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Car le monde est creux
Blouin Patrice
EDITIONS MF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782378040802
Car le monde est creux est recueil de poèmes (69 blocs de 1500 signes) et une histoire critique de notre relation à l'ailleurs, une exposition aussi littérale que merveilleuse du colonialisme. En compressant Le Devisement du monde de Marco Polo, Les Mille et une nuits et Star Trek, Patrice Blouin réécrit notre histoire - et on peut lire ainsi son long poème, comme l'épopée d'une exploration de territoires toujours nouveaux - tout en extrayant de son matériau sa part de merveilleux - chaque poème est en ce sens une merveille, un trait de de merveilleux qui détermine encore aujourd'hui notre rapport à l'ailleurs (désormais interstellaire). Mais il rend sensible également, la compression permet cela, les conditions raciales et sexuelles de cette exploration : l'assujettissement des populations et l'exploitation des territoires. L'envers du merveilleux est la violence. L'un ne va pas sans l'autre. C'est aussi pourquoi Car Le Monde Est Creux prend la forme du poème : lui seul peut dire à la fois le merveilleux et la violence, le regard enchanté de l'explorateur (toujours un homme) et la violence qui l'accompagne et qu'il rend possible.
Cet essai expose une réflexion sur la représentation de l'espace dans les univers fictionnels, dont il sonde les liens intimes avec la réalité. Dans un environnement postmoderne où la perception du réel est affaiblie et le simulacre triomphant, les arts mimétiques, auxquels la littérature ressortit, sont désormais à même de proposer une nouvelle lecture du monde, géocritique, où interviennent la théorie littéraire, la géographie culturelle et l'architecture.
Résumé : " La nuit j'explose les blocs ". Un spectateur de block-busters (ou est-ce plusieurs) traversé par la puissance des effets spéciaux, raconte ses déplacements aériens, ses enlisements brusques, sa vision nocturne, son souffle de glace, sa traversée des murs, ses métamorphoses etc. Tout un onirisme fantastique qui rapproche les pouvoirs métamorphiques du cinéma digital de la poésie d'Ovide.
Appelons-les Tino et Tina. Ils habitent à paris dans le coude étroit de la rue de Messine. Alors qu'ils avaient quatorze et quinze ans, leur mère avait repris unilatéralement son indépendance. C'était durant l'hiver quatre-vingt trois. Avant de disparaître, elle leur avait laissé à chacun une chambre de bonne en vis-à-vis, de part et d'autre e la rue. Elle les avait placés là comme ses vigies monstrueuses, disait-elle dans son mot d'adieu.".
La photo-finish est l'image de sport par excellence. En démultipliant le temps "t" de l'arrivée, en le recomposant dans l'espace, elle produit un monstre visuel sans véritable équivalent. C'est en se plaçant sous cet emblème que Patrice Blouin ouvre son enquête sur la mise en images du sport et la contre-histoire qu'elle permet d'écrire. Croisant l'étude de compétitions majeures et des textes fondateurs de Roland Barthes, Eric Rohmer ou Walter Benjamin, il met au jour les liens qui existent entre systèmes de jeu et techniques de représentation. Avec une même ligne directrice: l'image n'est pas à la fin du sport, mais bien à son début.
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Les professions musicales comptent parmi les premières à avoir offert aux femmes un accès à des activités qualifiées. Le Conservatoire de musique de Paris a été mixte dès sa création en 1795, soixante-dix ans avant les universités et cent ans avant l'Ecole des beaux-arts. En 1850, les femmes purent officiellement apprendre la composition au Conservatoire de Paris, et malgré embûches et préjugés, nombreuses ont été les compositrices qui ont laissé une oeuvre importante, alors que les histoires de la musique successives ont procédé à leur effacement progressif. Au XXIe siècle, nous avons encore du mal à citer des noms de compositrices de notre époque. Ce livre souhaite donner une visibilité à cinquante-trois compositrices actives en France, issues de vingt nationalités différentes, dressant un paysage musical d'une grande diversité.
Economie Eskimo a ?t? ?crit pour r?pondre ? la question suivante : le bonheur est-il accessible aux terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie ? la fois l'exp?rience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'a ecter et d'?tre a ect?. Dans la continuit? conceptuelle et la constitution de la bulle singuli?re. Frank Zappa r?pondrait : dans la musique. Economie Eskimo est un livre sur la pens?e de Zappa : un h?ros ?nigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur.