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Maléfices
Boileau Pierre ; Narcejac Thomas
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070407613
Il aurait sans doute suffi que personne ne réponde cette fois-là à la villa sur la falaise pour que la vie de François, existence lente de vétérinaire en Vendée, ne tourne pas à l'obsession d'un homme pour une femme ; à la fascination, au manque et à la peur. Il y a des gens qui, en aimant, deviennent des fauves portés par les seules exigences somptueuses de leur passion. À Noirmoutier, trait violet sur l'horizon où la mer se devine au bout des marais salants, Myriam aime François. Elle est veuve, revenue d'Afrique avec son guépard, et vit entourée de mystères. Lui est marié et sans forces apparentes pour le crime. Elle ne le veut que pour elle. Est-il fou ? Manipulé ? N'est-il que parano ? Comment ne pas s'inquiéter des maux dont souffre subitement son épouse par hasard tombée dans un puits ? Comment fait-elle pour rester à ce point si douce et ne rien voir venir ??
Un élégant manoir de la Renaissance renfermant des toiles prestigieuses et autres chandeliers en or massif. Voilà qui intéresse au plus haut point notre gentleman cambrioleur. Seulement, le château d'Eunerville renferme un dangereux secret : ceux qui s'en approchent trop meurent les uns après les autres. Qui saurait résister à un tel mystère ?
Ce fut un peu avant midi qu'on frappa à la porte. Odette était sortie. On frappa de nouveau et la porte s'ouvrit. Ils étaient deux, en gabardine, le feutre sur l'oeil et les mains dans les poches. - Pierre Doutre ? - C'est moi. Ils s'approchèrent lentement, chacun d'un côté du lit. Ils étaient tels que Doutre les avait imaginés, dans ses rêves. Ils n'avaient pas l'air méchants. Ils étaient solides, compacts. L'un des deux, le plus grand, avait une curieuse cicatrice qui courait sur sa joue gauche, comme une fêlure. Ils sentaient le mouillé, la rue, le réel. Doutre se renversa doucement sur son oreiller et sourit. - Je vous attendais, murmura-t-il... Je vous attendais depuis si longtemps !...
Chaque samedi soir, Fernand Ravinel, représentant de commerce, retrouve Mireille, sa femme qui l'attend dans sa maison d'Enghien. Fernand voit aussi sa maîtresse, Lucienne, qui est docteur. Pour ces deux amants, Mireille est de trop. Ils l'endorment à l'aide d'un soporifique et la noient dans la baignoire. Puis ils la déposent dans le lavoir pour faire croire à un accident. Mais, le lendemain, le corps de Mireille a disparu. Boileau et Narcejac ont écrit ce récit sous l'angle de Ravinel, hanté par la peur et la solitude, Ravinel, à qui l'on a jeté un sort. Pris dans un tourbillon d'angoisses, il s'égare vers des raisonnements aussi simples que : un mort ne peut pas vivre - un vivant ne peut pas être mort - comment un cadavre peut-il être vivant ? Chaque mot, chaque pensée, illustre la condamnation de Ravinel. Il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie cet admirable récit, devenu un classique du cinéma grâce au chef-d'oeuvre de Henri-Georges Clouzot, Les Diaboliques, avec Paul Meurisse, Simone Signoret et Vera Clouzot et qui a donné lieu à un remake avec Isabelle Adjani et Sharon Stone dans Casino de Scorsese. --Nicolas Mesplède
Résumé : Terminus, pour le chef de brigade du wagon-restaurant du Mistral, c'est alternativement Nice et Paris... Mais Terminus, ce peut être aussi la prison 418 ou la mort après un long voyage à travers le mystère et l'angoisse. Et impossible de descendre en marche !
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau