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La religion des femmes en Grèce ancienne. Mythes, cultes et société
Bodiou Lydie ; Mehl Véronique
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508828
Vingt ans après la publication de La fille d'Athènes, Mythes, cultes et société, ouvrage majeur de Pierre Brulé, il convient de suivre les traces de ces petites Athéniennes, sans doute devenues épouses et mères et, chemin faisant, de revenir sur les travaux pionniers de cet helléniste hors norme. En effet, il importe de se mettre en quête de la place que le féminin tient dans les mythes et les rites grecs, de reconsidérer la vision que les hommes proposent des pratiques religieuses des femmes et de revisiter les divinités qui les concernent plus spécifiquement, autant de pistes abordées dans le présent ouvrage. Il s'agit de se demander comment les femmes grecques appréhendaient le domaine cultuel et si elles le faisaient d'une manière particulière, spécifique à leur "nature féminine". S'agissait-il d'un des seuls domaines dans lequel elles auraient pu trouver une forme d'expression publique et de reconnaissance sociale? Peut-on parler encore de "citoyenneté cultuelle" pour les femmes grecques? Il convient toutefois de ne jamais oublier que la "religion des filles c'est celle que les hommes font fonctionner, et d'une certaine façon, utilisent". Dans le présent volume des contributions sont rassemblées et organisées autour de trois parties: les figures féminines, déesses et héroïnes; les mots et les noms du féminin et, enfin, les passages et les transmissions féminins.
Quel meilleur moyen qu'un dictionnaire pour approcher un objet aussi difficilement saisissable, omniprésent et d'évidence, qu'est le corps humain ? Quel meilleur moment que l'Antiquité gréco-romaine, période créatrice de modèles et de canons de représentations ? Qu'a donc de spécifique ce corps antique, en quoi est-il fondateur d'une certaine manière d'appréhender notre propre surface corporelle, notre rapport à nous-mêmes ? Des historiens, des archéologues, des historiens de l'art ou de la religion, des spécialistes de la médecine antique, des philosophes, des philologues et des anthropologues sont mobilisés pour éclairer des mots antiques et des mots modernes, des mots grecs et des mots latins, des mots familiers et des mots savants, des mots courants et des mots techniques, toujours replacés dans leur environnement documentaire et leur contexte historique. En quelque 320 entrées, il s'agit de proposer des lectures multiples, de varier les focales, de multiplier les approches pour circonscrire au mieux cet objet d'histoire. Prendre aux mots le corps antique, c'est d'abord et avant tout, savoir de quoi l'on parle. D'Abstinence à Yeux, c'est un monde corporel qui se décline, étrange et pourtant familier, lointain et pourtant si proche, révélateur au fond de notre façon de penser l'Antiquité aujourd'hui. Plus précisément, de nos façons de penser l'Antiquité.
Gros titres et manchettes ont donné aux violences sexuées et sexuelles contre les femmes une nouvelle actualité. Souvent présentés de manière tapageuse, les gestes et actions contre 1e corps féminin ne sont guère analysés, car c'est le registre de l'émotion et de l'indignation qui se trouve privilégié. Le présent ouvrage entend analyser les violences qui portent atteinte à l'intégrité physique et morale des femmes sans enfermer celles-ci dans le rôle de victime, tout en insistant sur les mesures protectrices d'une part, coercitives d'autre part. Pour mener à bien une telle étude, il convenait de multiplier les regards, sans se disperser, tant il est vrai qu'une telle question de société, actuelle et inscrite dans l'histoire, a besoin de nombreuses disciplines pour rendre compte de sa complexité. Leur examen permet de saisir à la fois le fonctionnement et les transformations des rapports sociaux de sexe, voire du genre. Les auteurs s'interrogent sur la quasi-universalité du phénomène, tout en étudiant son ampleur, ses variations, ses répercussions et ses contextes. Pour mener à bien une telle enquête, quatre approches sont privilégiées afin de prendre la mesure des violences sexuelles et sexuées, de suivre les formes de brutalisation, de s'interroger sur leur mise en scène et enfin d'examiner les dispositifs punitifs et les mesures prises pour "réparer".
Les techniques de parfumerie et les caractères politiques et sacrés des parfums sont nés en Mésopotamie et en Égypte à l'âge du Bronze. Les parfums, produits de luxe et marqueurs culturels participent aux grands échanges méditerranéens aux côtés des textiles, des métaux ou du vin. Ils accompagnent, dès le VIIIe siècle, l'installation des Grecs sur le pourtour méditerranéen avant de se démocratiser à l'époque hellénistique avec de nouvelles sources d'approvisionnement en matières premières ouvertes en partie par les conquêtes d'Alexandre. La paix romaine permet une nouvelle diffusion des parfums avec une gamme de plus en plus riche de techniques et de produits. Le parfum, s'il peut être familier, confectionné à partir d'essences locales, est aussi un produit rare, raffiné, précieux, lointain qui est tout à la fois un objet culturel et un produit économique. Utilisés par les hommes et les femmes, les parfums sont offerts aux dieux et aux défunts, les effluves formant un lien sensible entre le monde matériel et les autres mondes. Intégrés dans les cultes, dans les cérémonies publiques et dans les rituels funéraires, ils donnent à ceux qui les utilisent, vivants ou morts, cette odeur, cet aspect lumineux et charismatique si caractéristiques du divin. Ils offrent des sensations tactiles et olfactives tout autant que des projections imaginaires. Le pouvoir des odeurs est certes symbolique, mais il s'appuie aussi sur des combinaisons subtiles de senteurs, sur des contenants aux formes et aux matières spécifiques. L'ouvrage associe des historiens, des historiens de l'art, des philologues, des archéologues, des botanistes et des chimistes afin de multiplier les sources et de donner aux parfums et aux odeurs la cohérence nécessaire d'un objet de recherche. Pour cela cinq entrées ont été retenues: la matière du parfum, les odeurs du culte, le statut et le pouvoir des odeurs, les objets du parfum, et le parfum comme objet culturel et produit économique. Reste alors au lecteur à suivre ce sillage des odeurs parfumées qui conduit dans les contrées anciennes où "les parfums, thumiamata, étaient du cinnamome, de l'encens et du safran; les fleurs, des narcisses, des roses et des myrtes; l'exhalaison des fleurs rivalisait avec l'odeur des parfums qui brûlaient, le souffle qui montait dans l'air mélangeait l'odeur, et c'était un vent de délice" (Achille Tatius, Leucippé et Clitophon, II, 15).
Ces contributions montrent comment le corps, paré de ses ornements, de ses objets et de ses artifices, dit la condition humaine dans ses hiérarchies et ses cloisonnements. Il séduit, attire et fascine comme il dérange. Les parures et artifices sont ainsi autant de manières dexposer, par le corps et sur le corps, lêtre et le paraître des Anciens.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?