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Je n'ai pas interrogé les morts
Boder David-P ; Dauzat Pierre-Emmanuel ; Rosen Ala
TALLANDIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782847342925
Aujourd'hui c'est fête. Où ils sont tous les miens, qui célébraient les fêtes avec moi ? Grâce à Dieu ! Il y a des Juifs qui restent avec moi en ce jour de fête. Il n'y avait jamais de fête à Auschwitz. Mais les miens ne sont plus. Je suis seule.Anna KovitzkaEn 1946, le docteur David Boder, enseignant de psychologie à l'Illinois Institute of Technology, effectue un long voyage d'étude en Europe afin d'y interroger les survivants de la Shoah dans les camps de personnes déplacés. Ils sont alors un million de réfugiés - hors les Allemands expulsés - à sillonner les refuges et les routes d'Europe occidentale, cherchant à reconstruire leur vie.Juif d'origine lettone, Boder est habité par une évidente empathie pour ceux qu'il interroge. Mais surtout, il est convaincu qu'il est impératif d'interroger les victimes "à chaud", tant qu'elles ont la mémoire fraîche et de les laisser parler "dans leur langue" : allemand, polonais, yiddish, judéo-espagnol, etc. Ces hommes et ces femmes racontent leur vie avant la guerre, la montée - insidieuse ou brutale - de la répression antisémite, l'arrestation ou l'entrée au ghetto, la survie au camp, la libération. Boder mène ainsi à bien en quelques mois, avec un enregistreur à fil (l'ancêtre du magnétophone) 109 entretiens, représentant une somme de 31 000 pages. Il en tire en 1948 un volume regroupant ses huit entretiens les plus marquants : I Did Not Interview the Dead.Cette oeuvre marquante a fondé l'histoire orale et constitue le témoignage le plus fort jamais produit sur la solution finale. Sa lecture engendre un choc réel : Jörn Gastfreund, Abe Mohnblum ou Julius Braun sont comme hébétés devant l'expérience inhumaine qui leur a été infligée. Ils ignorent souvent le sort de leur proche, et n'ont pour l'avenir que de vagues projets. Leur témoignage n'est pas passé, contrairement à ce qui sera le cas dans les projets ultérieurs, par le filtre de la réflexion ou des informations extérieures. Ils livrent leur expérience brute de la Shoah : la rafle soudaine dans une rue de Berlin, l'enfant abandonnée à une voisine chrétienne, l'entreprise de déshumanisation du camp (Boder invente le terme de "déculturation"), les flammes du crématoire de Birkenau dans le ciel d'Auschwitz, les ruses au moment de la sélection, les larmes du GI qui les a libérés.Dans Plaidoyer pour les morts, Elie Wiesel s'en prend aux ouvrages historiques sur l'Holocauste, qui interrogent sans pudeur jusqu'aux morts eux-mêmes : "Alors, comment c'était ? Qu'avez-vous ressenti lorsque, à Minsk et à Kiev et à Kolomea, la terre, en s'ouvrant devant vos yeux, engloutissait vos fils et vos prières ? [...] Racontez, parlez, nous tenons à savoir." Boder, comme il le répétait sans cesse, n'a pas interrogé les morts. Il a recueilli, avec un infini respect, le récit de vies disloquées par la catastrophe, mais encore vibrantes. Elles forment le plus puissant des témoignages sur la Shoah et des hymnes à la vie.
Un livre-ardoise avec des lettres à toucher ! Ce livre-ardoise, réutilisable à l'infini, propose à l'enfant une initiation progressive à l'écriture et à la lecture, en compagnie de ses personnages favoris : Sami, Julie et Tobi. L'enfant touche d'abord la lettre rugueuse avec son doigt. Cette approche sensorielle lui permet d'être actif et de mémoriser la forme de la lettre et le sens de l'écriture. Puis, avec son feutre, il repasse sur le modèle dans le sens indiqué par les flèches. L'enfant repasse ensuite sur les lettres en pointillés et efface et recommence autant de fois qu'il le souhaite ! Grâce aux mots illustrés, l'enfant associe bien chaque lettre au son qu'elle produit (" rrr " comme dans " radis " , par exemple). INCLUS ! Les 26 lettres rugueuses + 1 feutre effaçable et sa petite éponge
Davis Steph ; Vola Eric ; Roussel Laure ; Bodet St
Présentation de l'éditeur Steph Davis, une Américaine hors limite. Elle aime prendre des risques, se laissant guider par son instinct et agissant en fonction de ce qu'elle ressent au plus profond d'elle-même. Pour inégalée qu'elle soit, sa place dans le monde de l'alpinisme a quelque chose de profondément humain. Dans ce livre, elle raconte ses débuts dans le monde de l'escalade et quelques-unes des aventures qui ont forgé sa carrière, mais elle parle surtout des choses de la vie pour essayer de comprendre les moteurs qui la poussent à grimper, à sauter du haut des parois ou à voler en wingsuit. "Pour moi l'escalade a toujours été plus que le fait de grimper". Largement salué au Etats-Unis, cet ouvrage d'une totale franchise et d'une haute sensibilité se donne à lire comme un essai intime, à la tonalité très poétique. Il réconcilie le goût de l'extrême avec les valeurs universelles que sont l'amour, l'amitié, l'enrichissement personnel, l'intimité. Au-delà, il offre une généreuse leçon sur ce qu'est la force de l'esprit.
Résumé : Dissoudre les noeuds qui bloquent la volonté, cicatriser les différends, enlever le poids du passé, en permettant à chacun de reformuler et de recommencer sa vie du début : telle est la tâche de l'amour, qui est synonyme de renouvellement et de solution aux conflits. L'amour n'ouvre pas seulement sur le futur, il ouvre aussi sur le passé et permet au mal qu'on a commis et subi, aux souffrances qu'on a infligées et reçues, de trouver leur rachat. L'amour peut ainsi devenir un "ordre" dans le double sens d'une libre disposition de l'âme et d'une réponse à un commandement extérieur, divin. Le philosophe Remo Bodei propose une réflexion, d'une grande rigueur critique, sur Augustin et toute une tradition philosophique qui, partie de sa pensée, se prolonge jusqu'à l'époque contemporaine (Martin Heidegger, Karl Jaspers, Ludwig Wittgenstein, Hannah Arendt, Hans Jonas). Il pose ainsi son regard sur certains des grands thèmes qui ont marqué la pensée et la praxis de l'occident : la volonté divisée, la douceur et l'intolérance de l'amour, le désir catégorique de bonheur, le besoin d'immortalité, le rapport entre la religion et la politique.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.