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Corbeau de malheur
BOCCACE/BALDASSARRI
BELLES LETTRES
43,00 €
Épuisé
EAN :9782251344980
Si ce que disent ces physiciens est vrai, à savoir que le membre auquel la bête brute, l'oiseau ou le poisson donne plus d'exercice est meilleur au goût et plus sain pour l'estomac, nul morceau ne doit être plus goûteux ni plus exquis que sa langue à elle, qui parle sans jamais s'arrêter, sans jamais faiblir, sans jamais cesser : et blablabla et blablabla et blablabla, du matin jusqu'au soir ; et même la nuit, te dis-je, dans son sommeil, elle ne s'arrête pas. Et celui qui ne la connaîtrait pas, à l'entendre discourir de son honnêteté, de sa dévotion, de sa sainteté et des membres de sa lignée, la prendrait certainement pour une sainte, et pour une descendante de rois ; et inversement, pour celui qui la connaît, l'entendre deux fois, et parfois une seule, donne envie de rendre l'âme.Introduction de Guido Baldassarri, professeur de littérature italienne à l'Université de Padoue. Du roman chevaleresque et du théâtre pastoral de la Renaissance, aux essais et à la poésie des XVIIe ? XVIIIe siècles, à celle de Pascoli, à l?histoire de l?enseignement littéraire, la contribution scientifique de ce spécialiste du Tasse embrasse un arc temporel étendu et un vaste champ de problématiques culturelles.Traduction de Pauline Pionchon, italianiste française née en 1980, formée à Lyon, Grenoble et Padoue, où elle a été élève de G. Baldassarri. Agrégée d?italien, elle enseigne la littérature et la linguistique à l?Université de Strasbourg. Elle prépare actuellement une thèse de doctorat sur la nouvelle dans la culture humaniste du XVe siècle.Texte italien établi par Giorgio Padoan. Spécialiste de philologie et de littérature italiennes, directeur de plusieurs revues scientifiques, Giorgio Padoan (1933-1999) a enseigné en Vénétie et dans plusieurs universités européennes et américaines. Ses principaux travaux portent sur Dante et Boccace, ainsi que sur la comédie des XVIe et XVIIIe siècles.Table des matières : Introduction par Guido BaldassarriLe Corbaccio en France : imitations et traductions par Pauline PionchonCorbeau de malheur / CorbaccioNotesIndex des noms propres mentionnés dans les textes introductifs de G. Baldassarri et P. Pionchon et dans les notesIndex des titres d'?uvres antiques, médiévales et renaissantes cités dans les textes introductifs de G. Baldassarri et P. Pionchon et dans les notesNotes Biographiques : Giovanni Boccacio est né en 1313 à Certaldo, bien qu'une légende prétende qu'il serait né à Paris. Auteur d'idylles mythologiques, allégoriques (Le Nymphée de Fiesole) ou psychologiques (Fiammetta) et du célébrissime Décaméron, il est considéré comme le premier grand prosateur italien. Guido Baldassarri est professeur de littérature italienne à l'université de Padoue. Pauline Pionchon est attachée temporaire d'enseignement et de recherche au département d'études italiennes de l'université de Strasbourg.
Résumé : 1348. La peste noire ravage Florence comme le reste de l'Europe. Dix jeunes gens décident de fuir cette terrible épidémie et se réfugient à la campagne. Mais comment passer agréablement le temps ? En se racontant des histoires, bien sûr ! Découvrez quatre d'entre elles où il est question d'amour heureux ou malheureux, de jalousie et de tromperie et pénétrez ainsi au coeur du XIVe siècle.
Résumé : Drôles, intelligentes et merveilleusement écrites, les cent nouvelles du Décaméron sont à l?origine d?une riche iconographie illustrant la profonde conviction de Boccace : " on ne doit pas accorder moins de liberté à la plume qu?au pinceau du peintre " (conclusion du Décaméron). Une fresque fascinante de plus de cinq cents ?uvres d?art en couleurs vient éclairer cette émouvante comédie humaine et amoureuse : les illustrations ornant les premières éditions de l?ouvrage, les dessins -tout récemment authentifiés- à la plume et à l?aquarelle de Boccace lui-même, les magnifiques miniatures du Manuscrit du Maître de la Cité des Dames, conservé au Vatican, et du Manuscrit Ceffini, conservé à la Bibliothèque nationale de France, les scènes somptueuses réalisées sur des coffres de mariages et des plateaux d?accouchée. Et une sélection des plus belles ?uvres inspirées par le Décaméron aux peintres de son époque. Disciple de Dante et grand ami de Pétrarque, Boccace s?inscrit dans la trilogie éternelle des grands auteurs italiens du Trecento. Comme Dante, Boccace choisit l?italien et non le latin pour écrire le Décaméron. Il conçoit son chef-d??uvre entre 1349 et 1351 alors que l?humanité bouleversée médite sur " les vices humains et les valeurs " à la suite de la tragique expérience de la peste qui ravage Florence en 1348, " envoyée aux mortels par la juste colère de Dieu... en punition de nos iniquités ". D?emblée, Boccace place le Décaméron sous le signe de l?amour naturel et triomphant, en prenant le parti et la défense des femmes : " moi, que le Ciel a voulu créer pour vous aimer... " Il appuie sa narration sur une construction originale et rigoureuse : pour éviter la peste, sept nobles demoiselles et trois jeunes gens courtois se réfugient dans la campagne autour de Florence. Chacun d?entre eux raconte dix nouvelles au cours de dixjournées. Cette " comédie humaine " alterne les amours joviales et dramatiques, la sensualité exaltée ou la spiritualité religieuse, les vices les plus laids et les vertus héroïques, le réalisme et la transfiguration fabuleuse...
Boccace a trente-cinq ans en 1348 quand, « juste effet de la colère de Dieu », éclate la grande peste qui flagelle l'Italie, brisant les attachements les plus forts (en cette année mourut la Laure de Pétrarque) et détruisant pour un temps tout lien social. Composé dans les années qui suivent, le « Livre des dix journées », premier chef-d'oeuvre de la prose littéraire, s'ouvrira sur ce tableau apocalyptique, dont la force grandiose et terrible, n'a rien à envier à la description de la peste d'Athènes chez Thucydide. C'est en effet dans ce contexte que sept jeunes filles courtoises et trois jeunes hommes qui ont conservé leur noblesse d'âme se retirent sur les pentes enchanteresses de Fiesole pour fuir la contagion de Florence, devenue un immense sépulcre, et pendant deux semaines se réunissent à l'ombre des bosquets, partageant le temps entre repas, danses et promenades, et se distrayant chaque jour, à l'exception des jours fériés, par le récit de dix nouvelles, une pour chacun, tantôt sur un sujet libre, tantôt sur un sujet fixé à l'avance pour tous, par la reine ou le roi de la journée. On a employé le terme italien de cornice ou cadre pour désigner cette façon de lier entre eux les cent récits qui suivent au sein d'une nouvelle portante ou d'une « super-nouvelle », modèle souvent imité depuis... Trois grands thèmes traversent ces histoires ; face à la Fortune, deux forces, dont on s'aperçoit qu'à elles deux elles impliquent l'être tout entier : instinct et raison, - le coeur et l'intelligence, toute-puissance d'Éros et force foudroyante de l'Esprit. Le dénominateur commun à des sujets aussi divers est la toute-puissance d'un instinct où le désir charnel est toujours engagé. Ce qui s'oppose diamétralement à l'éthique chrétienne du Moyen Âge, avec l'absence, dans ce monde gouverné seulement par la nature et la Fortune, de toute préoccupation concernant le salut, c'est avant tout son naturalisme, sa morale sexuelle, sa revendication sans fard d'une liberté des sens. Ajoutons la confiance en cette autre grande force motrice qu'est l'Esprit. Ce poème de l'initiative humaine, de l'industrie, de l'agir humain se jouant dans les limites et avec les sollicitations que lui offrent la Fortune et les autres hommes, dans la trame complexe des rapports en société, est aussi et d'abord le poème de l'Intelligence. « Le Décaméron », salué à juste titre comme le premier chef-d'oeuvre de la prose littéraire en langue vulgaire, est en même temps et avant la lettre un modèle brillantissime de « conversation civile » (Stefano Guazzo) ou de « conversation conteuse ». Préface de Pierre Laurens, professeur émérite à la Sorbonne. Traduction nouvelle de Giovanni Clerico. Dossier de Claude et Pierre Laurens.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »