Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'adaptation / Des livres aux scénarios
Boillat Alain;Philippe Gilles
IMPRESSIONS NOU
24,00 €
Épuisé
EAN :9782874495915
Le cinéma français d'après-guerre dit "de la Qualité française", longtemps éclipsé dans l'historiographie au profit de la Nouvelle Vague, plaçait au coeur de ses préoccupations la question de l'adaptation : Le Rouge et le Noir de Stendhal, Le Diable au corps de Radiguet ou le Journal d'un curé de campagne de Bernanos se voient notamment transposés à l'écran, et certains écrivains, tels Gide et Malraux, se prennent d'intérêt pour le 7e Art. Les études rassemblées ici exploitent des documents d'archives méconnus afin d'offrir un éclairage nouveau sur cette production cinématographique en l'abordant à travers l'activité scénaristique d'auteurs de premier plan (comme le tandem Aurenche et Bost). En comparant les romans ou les pièces de théâtre à leurs variantes scénaristiques et cinématographiques, les contributeurs du volume examinent les fonctions de la référence littéraire, certaines étapes de la création (notamment le découpage technique) ou certains procédés narratifs comme le flash-back ou la mise en abyme. L'oeuvre filmique apparaît alors comme le résultat d'un geste nécessairement collectif, comme l'aboutissement d'un travail d'écriture mouvant dont l'étude nous apprend beaucoup sur le pouvoir respectif des mots, des images et des sons. Le scénario est souvent étudié dans une optique normative ; le voici envisagé comme le lieu des possibles.
Cet ouvrage propose de retracer l'émergence, la naturalisation et la généralisation de la notion de "caméra" dans le contexte des jeux vidéo. L'auteur y recompose les variations conceptuelles du terme "caméra" en reconstituant les différents sens de cette notion, tout en prêtant une attention particulière à son contexte d'utilisation et aux relations multiples qui lient les différents agents du champ culturel du jeu vidéo qui en ont fait usage (joueurs, créateurs, critiques, éditeurs, etc.). En faisant l'histoire de la notion de "caméra" Selim Krichane questionner en amont la relation qu'entretiennent cinéma et jeu vidéo, et porte, en aval, un regard neuf sur les productions hollywoodiennes récentes qui mobilisent la " grammaire " vidéoludique.
Star Wars, un monde en expansion part du constat selon lequel l'univers créé originellement par George Lucas constitue l'une des franchises cinématographiques les plus lucratives de tous les temps : l'étude de ses ramifications à travers différents produits dérivés – comic books, romans, jouets, jeux vidéo, etc. – est riche d'enseignements sur la culture de masse actuelle. Afin d'examiner comment se joue (dans un sens à la fois théorique et ludique), à travers l'expansion d'un monde inauguré par la première trilogie produite par Lucas, l'exploitation des pouvoirs de la fiction et du récit, l'auteur de ce volume discute en particulier un type d'artefacts très souvent ignoré dans les études sur le cinéma : les jouets. Envisagés en tant que composantes et prolongements d'un univers, figurines Kenner et modèles LEGO® passent enfin sous la loupe d'un théoricien des médias. " Les Collections de la Maison d'Ailleurs " est une série d'ouvrages qui réfléchissent aux thématiques phares de la science-fiction, tout en s'appuyant, à chaque fois, sur le fonds patrimonial du seul musée européen dédié à la " Culture SF ". Cette série a également pour vocation de montrer comment la science-fiction cherche à cerner ce que signifie être " humain " à l'heure des sciences et des technologies.
Comment le spectateur entre-t-il dans une fiction ? Sur quelles bases comprend-il le monde qui s'offre à lui ? Comment le film oriente-t-il sa lecture ? Par conséquent, la portée de l'ouvrage dépasse le seul champ du cinéma pour concerner toute production signifiante, notamment le texte littéraire dont il est souvent question à titre de comparaison. Néanmoins les points de théorie sont toujours pensés dans un souci d'application à l'analyse filmique dont on trouve ici de nombreux exemples.
Alain Tanner fut une figure majeure du paysage cinématographique suisse. Durant les années 1970 et 1980, il a même bénéficié d'une reconnaissance internationale tout à fait exceptionnelle pour un réalisateur de son pays, en tant qu'ambassadeur d'un cinéma d'auteur novateur aussi bien formellement que sur le plan des représentations sociales. Pourtant, aucun ouvrage n'a abordé à ce jour son oeuvre jusqu'à son dernier long métrage, produit en 2003. Ce livre vient combler cette lacune. En s'appuyant sur les archives personnelles du cinéaste, il documente la genèse de ses films et en dégage des traits thématiques et stylistiques récurrents. Il met notamment en lumière un traitement singulier des personnages féminins et des rapports de genre, parmi d'autres formes de transgression des normes établies, qu'elles soient politiques ou esthétiques. Alain Boillat offre ainsi un regard original sur le parcours de Tanner ainsi que sur l'intégralité de sa filmographie.
Malgré la résistance de Roland Barthes à l'histoire littéraire et à la logique séculaire que l'école imposait, le XIXe siècle constitue dans son oeuvre un pivot, dont on ne peut se débarrasser à si bon compte, et sur lequel il bute dès qu'il veut construire certains de ses objets d'élection : une histoire des "écritures", une histoire des "mythologies". Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ses rapports à ce siècle repère furent multiples et parce que, tout au long de sa carrière, ils n'ont cessé d'évoluer. Siècle amical lors de son adolescence, plutôt mal vu au temps de la "nouvelle critique" structuraliste, le XIXe siècle rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand. La place qui leur revient a été ici donnée aux principaux auteurs de prédilection : Balzac, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, sans oublier Michelet, un auteur qui pourtant "n'était pas son genre". Mais ont été prises en compte aussi des affinités plus partielles (Baudelaire, Nietzsche), voire bien plus ambiguës (Zola). Plus qu'une étude raisonnée, ce volume propose donc une approche en mosaïque des amours et désamours du lecteur et de l'auditeur pour certains créateurs, certaines oeuvres, parfois même pour de simples phrases qui façonnent une oeuvre et un imaginaire critique. Mais il dessine en fin de compte un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, mais aussi à sa musique, à sa philosophie et à son histoire.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.