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Un Marx, et ça repart !
Bocquet Alain R. ; Watiez Delphine
CHERCHE MIDI
19,25 €
Épuisé
EAN :9782749115450
Quarante-cinq ans de militantisme acharné, de convictions forgées au contact des mineurs, des métallos, des dockers du Nord, des universitaires, des artistes et des intellectuels engagés: ainsi se présente Alain Bocquet. Un communiste éduqué par des résistants. Patron de la puissante fédération communiste du Nord à 31 ans, adjoint de Pierre Mauroy à la mairie de Lille, membre du bureau politique du PCF en 1990, donné comme successeur de Georges Marchais en 1994, il reste à ce jour le dernier président d'un groupe communiste à l'Assemblée nationale. Ses adversaires redoutent son sens inné de la formule, quand sa gouaille fait le bonheur des journalistes. Orthodoxe tendance "dinosaure fossilisé" pour les uns, leader charismatique proche de l'homme providentiel pour les autres, meilleur ennemi des socialistes du Nord, allié objectif de Jean-Louis Borloo dans le Valenciennois, le "baron rouge de Saint-Amand-les-Eaux" fréquente sans complexe les patrons, au risque parfois de désarçonner les siens. Il n'en a cure. Volontiers provocateur, narcissique et pudique, Alain Bocquet se révèle aussi un homme chaleureux, qui a gardé beaucoup de "Till l'Espiègle", héros de son enfance. Des témoins venus de tous les bords politiques complètent ce portrait bigarré.
Cette autobiographie est celle d'un homme qui a toujours eu la passion du dessin, de "ce qui se tire, ce qui s'imprime". Alain Saint-Ogan ((1885-1974) relate ici le Paris de son enfance, lorsque, à l'âge de douze ans, il rédigea et dessina entirement ses premiers journaux, L'Écho d'Auteuil et le Journal des Deux Mondes. En 1925, il créa les personnages de Zig et Puce et du célèbre pingouin Alfred (sacré fétiche national, aussitôt adopté par Joséphine Baker, Mistinguett, Yvonne Printemps...). Outre la bande dessinée, il collabora aussi à de nombreux journaux, Dimanche illustré, Le Matin, Le Petit Parisien, anima une émission radiophonique et produisit des émissions télévisées. Alain Saint-Ogan passe pour être l'inventeur de la bande dessinée française. Il est toujours reconnu comme un maître.
Alain Bosquet va à la recherche de son père, Alexandre Bisk, né à Kiev en 1884. Il conte d'abord les moments qu'ils ont vécus ensemble : la vie à Bruxelles, dans les années trente, les rencontres à New York deux décennies plus tard, l'affection, les affrontements, l'exil, l'âge mûr. Après le témoignage direct, les scènes reconstituées : une réalité ancienne, faite de fragments, à la Belle Epoque, en compagnie de Rainer Maria Rilke, puis la Révolution d'Octobre, la condamnation à mort, la fuite de Russie... Retrouver son père est banal. Il faut savoir le reperdre et en faire son double. Alain Bosquet le réinvente, dans une troisième partie. Les deux hommes seront contemporains et intemporels.
Résumé : Ce récit -qui est aussi une satire et une sorte de pamphlet- commence par ces phrases: " Deux centième jour de ma captivité ! Je compte, je recompte. Je ne peux pas me tromper. Je me trompe. Je suis normal, je suis équilibré: je me le redis. Je dois me le redire sans cesse. En six mois, j'ai vécu plusieurs vies. Je distingue entre le réel et le flou. Mon esprit est intact: non, il s'est dilaté, au point que mon crâne en éclate. " A la fin du récit on trouve ces phrases-ci: " Je ne garde aucune tendresse pour ma patrie: démocratie de la lâcheté, spectacle permanent, décadence de luxe. Il n'est pas raisonnable de penser ainsi, mais qui oserait exiger un autre comportement de moi ? J'ai été un prisonnier convenable: pourquoi serais-je un homme libre comme les autres ? Je m'arroge le droit de remettre en cause mon être le plus profond, et en même temps, l'ensemble de mes contemporains. J'ai mal à ma planète, ce qui est trop vaste: j'ai mal avant tout à mon Europe et à ma France. " La confession de cet otage -héros lamentable d'aujourd'hui- s'achève ainsi: " Très calme, je voudrais appartenir à une autre civilisation que la mienne. "
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
Présentation de l'éditeur Cet Almanach inhabituel est nourri d un long chapelet de gourmandises littéraires, celles-là mêmes qui inspirèrent l auteur tout au long de son parcours si singulier. Et les fleurons de cette luxuriante vitrine sont émaillés de « salivantes » recettes assorties aux saisons, de récits historiques déjantés, d anecdotes multicolores, de pensées, de maximes, d aphorismes, d extraits de chansons ou de proverbes malicieux. Le jardinage, les fleurs, les prédictions ou les naïves croyances « abracadabrantesques » y occupent également une place respectable. Bref ! La musique que jouera le feuillage de cet arbre (du savoir !) sera divine aux oreilles de tous les curieux de « friandises verbales » ! Un livre en régal majeur !