrence bien d'autres approches, même historiennes. On fait miroiter alors un grand empire, celui des entités de toutes sortes et de toutes époques appréhendées dans leur matérialité. Bien loin de l'image poussiéreuse et méticuleuse d'antan, l'archéologie devient ainsi une discipline tendance, apte à s'imprégner de n'importe quelle proposition théorique, et même au-delà, à servir d'auxiliaire aux performances artistiques les plus diverses. Mais cette extension a pour prix une indiscutable ambiguïté, qui porte sur l'objet archéologique lui-même. Cet ouvrage, qui remet l'accent sur le contexte dans lequel se déroule toute fouille, a pour ambition de lever cette difficulté, au fond de nature épistémologique, afin de nous rappeler que la seule question qui vaille est celle-ci : que s'est-il vraiment passé ici, à tel ou tel moment précis du passé ?
La Liturgie des heures est l'un des résultats les plus précieux du concile Vatican II. Ce livre merveilleux, issu de la réforme liturgique postconciliaire, remplace l'ancien Bréviaire et répond aux exigences de notre époque, tout en s'inspirant de la grande tradition des siècles passés. Le Concile souhaite que tous ceux qui participent à cette prière de l'Eglise - prêtres, religieux, laïcs aient une meilleure connaissance de la liturgie et de la Bible, principalement des psaumes. Ces pages voudraient donc inviter et aider tout chrétien à participer d'une façon plus consciente à la prière de l'Eglise. Ainsi la célébration des Heures alimentera sa foi et "l'âme s'accordera à la voix".
Résumé : De la préhistoire à nos jours, ce livre retrace l'histoire de notre pays. On y découvre les personnalités et événements marquants, les bouleversements technologiques, les modes et les mouvements artistiques qui ont traversé la société française.
Résumé : Quelques siècles avant Jésus-Christ, à Athènes, assisté par un esclave pédagogue, un enfant apprend à tracer les lettres, sa tablette sur les genoux. Trois millénaires plus tard, la tablette est connectée, les salles de classe se sont multipliées. Mais l'école a-t-elle vraiment changé? Enseigner, initier, guider l'élève dans le monde du savoir... Au fil d'un dialogue passionné, Alain Boissinot et Luc Ferry racontent l'extraordinaire histoire de cet effort engagé depuis l'Antiquité. Cette belle aventure, c'est celle du système éducatif mais aussi celle des idées - pédagogiques, politiques, philosophiques - qui l'ont façonné. Comment enseignait-on autrefois ? Qui a inventé l'école ? Comment a-t-elle évolué? En déroulant le fil chronologique, les auteurs nous font assister à tous les grands débats qui ont animé l'enseignement, telles les querelles récurrentes entre foi et raison, entre Eglise et Etat... Le collégien du XXIe siècle n'est pas si différent du jeune Grec qui commentait Homère, et certaines méthodes antiques sont d'une surprenante actualité. Où va-t-elle aujourd'hui, cette école que l'on dit en crise, confrontée aux incivilités et à l'illettrisme ? Quel avenir pour les enseignants ? Quels savoirs privilégier ? Le nouvel équilibre, nous suggèrent les auteurs, n'est-il pas précisément à chercher dans les leçons de l'histoire et peut-être, aussi, dans un surcroît d'humanité ?
Résumé : Découvrir l'Histoire de France, c'est partir à la recherche de ses premiers occupants, connaître les dynasties et les événements qui se sont succédé, et comprendre comment notre société s'est construite et ouverte sur le monde. Rois et reines célèbres, héros connus et méconnus, grandes batailles et révolutions sanglantes, innovations technologiques et mouvements artistiques : retrouve dans ce livre les faits marquants qui ont façonné notre histoire et notre culture. Un voyage dans le temps, de la préhistoire à aujourd'hui ! Cette encyclopédie est le fruit du travail collectif de cinq auteurs ? archéologues, chercheurs, professeurs -, chacun spécialiste d'une période donnée.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.