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Grandes dates et grandes figures du sport. Réflexions Plurielles
Blin Olivier ; Guignard Didier ; Rapha Stéphane
PU AIX-MARSEILL
35,00 €
Épuisé
EAN :9782731413519
Un an après le colloque "Acteurs et valeurs du sport : réflexions plurielles ", le trio des équipes de recherche, Idetcom et Irdeic de l'Université Toulouse Capitole, ainsi que le Cresco de l'Université de Toulouse, ont porté, en septembre 2024, un regard, toujours pluridisciplinaire, sur les "Grandes dates et figures du sport : réflexions plurielles" susceptibles de constituer des marqueurs pour le sport mais aussi pour la société sur le temps long. Les dates renvoyaient à des compétitions (comme les JO de Barcelone (1992) et la fameuse Dream Team américaine), mais également à des décisions politiques et/ou juridiques majeures, parmi lesquelles la création du Ministère des sports en France en 1921, l'affaire Bosnien de 1995 et ses suites récentes (avec les arrêts du 21 décembre 2023 de la Cour de justice de l'Union européenne), l'affaire Festina lors du tour de France 1998 ou encore le dossier de la catégorisation bisexuée des sportifs avec les contraintes imposées il y a quelques années à l'athlète Caster Semenya. Quant aux figures du sport, elles s'incarnaient dans quelques destinées singulières, voire extraordinaires, trop brièvement retracées : celles d'Alice Milliat, figure de l'émancipation des femmes parle sport au début du vingtième siècle, du nageur Alfred Nakache, champion dépassant toutes les épreuves, y compris les plus dramatiques de l'ère dite "moderne ", ou plus récemment de Sarah Abitbol, en première ligne pour dénoncer publiquement les violences sexuelles dans le sport. Ces histoires ont contribué à l'évolution du sport et plus largement de la société dans une période donnée, comme bien d'autres que le lecteur découvrira dans cet ouvrage, fruit des réflexions qu'une vingtaine de chercheurs en sciences humaines et sociales aux profils divers ont menées de manière croisée, avec pour seule ambition d'éclairer les évolutions multiples du sport des origines à nos jours, au confluent de la raison et de la passion...
De prime abord, l'extranéité de l'Etat ne paraît pas soulever de difficulté particulière. Mais l'évolution du contexte géopolitique des cinquante dernières années - du début de la construction européenne jusqu'à la guerre en Ukraine et dans la Bande de Gaza, en passant par la guerre économique menée par la Chine et l'ingérence de certains Etats lors des élections se déroulant ailleurs -, lui confère un intérêt particulier. En effet, l'Etat étranger est un sujet qui suscite aujourd'hui de nombreuses interrogations, parmi lesquelles : Comment identifier un Etat étranger ? Cette identification est-elle menée de la même manière selon son auteur (juges nationaux, juges européens, etc.) ? L'intégration européenne conduit-elle à nier qu'un Etat membre reste une entité exogène ? Qu'est-ce qu'un Etat étranger lorsqu'est en cause la violation des droits de l'homme ? A l'analyse, l'Etat étranger apparaît comme une notion fuyante, ou à tout le moins protéiforme. A supposer même qu'il soit identifié, l'Etat étranger doit être décrypté à l'aune de la législation et de la politique françaises, grâce à l'appui du droit comparé : la bienveillance à l'égard du Souverain étranger, qui se manifeste à travers les immunités, est-elle encore de mise ? Ne doit-elle pas faire place à davantage de méfiance, face à un homologue de plus en plus actif en matière économique, et qui apparait même parfois comme "voyou" ? Comment procéder pour que cet Etat étranger ne s'immisce pas dans les affaires intérieures nationales, alors même que la plénitude de la souveraineté n'est désormais plus totalement garantie ? Et si une protection doit assurément être accordée à l'Etat étranger sous forme d'immunités, le fondement qui leur était reconnu hier est-il toujours le même aujourd'hui ? Quant au régime de ces immunité, est-il différent selon que la responsabilité de l'Etat étranger (ou de ses représentants) est de nature civile ou pénale ?
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a succédé au GATT en tant qu'arbitre du commerce international le 1er janvier 1995. Cette nouvelle structure multilatérale a pour principales missions de mettre en ?uvre les nombreux accords adoptés à l'issue de l'Uruguay Round, d'élaborer une réglementation globale applicable aux échanges et de résoudre les litiges commerciaux survenant entre les états. Son fonctionnement suscite aujourd'hui diverses interrogations : comment concevoir une libéralisation des échanges qui profite à tous les états, grandes puissances comme pays en développement ? Quels sont les dossiers sensibles qui seront discutés dans les années à venir au sein de l'OMC ? Quels sont les principaux arguments juridiques, économiques, politiques des contentieux entre Américains et Européens à propos des bananes, des hormones ou des lois extraterritoriales ? Quelle est l'effectivité des règles élaborées au sein de l'OMC ? Quels sont les enjeux qui se cachent derrière la désignation du directeur général de l'OMC ? Voici quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage consacré à une approche juridique de l'OMC, permettant d'étudier les modalités de la réorganisation mondiale des échanges intervenue au milieu des années quatre-vingt-dix et de préciser les contours du système commercial qui se dessine pour le XXIe siècle.
Alexis de Tocqueville fut à plus d'un titre un homme de son temps. Grand penseur, ennemi de tous les despotismes, il refusa de se contenter de la théorie, prenant une part active aux événements politiques troublés de son époque. Dans cette biographie appelée à faire date, Olivier Zunz révèle comment ce jeune aristocrate français conçut, le premier, une théorie générale de la démocratie moderne. Son voyage aux Etats-Unis en 1831-1832, à l'âge de vingt-cinq ans, fut pour lui une révélation, la découverte d'une société où l'égalité est source de liberté. Le succès de son livre majeur De la démocratie en Amérique consolida son engagement. Député, ministre de la IIe République, il se mit au service de grandes causes : l'abolition de l'esclavage, la réhabilitation des criminels ou la liberté de l'enseignement avec l'espoir de réconcilier Etat et Eglise. Mais son nationalisme l'aveugla, jusqu'à soutenir la férocité du projet colonial en Algérie. Refusant de soutenir le Second Empire, Tocqueville consacra ses dernières années à repenser l'histoire d'une Révolution française " entreprise pour la liberté " mais " aboutissant au despotisme " , tragiquement. Une leçon pour comprendre le monde contemporain.
Comment réenchanter la ville pour que les écosystèmes humains et naturels vivent en symbiose ? Dans un contexte de crise écologique et démographique mondiale, marqué par une emprise toujours plus massive et destructrice de l'espace urbain sur l'environnement, Olivier Dain Belmont nous invite à repenser la ville et à libérer l'habitat pour s'y sentir mieux. Pour y parvenir, il s'appuie sur la permaculture qu'il décline dans le domaine de l'architecture, nous faisant ainsi découvrir la permacité. En partant du modèle du pavillon urbain, il façonne une réflexion menant à un modèle cohérent. Au fil des pages, l'architecte fait évoluer sous nos yeux la maquette de la ville de demain. La Permacité, modèle souple et évolutif, ne met à l'écart ni les questions techniques ni celles de la gestion citoyenne et sociale de l'espace urbain.
Dès la pensée grecque, la propriété devient un thème de réflexion jusqu'à devenir la clé d'un projet utopique avec Platon. A l'époque moderne, la propriété demeure tin objet de la pensée politique et juridique (les deux n'étant jamais disjoints sur ce sujet) du courant du droit naturel moderne qui débute avec l'Ecole de Salamanque, Les penseurs qui n'appartiennent pas à ce courant, de Hobbes à Rousseau, s'appuient sur un contrat social qui garantit à chaque individu des droits sur les choses, traitent également de façon fondamentale la question de la propriété. Les Lumières, à la suite de Locke, conjuguent propriété et liberté et les physiocrates érigent le citoyen propriétaire en seul titulaire des droits politiques. Quant aux rédacteurs du Code civil, influencés par la philosophie sensualiste, ils font de la propriété "l'âme universelle de la législation". Depuis la Révolution française et la DDHC, repris par les textes internationaux et la constitution de 2958, la propriété est l'un des "piliers" du droit. Mais sans doute parce que ce concept clé qui a maturé, au long des siècles, désigne une situation fondée en droit, elle n'a pas manqué de susciter la question de sa légitimité. Siècle d'or de la propriété, le XIXe siècle connaît des théories visant soit à son abolition radicale (cf. Proudhon) soit à sa collectivisation chez les penseurs socialistes ou communistes (cf. Cabet, Fourier, Marx et Engels). Quant aux juristes, ils ont toujours cherché à distinguer les choses qui étaient objet de propriété communautaire, gérées par l'Etat, et les choses susceptibles d'appropriation privée dont l'individu ne peut être privé (hormis par l'expropriation). Somme toute, la propriété, par ses conséquences politiques (et économiques), par son importance sociale, ne peut jamais être ignorée par le pouvoir. Dès lors, il semble opportun de l'envisager dans une perspective d'histoire des idées politiques.
La quatrième édition de l'ouvrage d'Antoine Leca livre une vue d'ensemble du droit civil coutumier kanak. Il est complété par un lexique coutumier ainsi qu'un lexique des "faux amis" qui souligne l'impossibilité de réduire ce droit au vocabulaire et aux catégories du Code civil de 1804. Ce n'est pas parce que la coquille de nautile se retrouve sur le blason de la Nouvelle-Calédonie que le droit français doit pour autant faire "contenu de nautile", comme on dit en nemi (Po hyan Buuap), c'est-à-dire prendre pour lui toute la place, à l'instar du bernard-l'ermite qui s'est introduit dans une coquille,qui n'est pas la sienne. Dans la société actuelle, le pluralisme des statuts est naturel et normal, comme l'écrivait le doyen Carbonnier : "toute colonisation est un clash entre deux cultures et, après le reflux des colonisateurs, des effets du clash persistent en forme de pluralisme juridique".
L'avenir de l'agriculture est au coeur de la plupart des grandes questions sociétales dans la mesure où la Nature et l'Homme sont directement concernés, et que leur déploiement harmonieux constitue le point central de la bonne santé de notre planète. Ce tome ll sur l'agriculture durable réédite l'intérêt et les problématiques de l'agriculture dans un contexte d'actualité et de mise en perspective au regard de la durabilité qui demeure le prisme essentiel de référence. L'interrogation majeure porte aujourd'hui sur l'agriculture du futur pour tenter de résoudre des difficultés sociétales de nature notamment alimentaire, sanitaire et environnementale. Si les questions concernant "la production agricole durable" sont nombreuses, diversifiées, évolutives et difficiles à résoudre (quelle entreprise agricole construire, quel type d'agriculture privilégier, quelles nouvelles technologies importer, quelles mesures agri-environnementales..., en bref quelles obligations et quelles contraintes pour quel ratio bénéfice/coût ?), celles relatives à l'alimentation responsable et durable et touchant directement le consommateur rivalisent largement (quelle distribution de l'alimentation, quelle organisation des territoires, quelle satisfaction légitime du consommateur, coûts privés et publics, impacts économiques...). Le chantier est immense et nous n'avons qu'à peine évoqué la mer... Cet ouvrage, qui a cherché à balayer des sujets allant "de la production agricole à l'alimentation responsable et durable", a rassemblé des contributeurs d'horizons différents et de compétences diversifiées. Qu'ils soient remerciés pour leur temps, leurs convictions et leur enthousiasme. Nous pourrons ainsi tenter de vivre plus haut que nous-mêmes, voire d'aller au-delà de nos rêves.