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Iéna. Octobre 1806
Blin Arnaud
PERRIN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782262017514
Il n'y a que deux puissances au monde, disait Napoléon en 1806, le sabre et l'esprit. A la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit. " L'Empereur ne croyait pas si bien dire. En 1806, la Grande Armée écrasait la Prusse au terme d'une campagne époustouflante. La veille de la bataille, le philosophe Hegel voyait passer devant lui l'" Esprit du monde ". Moment sublime : Iéna devient pour Hegel et des générations de penseurs la bataille marquant la " fin de l'Histoire ". Militairement, l'affrontement du 14 octobre 1806 constitue l'un des sommets de la stratégie napoléonienne, l'Empereur man?uvrant à la perfection à Iéna, et le maréchal Davout décidant de la victoire, avec une audace inouïe, à Auerstaedt. La meilleure armée de l'Ancien Régime, héritière du grand Frédéric, disparaît d'un seul coup à l'issue d'une poursuite d'anthologie. La rupture stratégique est consommée, avec l'avènement d'une guerre d'anéantissement propre à l'époque contemporaine. Les deux grands stratèges du XIXe siècle, Clausewitz et Jomini, présents sur le théâtre, théoriseront et transmettront la formidable leçon assenée par l'Empereur. Arnaud Blin explique, raconte et commente cet événement extraordinaire au cours duquel l'Europe a basculé.
Résumé : Fascinant, mystérieux, Tamerlan est un personnage mythique. Jusqu'à l'actuel Ouzbékistan qui en a fait son héros national, peintres, poètes, écrivains ont dressé le portrait réel ou rêvé de cet homme complexe. Tamerlan, le " boiteux " (1336-1405), accède au pouvoir à près de quarante ans. Stratège de génie, dévoré d'ambition, soutenu par le mythe de Gengis Khan, il étend son empire sur toute l'Asie des steppes. Son armée sème la terreur, ses attaques sont imparables, ses victoires fulgurantes et ses conquêtes immenses. Mais éphémères : les territoires, sitôt conquis, sont reperdus. Pétri de contradictions, Tamerlan, qui est le dernier héritier des cavaliers nomades, se fait sédentaire à Samarcande, qu'il érige en capitale ; nourri d'islam, il ne dédaigne pas de fêter ses succès en banquets et beuveries ; amateur des arts les plus fins, il est d'une barbarie inouïe face aux vaincus. A son image, l'héritage timouride est paradoxal. Alors qu'il ne reste rien de son empire, Tamerlan a construit un mythe qui perdure encore aujourd'hui, et dont certains peuples d'Asie centrale portent l'empreinte dans leur mode de vie, leur art ou leur religion.
Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l?opinion publique américaine est majoritairement isolationniste. Ce livre raconte dans le détail comment le président américain avec ses conseillers, à commencer par sa femme Eléonore, prend la décision la plus déterminante de la guerre. Un récit passionnant qui restitue des conversations mal connues avec Churchill, Marshall, etc.
Résumé : Les portraits hauts en couleur de 15 génies de la guerre, de l'antiquité à nos jours et de la France aux steppes d'Asie. Jusqu'à une époque récente, l'histoire fut associée à la guerre, la guerre fut associée aux grandes batailles, et les grandes batailles furent associées aux "grands capitaines", selon l'expression consacrée. Que le capitaine reste au milieu de ses troupes, épée à la main, qu'il soit à quelques centaines de mètres du front à donner des ordres à ses chefs de corps ou à des dizaines de kilomètres à réordonnancer la marche de milliers de chars et de dizaines de milliers d'hommes, il reste celui par qui se joue le sort de la bataille. Mais si le grand capitaine, pour Arnaud Blin, est bien celui qui dirige les armées et élabore ses stratégies, il est surtout celui dont le rare talent le place dans une catégorie à part parmi les chefs militaires. En fin de compte, seule une poignée de personnalités d'exception peut se targuer de faire partie de cette élite. Dès lors, et si l'on considère que la guerre est un art, les quinze hommes dont ce livre dresse le portrait ont porté celui-ci à son apogée, chacun usant de moyens et de techniques propres à son environnement culturel, avec un style et une touche personnels qui font toute la singularité de leur talent individuel. De l'âge classique ? Alexandre le Grand, Hannibal, César ? au monde contemporain ? Napoléon, Joukov, Giap ? en passant par le Moyen Age et l'époque moderne ? Saladin, Gengis Khan, Tamerlan, Turenne... ?, ce sont ainsi quinze styles de commandement et de génie militaires qui se trouvent ici brillamment analysés et racontés.
Résumé : A travers le récit d'affrontements épiques, de l'Antiquité au XXe siècle et de la Perse au Mexique, Arnaud Blin dessine une histoire de la guerre par ses batailles mémorables. Ce faisant, l'auteur privilégie ce qui est au c?ur de la guerre à l'échelle mondiale : le caractère foncièrement hétérogène des grandes confrontations militaires. La bataille de Zama (202 av. J.-C.) présente un choc entre Rome et Carthage pour le contrôle de la Méditerranée. A Hattîn (1187), ce sont croisés et musulmans qui combattent dans le cadre des croisades. A Tenochtitlán (1519), Cortés scelle le destin de la civilisation aztèque. Les batailles de Gaugamèles (331 av. J.-C.), des champs Catalauniques (451), d'Ayn Jalut (1260), de Lépante (1571), de Lützen (1632), de Borodino (1812) et de Stalingrad (1942) sont de même nature : elles ont bouleversé le monde.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.