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Consolation de philosophie. Edition bilingue français-latin
BOECE
BELLES LETTRES
59,00 €
Épuisé
EAN :9782251015064
Boèce, sénateur romain érudit et philosophe, premier ministre du roi goth Théodoric, brusquement disgracié et condamné à mort, voit s'écrouler, à quarante ans, sa félicité et ses raisons de vivre. Dans son désespoir lui apparaît Philosophie, son éducatrice, personnifiée. Dialoguant avec le prisonnier, Philosophie le ramène peu à peu de son état initial d'hébétude et de révolte à la redécouverte des plus hautes vérités consolatrices : harmonie des choses, malheur des méchants, bonheur des justes, règne de la Providence... Boèce, bien entendu, est derrière le personnage de Philosophie aussi bien qu'en celui du Prisonnier dans ce récit d'apparition qu'il met en forme en tant que narrateur. La forme choisie est celle du prosimètre, alternance de prose et de vers ; la poésie de Boèce y est remarquable. Nourrie de la littérature et de la réflexion de toute l'Antiquité, la Consolation de Philosophie fut le livre de chevet du Moyen Age et même au-delà. Trente ans après l'édition dans la CUF (1995) de l'Institutionarithmétique, ouvrage de jeunesse de Boèce, la présente édition offre un texte de la Consolation fondé sur des manuscrits représentatifs de la tradition, avec une traduction renouvelée et un appareil de notes beaucoup plus développé que dans le volume paru dans La Roue à livres en 2002.
Boèce (480 ? - 525), contemporain de la chute de l'Empire romain d'Occident, fut à la fois philosophe et homme d'Etat romain. Néoplatonicien et chrétien, traducteur de l'oeuvre logique d'Aristote et auteur de la Consolation de philosophie, il tenta, dans ses Traités théologiques, de répondre aux questions que soulevaient païens et hérétiques. Ce livre regroupe cinq textes majeurs, qui exposent des problèmes abondamment commentés au Moyen Age : Comment Dieu peut-il être à la fois trois et un ? Comment comprendre la double nature (divine et humaine) du Christ ? Comment Dieu communique-t-il sa bonté ? Amené ainsi à formuler la première définition philosophique de la notion de "personne", Boèce ne se départit jamais de l'exigence qui préside à l'ensemble de ces traités : "joindre ensemble la foi et la raison".
La Consolation" a été composée dans sa prison par un condamné à mort. L'admiration que cette oeuvre latine du VIe siècle a suscitée sans interruption depuis ne doit pourtant rien, ou peu de chose, aux circonstances vraiment tragiques de sa composition. C'est un chef-d'oeuvre à la fois de la littérature et de la pensée européennes ; il se suffit ; il resterait tel, même si nous ignorions tout de celui qui l'a conçu entre deux séances de torture, dans l'attente de son exécution. Mais puisque ce chef-d'oeuvre n'est pas anonyme, il ne perd rien non plus à être replacé dans ses circonstances : il devient aussi le témoignage de la grandeur à laquelle un homme peut s'élever par la pensée, face à la tyrannie et à la mort. (Marc Fumaroli)
Néoplatonicien, Boèce (480 ? -525) a essayé de répondre aux difficiles questions que posaient à la doctrine chrétienne les philosophes " païens ". Ces "Courts traités" ("Opuscula sacra") traitent de la trinité, de l'essence de Dieu, de la nature humaine et de la nature divine du Fils, etc. L'argumentation de Boèce a servi de " bréviaire " à nombre de grands auteurs du Moyen Age comme Jean Scot, Anselme, Thomas d'Aquin, Raymond Lulle.
Résumé : Le traité est une paraphrase de l'Introduction arithmétique écrite en grec, au 2e siècle a. J.-C. par Nicomaque de Gérasa. Boèce en conserve les présupposés philosophiques et la substance. Au sein du quadriuium des sciences mathématiques, l'arithmétique occupe une position prééminente, elle est par excellence la propédeutique au Savoir et à la Philosophie. Si toutes choses sont organisées selon le Nombre, comment faire l'économie de l'arithmétique dans la quête de la sagesse ? Dès lors se déploie toute l'arithmétique des Pythagoriciens. Première traduction en français.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.