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Paul Fournel. Liberté sous contrainte
Bloomfield Camille ; Romestaing Alain ; Schaffner
SORBONNE PSN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782878546255
Liberté sous contrainte : cette formule qui n'est paradoxale qu'en apparence donne le ton de l'oeuvre de Paul Fournel. "Esclave volontaire" puis président de l'Oulipo, poète, romancier et cycliste émérite, grand admirateur de Raymond Queneau, historien du guignol lyonnais, auteur de livres pour enfants, de récits érotiques, autobiographiques et de plusieurs livres sur le vélo, Paul Fournel est également l'auteur d'ouvrages complexes et contraints comme L'Equilatère, Chamboula ou La Liseuse, ou encore des Clefs pour la littérature potentielle (premier livre jamais écrit sur l'Oulipo). L'attaché culturel qui vécut aux quatre coins du monde en a par ailleurs rapporté des témoignages passionnants sur le Caire (Poils de Cairote), Londres (La Liseuse) ou San Francisco (Jason Murphy). L'oeuvre de Fournel étend donc ses ramifications dans toutes les directions, comparable en cela à celle de Perec qui disait vouloir épuiser le champ des possibles en littérature. Son principal mérite est de réconcilier les expérimentations d'avant-garde avec la simplicité, le naturel, la légèreté, "sans rien en lui qui pèse ou qui pose". Le succès des Athlètes dans leur tête joué par André Dussolier en est un bon exemple. Respectueux de la tradition mais toujours en quête de formes nouvelles, Paul Fournel est une des figures les plus attachantes de la littérature de notre temps.
Georges Bataille, la terreur et les lettres met en cause la vulgate critique qui, à la suite de Tel Quel, continue à donner la faveur à une lecture " terroriste " de l'oeuvre bataillienne. On lit toujours Bataille pour le sublime de son abjection et la passion indicible de ses textes. On retient encore de son oeuvre ce moment initial où la révolte contre le surréalisme contribue à proposer l'image durable d'une " écriture " antirhétorique, sacrificielle et pulsionnelle. Or, cette approche est aussi historiquement limitée qu'elle est textuellement problématique. Elle ne permet pas de prendre en compte l'ensemble d'une réflexion littéraire qui, dans les années quarante, revient sur ses textes et repense leur relation au sacrifice et à l'indicible. C'est donc à partir d'une relecture générale de l'oeuvre et plus particulièrement de certains textes charnières des années quarante (le Coupable, L'expérience intérieure, L'impossible) que le présent ouvrage remet en question le terrorisme de Bataille. Il réévalue son approche littéraire dans le contexte critique des oeuvres contemporaines pour montrer que l'appel paulhanien à un " retour à la rhétorique " trouve alors davantage d'échos dans l'écriture bataillienne que la terreur anti-poétique. L'expérience intérieure de Bataille, son impossibilité n'y perdent pas leur tension vers l'indicible. Elles y gagnent une conscience de leurs clichés et le savoir très sûr de leur littérarité.
Bloomfield Linda ; Bloomfield Henry ; Chabard Laur
Destiné aux céramistes amateurs et professionnels, ce livre explore toute la gamme des matières premières permettant de créer de nouvelles teintes d'émaux. Il contient une large sélection de recettes pour une utilisation sur faïence, grès ou porcelaine. Linda Bloomfield y aborde les aspects pratiques liés à la pose de l'émail, à l'ajustement des recettes pour d'autres températures et à la correction des défauts. Elle explique comment la couleur obtenue dépend du type d'émail de base et des fondants utilisés dans sa fabrication. L'accent est mis sur l'emploi des oxydes colorants, qui donnent profondeur, transparence et variété de couleurs. Sont également présentés les composants des colorants de synthèse afin de pouvoir reproduire certaines teintes dans son atelier. Très utile, ce manuel a été conçu pour accompagner les céramistes dans la création de leurs émaux, afin de maîtriser le rendu des couleurs et élargir leur palette.
Harold est un homme sans âge, sans amour, sans succès, sans échec flagrant non plus, et sans métier défini. Un homme gris perdu dans la grisaille d'une existence inutile et banlieusarde. Il affleure chez lui par instants, cependant, des éclairs de lucidité qui font assumer qu'il a été autre chose, qu'il a connu une vie meilleure. En fait la vie véritable de Harold s'est arrêtée le jour où son fils de huit ans s'est fait écraser par une voiture dont le chauffeur a été dégagé de toute responsabilité. A celui-ci Harold voue une haine qui tourne à l'obsession de vengeance. Le livre s'ouvre sur le premier acte de ce qu'il vient de considérer comme le ressort de sa vie, la persécution de l'assassin impuni : il jette une brique à travers les vitres de ce Greensmith. Le roman s'achève sur l'arrestation de Harold. La police, qui suivait le cas de Harold, s'était efforcée de lui faire entendre raison afin d'éviter une arrestation. Sa femme, sa maîtresse ont essayé de l'aider mais Harold est irrémédiablement embourbé, irrécupérable, fasciné par le gouffre de sa propre perte qu'il ne peut plus que précipiter lui-même. Les lettres anonymes, les briques, les menaces, les coups qu'il distribue ne sont plus en fait que les étapes de sa délivrance. Car cet homme qui s'achève à petits coups se leurre sur ses véritables mobiles qui ne sont pas un acte commis par un certain Greensmith, mais sa médiocrité, son ennui, sa graisse, son âge qu'il vise justement sur sa victime qui, en fait, est son double.
Quatrième de couverture L’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) est le groupe littéraire français le plus ancien du champ contemporain. Depuis 1960, il œuvre, réunion après réunion, publication après publication, à une refondation de la littérature à l’aide de contraintes d’écriture souvent inspirées des structures mathématiques et ludiques. Suivi de près par un petit cercle d’amateurs fidèles, connu des amoureux de jeux de langage comme des auditeurs des «Papous dans la tête» sur France Culture, largement exploité par les enseignants pour leurs classes, l’Oulipo a également influencé nombre d’écrivains et d’artistes contemporains, tant français qu’étrangers. Le catalogue de l’exposition qui se tiendra à la BnF (sur le site de la bibliothèque de l’Arsenal, où sont conservées les archives de l’Oulipo) vise à faire mieux connaître ce groupe à la fois ancien, marqué par de grandes figures comme Queneau ou Perec, et toujours actif. Il présente les arcanes d’un fonctionnement encore teinté d’une aura de mystère (la vie collective du groupe) et invite le lecteur à observer, à différentes échelles, les étapes d’une création aux contours multiples (manuscrits, mais aussi œuvres de groupes associés, les Ou-X-Po : Oubapo, Oulipopo, etc.). Pour demeurer fidèle à l’esprit de l’Oulipo, le catalogue propose, en même temps qu’un sommaire classique, des parcours ludiques et interactifs, fondés sur l’enquête et le jeu (trouver les contrepèteries et les phrases dissimulées dans les titres du catalogue, naviguer dans un sommaire fléché à la manière de L’Augmentation de Georges Perec, ou débusquer les contraintes d'écriture du catalogue). Des inédits ainsi que des créations oulipiennes viennent compléter le volume.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.