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Révolutions africaines. Congo, Sénégal, Madagascar, années 1960-1970
Blum Françoise
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753534285
Ce livre propose une analyse comparative de trois révoltes post-coloniales, intervenues peu après des indépendances négociées, sur le terrain de l’ancien Empire français d’Afrique : la révolution des «Trois glorieuses» au Congo Brazzaville en août 1963, celle de Mai 1972 à Madagascar, et de Mai 68 au Sénégal. Les deux premières ont provoqué la chute des pouvoirs en place – celui de l’Abbé Youlou et celui du Président Tsiranana -, et consacré l’avènement de régimes radicalement différents. Le Mai dakarois, par contre, bien qu’il ait eu des effets en profondeur sur la vie politique sénégalaise, n’entraîne pas la chute du Président Senghor, dont le pouvoir vacille mais qui tient bon. Ce livre apporte une contribution tant à l’histoire des révoltes et révolutions, à celle des années «68» - L’Afrique aussi a eu ses «68» -, qu’à celle d’un continent africain qu’une historiographie pas si ancienne a eu tendance à considérer comme un continent à part, un monde immobile et peu susceptible de modernité. L’Afrique est dans le monde et participe, par de multiples réseaux et connexions, à la globalisation, non comme le continent passif et soumis à toutes les influences mais comme un continent dont les résistances, les luttes et les combats produisent notre avenir, un continent dont les mobilités font aussi la richesse.
Pierre Naville (1903-1993) fut une figure du surréalisme, puis un militant professionnel, avant d'entamer la rédaction de ses ?uvres majeures et d'acquérir une légitimité scientifique dans le champ de la sociologie. Pour autant, il ne cessa jamais d'être un militant et un écrivain. Cet ouvrage se propose d'analyser une série de rencontres essentielles, réelles et/ou intellectuelles, dans la vie de Naville : rencontre avec André Breton et les surréalistes, avec Léon Trotsky, avec Georges Friedmann, mais aussi avec Paul Thiry d'Holbach ou John Broadus Watson.... Cette démarche permet ainsi de mieux comprendre la position de ce riche héritier en capital social et culturel dans les différents champs du savoir (politique, littéraire et sociologique), et la façon dont il se situe au c?ur de réseaux qui se recoupent, se croisent et s'alimentent les uns les autres. Ce livre offre donc, outre une archéologie des savoirs, des pratiques et des affinités de Pierre Naville, une contribution à la connaissance de la construction, du fonctionnement et de l'imbrication de ces réseaux eux-mêmes : réseaux familiaux, réseaux militants, réseaux intellectuels, réseaux professionnels.
Blanc Guillaume ; Blum Françoise ; Chantre Luc ; C
LA référence pour le sujet d'Histoire contemporaine de l'agrégation d'Histoire Tout ce dont l'étudiant a besoin pour le sujet 2023-2024 d'Histoire contemporaine de l'agrégation externe d'Histoire. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence
Résumé : Progressisme social et progressisme technique vont-ils de pair ? Quels sont les rapports entre technique et politique ? Comment de nouveaux outils s'insèrent-ils dans la panoplie militante? Comment les militants inventent-ils de nouveaux usages d'outils existants ? L'outil peut-il devenir l'objet même de la pratique militante ? Après la radio et la télévision, Internet n'est-il pas aujourd'hui l'outil par excellence de production de la rupture et d'invention d'un nouveau langage ? Telles sont quelques unes des questions posées par cet ouvrage. A travers l'analyse des pratiques militantes de mouvements sociaux ou de réseaux militants, d'associations et partis, il s'agit de mieux comprendre la dialectique à l'oeuvre entre innovation technique et formes de l'engagement, entre appropriation des technologies et modalités de l'action collective, des radios de lutte à Internet. Les analyses ici proposées s'intéressent à l'adoption, à l'adaptation - voir au détournement - par le monde militant, de dispositifs techniques variés : radio, télévision, ordinateur, minitel, internet, mailing-lists.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?