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L'expressivité du lexique médical en Grèce et à Rome. Hommages à Françoise Skoda
Boehm Isabelle ; Rousseau Nathalie
SUP
37,00 €
Épuisé
EAN :9782840509295
On trouvera dans cet ouvrage des réponses aux nombreuses questions auxquelles sont confrontés à la fois les spécialistes de médecine et tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du vocabulaire médical : les philologues et les linguistes spécialistes des textes anciens qui sont intervenus dans ce volume éclairent d'un jour nouveau les sens de mots difficiles en grec, en latin ou en arabe, et contribuent à la diffusion de textes importants pour l'histoire de la pensée médicale, tous donnés en version bilingue. Les réflexions proposées ici sur la naissance et le développement du lexique scientifique (anatomie, pathologie, chirurgie, pharmacologie, thérapeutique, botanique, zoologie) pourront servir plus largement à affiner, compléter, enrichir une terminologie qui ne cesse de se développer, celle de la langue scientifique de l'Europe moderne. La variété des approches illustre, dans un esprit pluridisciplinaire, le caractère essentiel des échanges entre philologie et lexicologie. Comment le vocabulaire médical utilise-t-il le procédé de la composition ou bien celui de la suffixation pour s'enrichir en grec et en latin, et s'imposer comme vocabulaire "savant" ? Comment, à l'inverse, le médecin s'y prend-il pour être explicite pour un malade ou un lecteur peu averti ? Quelles images utiliser, quels termes "parlants" choisir ? Quel écart entre lexique spécialisé et vocabulaire d'usage ? Comment un mot peut-il franchir la frontière entre domaine "courant" et domaine "savant" ? Voilà autant de questions examinées par Françoise Skoda dans des travaux dont la richesse continue d'inspirer collègues et disciples : les prolongements qu'ils en proposent ici en témoignent.
Dans un monde où la confiance est un concept, un rêve, une utopie, des frères sont unis par un lien mystique ou magique. Dans ce monde peu commun, un voyage vous attend au coeur des méandres du rationnel, là où l'impossible n'est qu'un mot pour dissimuler l'ampleur des possibles.
Et si, plus que le sexe, c'était la mort que l'humanité européenne avait toujours tenté de réprimer ? Et si, ce faisant, l'humanité européenne s'était fourvoyée, en privilégiant le savoir pour le savoir, comme seule voie permettant d'échapper à la condition humaine, et d'accéder aux parages de la divinité, dépositaire exclusive de la liberté, de l'immortalité, et de la vérité, sous les guises du savoir objectif ? Mais c'est seulement " en apparence " qu'on peut échapper à la condition humaine. Ou encore, par jeu, si l'on définit le jeu comme un accomplissement réel de la vie, qui se présente cependant sous le trait fondamental d'un " faire-comme-ci " non sérieux. L'optimisme des Lumières avait décrété que " l'homme ne joue que là où dans la pleine acception de ce mot il est homme, et il n'est tout à fait homme que là où il joue " (Schiller). Au rebours de cet optimisme naïf, Rudolph Boehm se demande si nous ne sommes pas les jouets d'un jeu inhumain bien plus que joueurs, et si, pire encore, ce jeu ne nous fait pas perdre tout contact avec la réalité. Bien davantage que les critiques de la modernité ou de la post-modernité auxquelles la mode nous a habitués, c'est la tradition tout entière que Boehm nous invite à réévaluer d'un œil frais au cours de cette méditation décisive.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...