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Le choix de la résistance
Blum Malou
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204057349
Pourquoi Malou Blum a-t-elle fait Le Choix de la Résistance ? Elle avait lu Mein Kampf en 1937, alors qu'elle n'était encore qu'une élève de première. Alors comment ne pas réagir quand les premiers actes de la " collaboration dans l'honneur " furent d'exclure de la société française quelques-uns de ses membres les plus prestigieux ou de livrer des réfugiés de tout bord, à qui la France avait offert un refuge contre la barbarie ? C'est en décembre 1941 que le Père Perrin, son aumônier d'alors, sensible à ses aspirations, la mettra en contact avec l'équipe de diffusion des Cahiers de Témoignage chrétien. Grâce à la Résistance, Malou Blum va connaître un monde sans barrières sociales ni hiérarchie dont les membres étaient unis par une connivence sincère plus forte que tous les liens qu'elle avait tissés jusque-là. Elle eut, entre autres privilèges, celui de côtoyer Simone Weil qu'elle nous dépeint chaleureuse, humaine, capable d'une infinie tendresse. Ce livre est le témoignage de celle qui s'est mise au service d'une cause, " la seule peut-être pour laquelle il vaille la peine de risquer sa vie : la défense et la dignité de tous les hommes et de la Vérité ".
L'histoire de l'ex-Empire russe, de l'URSS et du monde post-soviétique est essentielle à la compréhension des enjeux géopolitiques actuels. Cet ouvrage en propose une lecture claire en étudiant des problématiques communes à l'histoire de la fin de l'empire russe (à partir de la Révolution de 1905), à l'URSS et aux Etats post-soviétiques. Cet ouvrage, à travers une histoire thématique et chronologique, traite de plus d'un siècle d'histoire d'un Empire qui éclate à la fin des années 1980 avec la fin de l'URSS, laissant chacun des Etats qui en sont issus suivre des trajectoires divergentes, mais présentant souvent des traits communs. Cette histoire sera abordée à travers un ensemble de thématiques essentielles pour comprendre l'articulation entre les dynamiques sociales, politiques, économiques et culturelles de sociétés extrêmement diverses. Chaque thème, objet d'un chapitre, couvrira l'ensemble de la période qui s'étend du début du xxe siècle à aujourd'hui.
Résumé : Progressisme social et progressisme technique vont-ils de pair ? Quels sont les rapports entre technique et politique ? Comment de nouveaux outils s'insèrent-ils dans la panoplie militante? Comment les militants inventent-ils de nouveaux usages d'outils existants ? L'outil peut-il devenir l'objet même de la pratique militante ? Après la radio et la télévision, Internet n'est-il pas aujourd'hui l'outil par excellence de production de la rupture et d'invention d'un nouveau langage ? Telles sont quelques unes des questions posées par cet ouvrage. A travers l'analyse des pratiques militantes de mouvements sociaux ou de réseaux militants, d'associations et partis, il s'agit de mieux comprendre la dialectique à l'oeuvre entre innovation technique et formes de l'engagement, entre appropriation des technologies et modalités de l'action collective, des radios de lutte à Internet. Les analyses ici proposées s'intéressent à l'adoption, à l'adaptation - voir au détournement - par le monde militant, de dispositifs techniques variés : radio, télévision, ordinateur, minitel, internet, mailing-lists.
Résumé : La prison des chefs politiques dans la France de Vichy (1940-1944). Dès l'été 1940, Georges Mandel, Léon Blum, Edouard Daladier, Guy La Chambre, Paul Reynaud et le général Gamelin ont été emprisonnés par Vichy pour plus de deux ans ; Jean Zay, quant à lui, a passé toute la guerre en prison jusqu'à son exécution. Figures emblématiques de la vie politique nationale de la IIIe République, ils sont tenus par le nouveau régime comme " responsables de la défaite ". A partir de sources largement inédites, Prisonniers d'Etat sous Vichy reconstitue de façon détaillée et concrète l'évolution de leurs conditions d'enfermement et de transfert et retrace minutieusement les dérives de l'Etat français et de sa justice pour mettre en évidence le moment où celle-ci se mue en justice d'exception, avec la complicité d'une magistrature sous influence - à l'image du parquet général de la Cour suprême de justice de Riom. Vichy introduit par exemple un dispositif subtil qui consiste à accorder à ces personnalités, afin de mieux les discréditer, nombre de privilèges - notamment sur le plan matériel - qui sont ensuite livrés en pâture à l'opinion publique, et inaugure par ailleurs un mode d'enfermement particulièrement anxiogène, fait de vexations et de déplacements imposés en raison de supposées menaces extérieures. Il ressort de cette étude novatrice que l'emprisonnement de ces hommes, loin d'être un élément secondaire dans la ténébreuse histoire de Vichy, constitue au contraire un laboratoire du contrôle et de la manipulation de l'opinion. Christophe Lastécouères révèle d'une plume alerte et passionnée les difficiles conditions de captivité de ces boucs émissaires proclamés et rend à ceux-ci justice et dignité.
Résumé : Pierre Birnbaum, le théoricien de l'Etat fort à la française dont il a dessiné l'idéal-type, universaliste et protecteur des minorités, est né en juillet 1940, à Lourdes, quelques jours après l'instauration du régime de Vichy, de parents juifs et étrangers, dans une famille persécutée puis traquée par " l'Etat français " et par l'Occupant. A l'âge de deux ans, il est confié à une famille de fermiers des Hautes-Pyrénées avec sa soeur à peine plus âgée. Enfant caché, il doit sa survie à des Justes alors que les hauts fonctionnaires du régime de Vichy collaborent à la chasse aux Juifs. Par un étrange déni, il ne s'était jusqu'ici jamais interrogé dans son travail sur cet " Etat français " qui a mobilisé tous les moyens pour les traquer, lui et sa famille. Il retrace, dans ce livre émouvant, les années de persécution de son enfance à partir d'archives saisissantes, tant locales que nationales, et se fait l'historien de sa propre histoire. Il pose surtout en des termes nouveaux, depuis le coeur de sa théorie, la question de la continuité entre la République et Vichy. L'Etat devenu " français " sous la houlette des droites extrêmes, est-ce encore l'Etat ? Cet ouvrage d'une force singulière ne manquera pas de susciter le débat sur un pan de notre histoire toujours disputé. Car, conclut Pierre Birnbaum, le fait que les hauts fonctionnaires passés au service de Vichy aient été si peu sanctionnés pour leurs responsabilités dans la persécution et la déportation des Juifs de France reste un héritage lourd à porter. Toutes les conséquences de la leçon de Vichy n'ont pas été tirées. Professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pierre Birnbaum est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Les Fous de la République. Histoire politique des Juifs d'Etat, de Gambetta à Vichy (Fayard, 1992 ; Points Histoire, 1994), Léon Blum. Un portrait (Seuil, 2016 ; Points Histoire 2017) et Où va l'Etat ? (Seuil, 2018).
Le livre référence sur la Résistance et tous ceux, connus ou inconnus, qui se sacrifièrent pour libérer la France, pour les 80 ans de l'appel du 18 juin. Les résistants sont " ceux qui ont préféré les raisons de vivre à la vie ". Gilles Perrault nous raconte leur histoire, qu'il connaît bien, et nous explique comment ils ont contribué à la victoire par leurs actions de renseignement et de sabotage qui ont facilité le débarquement en Normandie et retardé l'arrivée des renforts allemands au moment crucial. Il nous montre le côté improvisé de ce mouvement à ses débuts, les premières actions menées malgré le peu de moyens et surtout le manque d'armes, l'absence de cloisonnement entre les réseaux, qui sera fatal à beaucoup. Il ne nous cache rien des conflits violents qui opposèrent souvent les résistants, de leur peur permanente d'être arrêtés, de parler sous la torture, voire de devenir un traître. Il nous parle également de la haine des occupés pour l'ennemi, de l'enfant qu'il était à l'époque, redoutant sans cesse l'arrestation de ses parents qui travaillaient pour le SOE , de l'importance de la radio, du Général de Gaulle qui fut d'abord pour les Français une voix, de certaines manifestations pendant l'occupation ou d'initiatives individuelles touchantes, comme la traversée de la Manche en canoë, de nuit, par cinq très jeunes garçons. Hormis les personnages incontournables (Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac...), on rencontrera dans ce livre des personnes moins connues, notamment des femmes telles que Berty Albrecht, Simone Michel-Lévy, Véra Obolensky auxquelles l'auteur rend un bel hommage. Malgré la gravité du sujet, ce livre plein d'humanité n'est pas exempt d'humour.
Voici une histoire de courage sans faille face au mal. Voici le drame haletant d'une femme qui a tout risqué pendant l'Occupation pour mettre à l'abri des centaines d'enfants juifs condamnés à la déportation. Suzanne Spaak, née en 1905 dans une famille de la haute bourgeoisie catholique belge, s'est installée à Paris en 1937 avec son mari, dramaturge à succès. Lorsque la guerre éclate, elle rejoint sans hésiter la Résistance et s'appuie sur sa fortune et son prestige social pour enrôler des complices dans la capitale occupée. Au nez et à la barbe des Allemands, Suzanne et d'autres femmes venues de plusieurs groupes de résistants juifs et chrétiens " kidnappent " des dizaines d'enfants pour les sauver des chambres à gaz. Suzanne paiera son immense volonté et son intrépidité : capturée par la Gestapo, elle sera exécutée peu avant la Libération.