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Deux voyages au temps de Louis XVI, 1777-1780. La mission du Baron de Tott en Egypte en 1777-1778 et
Bois Jean-Pierre ; Leveque Antoine ; Cathelineau A
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753502086
Au XVIIIe siècle, les expéditions maritimes à travers le monde connaissent un regain d'intérêt. L'état d'esprit des Lumières pousse la société intellectuelle européenne aux découvertes et la pratique des voyages à travers l'Europe et le monde devient un passage obligé dans l'éducation de tout érudit. Mais, lorsque la vogue des grands voyages reprend après 1763 dans un contexte de compétition internationale et de guerre latente entre la France et l'Angleterre, ce sont des équipes complètes de savants - géographes, cartographes, anthropologues -, et non plus des aventuriers, qui dressent une carte plus précise des côtes et des îles de toutes les mers du globe, à l'exemple des célèbres expéditions de Bougainville entre 1766 et 1769 ou de Cook entre 1768 et 1779. Dans ce contexte, deux grands voyages maritimes français sont lancés. En 1777-1778, François de Tott, militaire, diplomate et homme de renseignements, part à la conquête de l'Egypte afin de contrebalancer la puissance anglaise grandissante en Inde. Voyage militaire, il s'agit également d'un voyage scientifique. En 1780, le jeune marquis de La Fayette embarque sur l'Hermione afin de rencontrer George Washington pour préparer l'envoi d'un corps expéditionnaire français et venir en aide aux révoltés américains. Le Journal de bord du commandant Latouche-Tréville constitue un témoignage précieux non seulement sur ce voyage historique mais aussi sur le voyage transatlantique en général à la grande époque de l'histoire maritime de la France. Ce sont ces deux textes, récits de voyages réunis par leur contexte politique et par leur chronologie, qui constituent le premier numéro que la revue Enquêtes et Documents consacrera désormais une fois par an à la publication de documents originaux, justifiant ainsi son nom tout en conservant les deux principaux volets des axes de recherche du CRHIA : l'Atlantique et l'International.
Résumé : Dumouriez, un traître ? A 53 ans, vainqueur de Valmy et de Jemmapes, il aurait trahi ? Les faits ne sont pas si simples. Né en 1739, maréchal de camp en 1788, Dumouriez est connu pour des missions secrètes conduites entre 1764 et 1773, et pour son commandement à Cherbourg depuis 1778. Il accepte la Révolution dans ses débuts, en partie parce qu'elle permet à cet ambitieux de relancer sa carrière : ministre des Affaires étrangères puis général en chef, il est, entre mars et novembre 1792, le principal responsable de la politique extérieure française. Il se détache de la République au moment où elle subit une dérive sanglante. Il laisse entendre, avant la bataille de Neerwinden, qu'il se prépare à balayer l'Assemblée et à rétablir une monarchie constitutionnelle. Vainqueur, il pouvait réussir. Vaincu, il abandonne son armée et son pays. Proscrit, Dumouriez vit encore trente ans. Il se consacre à des écrits favorables au libéralisme et à l'émancipation des petites nations. Bonaparte, qui a réussi en 1799 le coup d'Etat que Dumouriez a manqué en 1793, ne pouvait accepter son retour. Louis XVIII, plus tard, ne lui pardonne pas son attachement aux Orléans. Dumouriez meurt en Angleterre, où il repose encore, mais le nom de ce héros énigmatique et controversé figure sur l'Arc de triomphe.
Les traités d'Utrecht et de Rastadt mettent fin aux conflits religieux en Europe. S'ouvre alors une période de stabilisation autour de la France, de la Suède et de l'Empire ottoman, tenant en respect la grande Autriche-Hongrie. Mais déjà on sent pointer la Russie et la Prusse ; l'Angleterre s'impose sur les mers et devient une puissance intercontinentale. L'Europe se remodèle en fonction des alliances et s'étend au reste du monde (expéditions, découvertes et colonisations se poursuivent à un rythme soutenu). Le XVIIIème siècle est également l'époque des rêves cosmopolites, des utopies de paix perpétuelle, des intenses réflexions sur les règles qui doivent régir les Etats entre eux et le souhait d'une autorité supra-étatique capable d'imposer la paix. Cette Europe bouillonnante aspire à la liberté, la notion d'empire est contestée, des "nations" émergent. Après les guerres napoléoniennes, l'Europe qui sortira de 1815 n'aura plus rien à voir avec celle des monarchies anciennes. C'est ce double mouvement que décrit ici Jean-Pierre Bois : une sortie de l'Europe hors d'elle-même sans précédent, une transformation interne jamais vue de cette même Europe.
Entre les guerres d'Italie et le début des guerres de la Révolution et de l'Empire, l'histoire de l'Europe est pleine de bruit et de fureur. Menace ottomane en Europe orientale, lutte entre la France et la Maison d'Autriche, ambitions d'un Louis XIV, ascension de l'Angleterre, montée de puissances nouvelles (Russie, Prusse) : les causes de conflit sont quasi permanentes, le jeu des alliances faisant dégénérer trop souvent des problèmes locaux en conflits européens. Au-delà du récit circonstancié de ces conflits eux-mêmes, ce livre analyse ce que sont durant ces trois siècles, l'art de la guerre et l'art de la paix, en d'autres termes les efforts conjugués et contradictoires pour rendre la guerre plus efficace et la paix moins fragile.
Maurice de Saxe, vainqueur légendaire de Prague en 1741 et de Fontenoy en 1745, est l'un des grands hommes de guerre de son temps. On réduit souvent la vie du maréchal de Louis XV à une série de stéréotypes pittoresques : général chanceux et aventurier infatigable, amoureux ardent mais peu exigeant sur la qualité de ses conquêtes, toujours tenu à distance par une Cour raffinée à cause de ses grossièretés de reître, fils de roi sans royaume qui aurait pu devenir duc de Courlande ou roi de Tobago... Européen avant l'heure, Maurice de Saxe est d'abord l'un des hommes du XVIIIe siècle qui a le mieux connu l'Europe de son temps. Saxon de coeur et Français d'adoption, il connaît aussi bien les Cours que les champs de bataille. Sa carrière militaire se double d'une réflexion sur la guerre. Ses campagnes, où il met en application ses intuitions tactiques, font de lui à la fois le successeur de Turenne et le précurseur de Frédéric II. En même temps, Maurice de Saxe pèse sur l'évolution de la politique décidée à Versailles. Acteur diplomatique discret, il reste un conseiller militaire écouté, jusque dans sa retraite fastueuse de Chambord, où il mène grande vie et où il choque par certaines de ses fantaisies, entre autres la compagnie de uhlans noirs de son régiment de cavalerie, Saxe-Volontaires. Jean-Pierre Bois, né en 1945, est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique, agrégé d'Histoire et docteur ès Lettres. Il est actuellement professeur à l'université de Nantes. Il est l'auteur de Les Vieux (Fayard, 1989), Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990), Histoire des 14 juillet, 1789-1919 (Ouest-France Université, 1991).
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.