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Les grandes murailles
Bodard Lucien
GRASSET
32,40 €
Épuisé
EAN :9782246389118
Des retrouvailles de Lucien Bodard avec la Chine naît un livre foisonnant où passé et présent s'entrelacent. Car l'ambition de Lucien Bodard est immense : il s'agit de dire la Chine dans toutes ses contradictions, dans ses mythologies, dans ses désordres et dans sa sagesse. Au fil des pages surgissent les acteurs d'une des plus grandes convulsions de l'époque contemporaine, Mao bien sûr, mais aussi Tchang Kaï-chek, et Sun Yat-sen, et Ts'eu Hi, et Liu Shaoqi, et Deng Xiaoping. Surgissent aussi les fresques de sang, la révolte des Taïping, celle des Boxers, la guerre contre les Japonais, la Révolution culturelle... Théorie de massacres infinis, bégaiements de l'Histoire où la Chine, peut-être, s'enlise. Et puis, il y a le quotidien, cette randonnée dont les étapes - Pékin, Shanghai, Hangzhou, Nankin, le Fleuve Bleu, Chongqing, Chengdu, Kunming, Canton, Hong Kong - sont autant de pierres dressées sur les chemins de la mémoire. De paysages en personnages, le livre devient un vrai tableau de la Chine d'aujourd'hui : étudiants, écrivains, directeurs d'usine... Bodard les décrit tous, ces Chinois bien réveillés qui construisent la Chine de demain. Plus secrètement, ce voyage est aussi un voyage sentimental, la quête longtemps repoussée des lieux où vécurent sa mère Anne-Marie et son père Albert le Consul. Et l'homme Bodard marche sur leurs pas, cherche et trouve le consulat où il est né, les cours où il a joué, renouant enfin avec la réalité de son passé. Lucien Bodard et la Chine, une histoire d'amour.
On disait toujours que Lucien Bodard, le Prince des grands reporters, que sa monumentale histoire de la guerre d'Indochine avait plus de qualités d'évocation et de vie que le plus romanesque des romans.C'est en 1973 que Bodard deviendra romancier, et ce fut Monsieur le Consul ou la découverte, par un enfant ravi, d'une Chine encore médiévale, mise à sac par les seigneurs de la guerre, où Albert, consul de France, Monsieur le Consul, se débat pour mener à bien la construction d'un chemin de fer qui relierait le Sichuan au Tonkin. Le petit Lulu voit tout, raconte tout, de l'élégante arrogance d'Anne Marie, sa mère bien-aimée, à la misère, aux têtes coupées, aux fastes de Shanghai. Monsieur le Consul sera couronné par le prix Interallié.Deux ans plus tard, Bodard récidive avec Le Fils du Consul. Cette fois, nous sommes au Yunnan, dans une Chine nouvelle où gronde la révolution. Une Chine où les Blancs ont peur. Voyous, putains, barbouzes, ambassadeurs, encore une fois Bodard n'épargne personne, ni l'ordre colonial, ni le duel toujours recommencé de la mésentente de ses parents qui, en 1981, lui fera écrire le fabuleux Anne Marie, qui obtiendra le prix Goncourt.A travers Anne Marie, Lucien Bodard ne raconte pas seulement sa mère et ses rapports avec l'homme qui gouverne le Quai d'Orsay, mais aussi l'univers des écoles de la grande bourgeoisie, celui des salons, de la puissance, et le désespoir d'un petit garçon qui hurle son besoin d'amour.Après la trilogie de La Guerre d'Indochine, voici réunie dans ce volume, la trilogie romanesque de l'enfance de Lucien Bodard: ces trois livres ont consacré un nouveau très grand romancier dont on ne finira pas de savourer les personnages hors du commun et l'écriture singulière et somptueuse.Lucien Bodard est le né le 9 janvier 1914 à Tchoung-King (aujourd'hui Chong-qing), en Chine, où son père était consul. Devenu grand reporter pour France-Soir, il a couvert tous les événements brûlants du demi-siècle dans le monde entier. Journaliste-écrivain, il avait obtenu le prix Aujourd'hui pour L'Humiliation. Romancier, il a reçu le prix Interallié pour Monsieur le Consul et le prix Goncourt pour Anne Marie.Auteur de plus de 20 livres traduits dans le monde entier, il est décédé le 2 mars 1998, quelques heures après avoir terminé la correction des épreuves de son dernier roman, Le Chien de Mao.
Résumé : Dans un style très vivant, accessible à tous, Lucien Bodard raconte comment la Chine est sortie du Moyen Âge pour devenir une puissance moderne. De Tseu Hi, l'impératrice qui fut à la fois la Messaline et la Catherine Il de la Chine, à l'intrusion des puissances européennes, à la fondation de Shanghaï, à Sun Yat Tsen, aux débuts de Tchang Kaï Chek, à ses alliances et ses luttes mortelles avec les communistes, à la guerre sino-japonaise, à la Longue Marche, aux Cent Fleurs et à la Révolution culturelle, c'est cent ans d'histoire qu'il n'est plus permis d'ignorer. L'ouvrage est illustré de nombreuses photographies dans le texte qui forment un second livre dans le livre.
{La Vallée des roses} est l'histoire d'une ambition folle qui réussira, d'une ascension qui n'avait pas une chance sur un million de se réaliser, celle d'une fleur, d'une beauté à la grâce incarnée : une jeune fille qui a nom Yi. Yi, qui caresse un rêve inouï : devenir la femme de l'Empereur régnant et, en le subjuguant, gouverner la Chine aux 500 millions de sujets, devenir la fameuse impératrice Tseu-hi. On voudrait tout citer, tout raconter. D'abord Hieng-fong, le Soleil Impérial, le souverain auquel Yi rêve de s'unir, "... dégénéré, ivrogne et débauché, une raclure, un être sans foi ni loi. . ". . Habité de surcroît d'une totale horreur des femmes, Hieng-fong règne sur une cour que composent des gitons. On voudrait dire aussi, évoquer la Cité Violette de Pékin, que gardent des régiments de castrats... Et encore le Concours du Concubinat où, gardée par le Grand Eunuque et le Grand Surveillant, la Mère du Ciel (mère de l'Empereur) choisira, parmi cent filles dénichées d'un bout à l'autre de la Chine, les trente qui seront les concubines de son fils, formeront le Harem Impérial et tenteront de séduire l'implacable pédéraste. Ce roman de moeurs est un fantastique roman d'aventures qui, à chaque page, confronte le lecteur à la réalité la moins vraisemblable et, génie de l'auteur, à la plus vraie. Par dizaines et dizaines se succèdent des scènes hallucinantes que gorge, gonfle et magnifie le style de Bodard.
Biographie de l'auteur Né en Chine en 1914 et mort à Paris en 1998, Lucien Bodard s'est vite imposé comme un des plus grands reporters de classe internationale. Ses articles ont fait partout sensation. De son expérience du continent asiatique, il a tiré des ouvrages fondamentaux : La Chine de la douceur, La Chine du cauchemar, Mao, et une trilogie consacrée à la guerre d'Indochine. Il est également l'auteur d'un bouleversant témoignage : Le massacre des Indiens. Monsieur le Consul est le premier roman de Lucien Bodard qui, d'emblée, a rallié les suffrages de la critique et du public. La qualité saisissante de cette oeuvre a valu à son auteur le Prix Interallié 1973 décerné à l'unanimité.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...