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Chez les Zola. Le roman d'une maison
Bloch-Dano Evelyne
PAYOT
16,50 €
Épuisé
EAN :9782228900775
Beaucoup des lecteurs d'Emile Zola lui manifestent un attachement sentimental tout en s'étonnant de ne rien savoir de lui. C'est qu'il s'est bien peu livré: pas de journal intime, pas de mémoires, une correspondance professionnelle, même quand elle est amicale. Sociable, fidèle, secret: tel fut l'écrivain. Cette façon d'être avec les autres tout en se retirant, son goût nostalgique du passé et sa croyance dans la modernité, sa religiosité et son amour des symboles se reflètent et se lisent dans la maison acquise en 1878 à Médan, au bord de la Seine, avec l'argent que lui a rapporté l'immense succès de L'Assommoir. Cette "cabane à lapins" a été agrandie à son idée avec la construction des tours Germinal et Nana, décorée et meublée à son image, à la fois abri et fantasme, miroir et vitrine: autoportrait d'Émile Zola, en somme. S'il y reçoit son éditeur et ses amis pour de belles parties de campagne, il s'y enferme le plus souvent pour écrire, avec à ses côtés Alexandrine, l'indispensable et bienveillante épouse. C'est pourtant dans cette maison même qu'en 1888 il tombera amoureux de la lingère Jeanne Rozerot; elle lui donnera deux enfants.
Evelyne Bloch-Dano est l'auteur chez Grasset, des premières biographies de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle) et de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai), de Flora Tristan (2001, Pris François Billetdoux de la SCAM) ou Le Dernier Amour de George Sand (2010), d'un récit, La Biographe (2007), et d'un essai, La Fabuleuse Histoire des légumes (2008, Prix Eugénie Brazier).
Résumé : Etrange destin que celui de Flora Tristan (1803-1844) : il marque le triomphe de la volonté dans un siècle où la liberté est une idée neuve pour les femmes... Comment expliquer autrement les métamorphoses d'une Parisienne sans le sou qui échappa à sa condition et laissa à la postérité l'image trop parfaite de la Femme-Messie ? Mensonges et sortilèges ? Non, mais invention de soi-même : la jeune fille sans instruction élevée dans le Paris des artisans devient une femme de lettres, amie de Marie Dorval, rivale de George Sand. La mère de trois enfants voyage jusqu'au Pérou pour y trouver la révolution et, pourquoi pas, l'amour. L'épouse en fuite joue à la " paria-archiduchesse ", beauté aux boucles brunes, mystique lancée sur les routes de France où elle prophétise l'Union ouvrière et meurt d'épuisement. Il y a un mystère Flora Tristan : la biographe cherche les vérités et les ombres d'une figure insoumise, indomptable, mais charmeuse. Du Pérou libéré par Simon Bolivar au Paris des ruelles, de Londres où Flora Tristan se déguisa en homme pour pénétrer la Chambre des Lords à la France bourgeoise de Guizot, des barbes du Romantisme aux cercles enfumés des utopies messianistes, des prophètes de carton aux ouvriers de chair, Evelyne Bloch-Dano enquête. Reste une femme, si contradictoire, si enflammée.
Qui n'a jamais entendu parler du questionnaire de Proust ? Les réponses de l'écrivain ont traversé le temps et fait le tour du monde. On a oublié qu'elles provenaient d'un album intitulé Confessions, appartenant à son amie Antoinette Faure, la fille du futur président de la République. En participant à ce jeu de société à la mode, Marcel Proust ne se doutait pas qu'il livrerait des indices sur l'adolescent qu'il était. Ses réponses ont été beaucoup commentées. Mais jamais contextualisées ou comparées. Jamais datées avec exactitude. De Gilberte aux Champs-Elysées à la petite bande d'Albertine et des jeunes filles en fleurs, quelles traces ont-elles laissées dans son oeuvre ? Evelyne Bloch-Dano a mené l'enquête. Elle est parvenue à identifier les autres amis de l'album d'Antoinette. C'est alors tout un monde qui a surgi, celui des jeunes filles de la bourgeoisie de la Belle Epoque. Quelques garçons aussi. A travers leurs goûts, leurs rêves, s'est dégagé le portrait d'une génération. Celle de Marcel Proust. Apparaît soudain le portrait intime d'un monde révolu, celui qui vit naître l'un des plus grands écrivains français. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine. Ce livre se lit comme un polar aux accents sociologiques, qui cerne la personnalité du futur auteur de la Recherche autant qu'elle fait revivre toute une génération. Delphine Peras, L'Express.
Ma mère - Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : " Comment peut-on être allemande ? " répond l'écho : " Comment peut-on être juive allemande ? " Et si chacune d'elles possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. E. B.-D. Au-delà de la figure intime et rayonnante de Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano évoque le destin de deux femmes dans l'après-guerre, en quête d'identité entre la France et l'Allemagne. Ce " livre des mères ", qui explore aussi le lien entre la biographe et son sujet, est à ce jour le plus personnel de l'auteur.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.