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Car Le Monde Est Creux . 69 compressions de l'ailleurs merveilleux
Blouin Patrice
EDITIONS MF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782378040772
Car Le Monde Est Creux est un recueil de poèmes (69 blocs de 1500 signes) et une histoire critique de notre relation à l'ailleurs, une exposition aussi littérale que merveilleuse du colonialisme. Patrice Blouin compresse trois oeuvres emblématiques de notre rapport à l'ailleurs : Le Devisement du monde de Marco Polo, Les Mille et une nuits et la série télévisée Star Trek et réécrit ainsi notre histoire - on peut lire ainsi son long poème, comme l'épopée d'une exploration de territoires toujours nouveaux - tout en extrayant de son matériau sa part quintessentielle de merveilleux - chaque poème est en ce sens une merveille, un trait de de merveilleux qui détermine encore aujourd'hui notre rapport à l'ailleurs (désormais interstellaire). Mais il rend sensible également, la compression permet cela, les conditions raciales et sexuelles de cette exploration : l'assujettissement des populations et l'exploitation des territoires. L'envers du merveilleux est la violence. L'un ne va pas sans l'autre. C'est aussi pourquoi Car Le Monde Est Creux prend la forme du poème : lui seul peut dire à la fois le merveilleux et la violence, le regard enchanté de l'explorateur (toujours un homme) et la violence qui l'accompagne et qu'il rend possible.
Cet essai expose une réflexion sur la représentation de l'espace dans les univers fictionnels, dont il sonde les liens intimes avec la réalité. Dans un environnement postmoderne où la perception du réel est affaiblie et le simulacre triomphant, les arts mimétiques, auxquels la littérature ressortit, sont désormais à même de proposer une nouvelle lecture du monde, géocritique, où interviennent la théorie littéraire, la géographie culturelle et l'architecture.
Blouin Patrick ; Ouellet Claudine ; Renaud Jean-Sé
Pierre Valois est professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'Education de l'Université Laval. Jean-Sébastien Renaud est professeur en mesure et évaluation au Département de médecine familiale et de médecine d'urgence de l'Université Laval. Claudine Ouellet est professeure à l'Université Laval où elle donne différents cours entièrement dispensés en ligne. Patrick Blouin est professionnel de recherche à l'Université Laval.
Résumé : " La nuit j'explose les blocs ". Un spectateur de block-busters (ou est-ce plusieurs) traversé par la puissance des effets spéciaux, raconte ses déplacements aériens, ses enlisements brusques, sa vision nocturne, son souffle de glace, sa traversée des murs, ses métamorphoses etc. Tout un onirisme fantastique qui rapproche les pouvoirs métamorphiques du cinéma digital de la poésie d'Ovide.
Appelons-les Tino et Tina. Ils habitent à paris dans le coude étroit de la rue de Messine. Alors qu'ils avaient quatorze et quinze ans, leur mère avait repris unilatéralement son indépendance. C'était durant l'hiver quatre-vingt trois. Avant de disparaître, elle leur avait laissé à chacun une chambre de bonne en vis-à-vis, de part et d'autre e la rue. Elle les avait placés là comme ses vigies monstrueuses, disait-elle dans son mot d'adieu.".
Pascal Dusapin est aujourd'hui le compositeur français vivant le plus célèbre. Il a composé, depuis quatre décennies, selon diverses manières, toutes atonales et néanmoins de plus en plus "accessibles" au public. La plus récente (son "troisième style"), empreinte de lyrisme, ne s'interdit plus les envoûtantes textures de cordes, et serait en quelque sorte néo-romantique mais dans le strict cadre du timbre. La première, encore xénakienne, hérissée de quarts de tons et de tremoli néo-expressionnistes, était celle des années 1980. La seconde occupe cet ouvrage. C'est ce qu'on appelle "l'intonation". Dusapin, durant les années 1990, associe une "modalité restreinte" qui semble imiter, à l'instrument, les prosodies de la voix parlée. Il en résulte une permanence incantatoire, qui parle littéralement à l'auditeur. C'est une approche du tréfonds commun à l'homme et à l'animal, "sale", archaïque, prosaïque, en réaction historique aux scientismes sériels puis spectraux, et qui replace la voix, en tant qu'affect brut, au coeur de la musique contemporaine.
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.