Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fenia, ou l'Acteur Errant dans un siècle égaré
Bogdan Lew
MEO
30,00 €
Épuisé
EAN :9782807001466
A la fin de XIXe siècle, les Doukhobors, secte chrétienne communiste et pacifiste, sont persécutés par le tsar. Lev Tolstoï finance leur émigration vers le Canada, qu'organise son disciple Leopold Soulerjitski. Lors d'une escale, une fillette égarée d'un autreexode est adoptée par l'infirmière du bord et prend le nom de Fenia Koralnik. Pour échapper aux pogroms qui se multiplient, nombre de juifs fuient l'Empire russe. Parmi eux, Jacob "?Yankele?" Adler, le Grand Aigle du théâtre yiddish d'Odessa, qui s'en ira aux Etats-Unis constituer le socle de ce qui deviendra le théâtre de Broadway. Constantin Stanislavski et Vladimir Nemirovitch Dantchenko ont fondé le Théâtre d'Art de Moscou, au rayonnement international. Mais à théâtre nouveau, il faut un acteur nouveau, répondant à des exigences professionnelles autant qu'éthiques. Ainsi naît le Premier Studio, sous la houlette de Stanislavski et Soulerjitski. Une épopée fabuleuse pour ces jeunes studistes, au nombre desquels Fenia Koralnik. Ils vont connaître les prémices de la célébrité, traverser la révolution de 1905, la Première Guerre mondiale et la Révolution d'Octobre, accrochés à leur idéal. Les uns resteront en URSS et subiront la glaciation stalinienne? ; les autres entrelaceront leurs errances, Constantinople, Berlin, Paris, Londres, Riga ou Prague, souvent à la limite de la misère. Plusieurs émigreront aux Etats-Unis, où, à travers l'American Theatre Lab, le Group Theatre et l'Actors Studio, ils donneront naissance au prototype de l'acteur moderne et formeront nombre de monstres sacrés du théâtre et de l'écran. L'auteur, à travers le regard de Fenia, retrace le parcours erratique des plus importants, Jacob Adler et sa fille Stella, Richard Boleslavski, Michaël Chekhov, Maria Ouspenskaïa... Nous croisons et recroisons Maxime Gorki, Isadora et Lisa Duncan, Evgueni Vakhtangov, Vsevolod Meyerhold, Lénine et son Commissaire à la Culture Lounatcharski, Olga Tschekowa, star adulée par les dirigeants nazis et sans doute espionne de Staline, Louis Jouvet, Max Reinhardt, Lee Strasberg, Bobby Lewis, Lev Theremin, génial inventeur de la musique électronique et "?hôte?" du premier cercledu goulag, Elia Kazan, Yul Brynner, Marlon Brando, Marilyn Monroe et bien d'autres... D'Odessa à Broadway et Hollywood, une traversée épique du siècle et des continents, une lecture, par cet Acteur Nouveau, d'un monde et de ses utopies devenues souvent cauchemars. Unesaga passionnante? ; enrichissante aussi, tant l'idéal de ces acteurs et pédagogues tranche sur les aspects égotique et commercial sur lesquels se focalisent les médias.
Qu'est-ce qu'un demi-siècle à l'échelle de l'histoire d'un pays? Entre 1947 et 1989-1991, ces peuples, de Potsdam à Varsovie et Sofia, ont vécu une expérience à la fois unique dans l'histoire, presque aussi traumatisante qu'un conflit, et qui a, de longues années, fasciné supporters et adversaires. Une moitié de l'Europe a vu ses territoires redécoupés, occupés par l'URSS; son économie et sa société ont été modelées selon des critères et des objectifs élaborés ailleurs; ses hommes politiques sont allés chercher leurs directives à Moscou. Et pourtant, ces peuples, qui avaient derrière eux une longue histoire et qui furent broyés par quatre ans de guerre, ont survécu, ils ont créé et ils se sont libérés.
Les Trois Reich, constitutifs de l'histoire allemande, passés au crible de la synthèse. Les origines du Reich, concept typiquement allemand, se rattachent à la fois à la tradition romaine de l'imperium romanum et à l'héritage carolingien. La synthèse de cette double origine, menée à bien par la papauté avec le sacre impérial du roi de Germanie Otton le Grand en 962, est réalisée sous la forme du Saint Empire romain germanique qui perdurera jusqu'en 1806. En 1871, le roi de Prusse, Guillaume Ier, chef de la Maison de Hohenzollern, et son chancelier Bismarck rétablissent un Deutsches Reich, qui n'est ni saint ni romain, mais seulement germanique. Il disparaît dans la tourmente de l'année 1918. Sous le Troisième Reich, réinventé par Hitler, l'appellation officielle de Deutsches Reich est remplacée en 1939 par celle de Großdeutsches Reich, le grand Reich allemand, pour tenir compte du rattachement à l'Allemagne de l'Autriche et de la Bohême-Moravie. Tout en donnant les grands traits événementiels des trois Reich, l'ouvrage analyse le concept comme une constante de l'histoire allemande. Quels en sont les fondements, les permanences et les variantes ? Quelle en fut l'évolution territoriale ? Pourquoi, après 1945, cette notion a-t-elle disparu du vocabulaire politique allemand ? Par cette approche originale, Henry Bogdan explique une réalité historique aussi passionnante que multiforme.
Bogdan Cristina ; Fleury Béatrice ; Walter Jacques
Cet ouvrage étudie des projets articulant une offre patrimoniale, créative et/ou culturelle avec une dimension technique. Structuré en deux parties, l'ouvrage examine le rapport que les contemporains entretiennent avec le patrimoine culturel pour décrire plusieurs manifestations de la modernité. Les intersections dont il est question sont donc autant culturelles que scientifiques, la connaissance et les collectifs de chercheurs s'ajustant forcément aux évolutions du monde environnant et aux attentes des publics.
Résumé : Si l'ordre religieux militaire des Chevaliers teutoniques est né en Terre sainte, c'est en Europe septentrionale et aux marches de l'Est qu'il a bâti sa gloire et sa légende. Dès le début du XIIIe siècle, l'ordre fut appelé à combattre les tribus slaves. Frédéric II de Hohenstaufen lui donna tous les privilèges des princes d'Empire et les Teutoniques se virent investis d'une double mission : la conversion des païens des régions baltiques et leur colonisation. Dès lors, les Chevaliers teutoniques allèrent de conquête en conquête, créant un véritable Empire monastique, mais aussi politique et commercial. Cet impérialisme dressa contre eux la Pologne et la Lituanie qui, unies sous le sceptre des Jagellon, leur infligèrent la fameuse défaite de Tannenberg (1410), point de départ du déclin et de l'éclatement de l'ordre. On a fait des Teutoniques, fondateurs de la Prusse, les ancêtres du militarisme prussien et les nazis ont cherché à les " récupérer ". Henry Bogdan n'a voulu se fonder que sur des faits établis et aboutit à une réalité bien éloignée de cette caricature.
En août 1914, les étudiants, le personnel universitaire et les anciens étudiants furent mobilisés. L'université catholique fut détruite lors du sac de Louvain. Les autres universités (Liège, Gand et Bruxelles) décidèrent de fermer leurs portes et refusèrent de rouvrir jusqu'à la fin du conflit. Les médecins et étudiants en médecine, par leur compétence professionnelle, eurent un rôle particulier à jouer au service des soins, tout autant des militaires blessés par les obus et la mitraille, intoxiqués par les gaz de combat ou rongés par la boue des tranchées et les épidémies, que des populations civiles victimes des bombardements, des exactions de l'occupant, du rationnement et de la malnutrition. A l'occasion du 100e anniversaire de ce qui fut le grand massacre à l'échelon mondial de l'histoire de l'humanité, sous les auspices du Musée de la Médecine de l'U. L. B. , quelques volontaires, emmenés par Raymond Mayer, ont voulu évoquer divers aspects de ce que fut la contribution de la Faculté de Médecine de l'U. L. B. à la médecine de la Grande Guerre. On y verra, à côté des actes de bravoure, que quelques fortes personnalités ont su préserver l'esprit universitaire en associant à leur pratique clinique l'enseignement et la recherche et en réfléchissant à ce que devrait être l'enseignement de la médecine à l'issue de la guerre.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.