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Courage, croyons !. Pour en finir avec les clichés anti-religieux
Boissière Yann
DDB
16,00 €
Épuisé
EAN :9782220097893
Particulièrement vigoureuse en France, l'opposition entre "laïcs" et "religieux" nous prive d'un dialogue constructif et restreint le débat intellectuel. Obnubilé par la séparation du politique et du spirituel, on en oublie que les religions, outre leur expression cultuelle, ont accumulé depuis des siècles un trésor de sagesses et de réflexions pour penser les problèmes du monde. Idéologies extrémistes, attentats... le brusque et violent retour du religieux sur la scène publique n'aide ni à la clairvoyance ni à l'indulgence. C'est là où l'inculture religieuse, précisément, opère ses plus sérieux ravages. Privée des ressources du discernement, la modernité préférera invalider globalement les religions au nom de leur violence. En confondant la sécularisation avec une prétendue perte de pertinence de la spiritualité religieuse, elle leur refuse une légitimité à s'exprimer sur les problèmes de l'heure. Le moment est venu de faire la part des choses de manière plus subtile entre deux de nos héritages essentiels : les Lumières, qui ont fondé notre modernité, mais aussi les religions, qui ont fondé nos civilisations. De dénoncer le passe-passe permanent des fausses oppositions. Et, pour renouer avec la dynamique du croire et du savoir, d'en finir avec les clichés anti-religieux. Yann Boissière a commencé son parcours dans le cinéma en tant que scénariste. Rabbin depuis 2011, fondateur de l'association les "Voix de la Paix" , il a été nommé, en 2020, secrétaire général de l'IHEMR (Institut des hautes études du monde religieux). Il a publié Eloge de la loi (Cerf, 2017) et Heureux comme un juif en France ? Réflexions d'un rabbin engagé (Tallandier, 2021).
Biographie de l'auteur Yeshayahou Leibowitz (1903-1994) fut l'un des intellectuels les plus marquants de la société israélienne du XXe siècle. Médecin, biochimiste, philosophe, connu pour sa violente critique de la politique israélienne, ce fut aussi un homme d'une foi religieuse ardente qui chercha à définir les problèmes nouveaux qui se posaient au judaïsme à ce moment de son histoire.
Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble. Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France -l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux-, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain. Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.
Ces causeries données à la radio en 1976-1977 sont comme l'esquisse de ce qui aurait pu devenir le grand exposé théologique que Leibowitz portait en lui. Dans la tradition de Maïmonide, il commente les Pirqé Avot, les "Aphorismes des Pères", ce petit traité talmudique très particulier - texte postbiblique le plus ancien -, qui a connu dans le monde juif une diffusion sans égale. Leibowitz affirme même que cette série d'aphorismes a forgé l'âme juive. Son centre de gravité est l'étude de la Torah. Les Pirqé Avot fournissent à Leibowitz un point d'appui pour poser des questions essentielles, pour redéfinir les fondements du judaïsme: Qu'est-ce que la Torah et sa transmission? L'étude de la Torah est-elle affaire de spécialistes? Quel rapport le sujet en quête de vérité doit-il entretenir avec le pouvoir? Qu'est-ce que la prière juive? La question qui l'arrête le plus longuement, essentielle et insoluble dans ses apories, est celle de la liberté de l'homme. En bon maïmonidien, Leibowitz adhère au principe du libre arbitre, mais non sans d'abord en parcourir et en montrer toutes les difficultés. Dans un dernier chapitre sur Maïmonide lui-même, Leibowitz pointe ce qui fut la grande passion de cet esprit encyclopédique, son amour de la Torah.
Résumé : Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l'on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s'arrête. L'ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd'hui le fait de ne pas bouger. La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l'accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l'accélération sont passés à côté de ces situations où l'immobilité s'impose, non sans violence. Il faut redonner son sens à l'immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c'est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les "mouvements" d'occupation des places nous le rappellent, l'art également. Savoir faire halte, c'est savoir résister. Jérôme Lèbre est professeur de philosophie en classes préparatoires. Membre du Collège international de philosophie, il est notamment l'auteur de : Vitesses (2011) ; Derrida - La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; et, avec Jean-Luc Nancy, de Signaux sensibles (2017).
Ce livre décrit une expérience fondamentale de François d'Assise. Il arrive que chacun soit amené comme lui à une désappropriation de sa tâche. L'intérêt de l'expérience de saint François est d'avoir su s'en remettre totalement à Dieu, quant à l'avenir de son Ordre. Tout homme peut rencontrer cette expérience de pauvreté où semble se perdre l'oeuvre de toute une vie, voire la vie elle-même. Mgr Riobé disait qu'il s'y était pleinement reconnu.
Résumé : Connue surtout pour sa méthode pédagogique touchant aux premières années de la scolarisation ? à travers les " Maisons des enfants " dont la première a été créée en 1907 à Rome ?, Maria Montessori (1870-1952) s'est également intéressée aux premières relations de l'enfant dans sa famille. Une réalité très sensible aujourd'hui où bon nombre de parents ne savent plus se situer dans une juste relation avec leurs enfants, qui puisse concilier respect et autorité. Ce livre rassemble les textes inédits d'une série de conférences données en 1923 à Bruxelles sur ce thème. Maria Montessori propose à sa manière un guide à l'intention des parents et éducateurs, pour éviter toute incompréhension ou tentation d'autoritarisme. L'essentiel des oeuvres pédagogiques de Maria Montessori est publié en français chez Desclée de Brouwer.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.