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Les paradis fiscaux
Blevin Pierre-Alexis
QUE SAIS JE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782130811701
Apparus à la fin du XIXe siècle, les paradis fiscaux se sont développés avec la mondialisation. Un phénomène aux visages variés et dont la diversité rend difficile leur identification. Centres financiers offshore, zones franches, micro-Etats, provinces autonomes, Etats fédérés... les paradis fiscaux sont le fruit d'une histoire, d'une géographie ou d'un système politique très dissemblables d'un territoire à l'autre. Il n'existe pas de paradis fiscal type mais de multiples modèles s'adaptant constamment et proposant des régimes fiscaux incitatifs. Mêlant à la fois secret bancaire, fiscalité et droit des sociétés, les paradis fiscaux permettent la constitution de montages juridiques complexes propices à différentes formes d'évasions fiscales avantageuses. Pierre-Alexis Blevin définit le concept de " paradis fiscal ", éclaire ses enjeux géopolitiques et identifie les instruments juridiques qui en résultent. Il conclut avec un panorama complet des principaux dispositifs de lutte contre l'évasion fiscale internationale.
Si les vallées d'Andorre jouissent de certains privilèges et franchises et ont une organisation judiciaire distincte de celle de la France, elles ne constituent ni un Etat ni une personne de droit international". La lecture de cet arrêt, rendu par la Cour de cassation le 6 janvier 1971, laisse entrevoir les difficultés rencontrées par les micro-Etats dans l'affirmation de leur souveraineté. Morcelée pendant plusieurs siècles en diverses seigneuries et autres entités à caractère étatique, l'Europe est à la fin du XIXe siècle le théâtre d'une véritable refonte des Etats qui la composent. La question qui se pose dès lors — question qui n'a jamais fait l'objet d'une thèse de doctorat — est de savoir : "si les micro-Etats européens sont des Etats souverains — si les garanties constitutionnelles et institutionnelles qu'ils ont développées sur les scènes nationales et internationales sont suffisantes pour assurer leur souveraineté, leur indépendance et leur intégrité — et donc, dans quelle mesure ils sont parvenus à résister à une évolution historique européenne alors que d'importantes entités étatiques disparaissaient". Afin d'y répondre, cette étude donne une véritable définition du "micro-Etat européen", concept qui n'a jamais été jusqu'à maintenant, clairement défini. Il en résulte que ces Etats microscopiques sont des survivances de l'époque médiévale qui ont su adapter leur souveraineté interne pour faire face aux Etats voisins, et se voir reconnaître une souveraineté internationale. Il apparaît qu'à défaut d'avoir un territoire suffisant pour développer une économie de marché, ces Etats ont mis en place des systèmes juridiques et fiscaux attractifs leur permettant de capter les capitaux étrangers et d'être ainsi des Etats importants sur le plan financier. L'Etat du Vatican, le plus petit Etat du monde, a quant à lui un fonctionnement sui generis, inclassable et difficilement comparable. Bien que ne comptant que 800 habitants, son organisation juridique au service de la mission spirituelle du Saint-Siège et de ses 1,5 milliard de croyants dans le monde en font l'un des Etats les plus puissants de la planète.
Centres financiers offshore, zones franches, micro-Etats, provinces autonomes, Etats fédérés... Les paradis fiscaux ne sont ni tout à fait semblables ni tout à fait différents. Chacun est le fruit d'une histoire, d'une géographie ou d'un système politique particuliers. Il n'existe donc pas de paradis fiscal type, mais de multiples modèles s'adaptant constamment et proposant des régimes fiscaux incitatifs, où se mêlent secret bancaire, fiscalité et droit des sociétés. Où sont les paradis fiscaux ? Quels sont les montages juridiques qui permettent de faire de l'optimisation, voire de l'évasion fiscales ? Quels sont les principaux dispositifs de lutte ? Autant de questions auxquelles Pierre-Alexis Blevin apporte des réponses précises, nourries de nombreux exemples. Où l'on verra en quoi, pour les Etats-nations qui tirent leurs ressources de l'impôt, les paradis fiscaux sont l'enfer de la mondialisation...
La question du port de signes religieux dans les services publics se rencontre partout. L'équilibre historique atteint dans les sociétés d'Europe continentale entre institutions publiques et religion est aujourd'hui bousculé. Il devient souvent objet de conflit. Ce volume réunit les contributions de spécialistes – sociologies, philosophes, juristes, politologues – qui interrogent de manière critique la notion de "neutralité", ainsi que des analyses de situations concrètes du monde du travail.
Le 6 mai 1931, la France inaugure l'Exposition coloniale internationale. Il s'agit de présenter aux métropolitains l'Empire dans toute sa diversité et toute sa grandeur. Mais à l'heure où la France exalte son Empire et sa mission civilisatrice ", la présence sourde mais massive de 3 millions d'étrangers sur le territoire métropolitain en fait l'un des premiers pays d'immigration au monde. Derrière les images et les représentations d'une France impériale à l'apogée de sa puissance, se cache une autre France, terre d'émigration, traversée par de nombreuses tensions en un moment où la crise économique frappe le pays de plein fouet: chômage, xénophobie, antisémitisme, racisme, mises en cause du droit d'asile, expulsions mais également prémices d'une contestation de l'ordre colonial. Au travers de différents thèmes - le spectacle de l'Exposition coloniale de 1931, les conséquences de la crise sur l'immigration étrangère et coloniale, l'engagement politique, les questions de statuts et de contrôle policier, mais également la relation aux autres. et la participation des immigrants à la vie culturelle - cet ouvrage interroge les mémoires croisées de la colonisation et de l'immigration en France, et évoque les traces laissées par ces deux histoire dans la France d'aujourd'hui. Illustré de près de 200 documents, il réunit des textes de référence avec les contributions de plus de vingt auteurs"
Résumé : De toutes les conduites psychopathologiques, l'addiction est peut-être celle qui interroge le plus les limites entre le normal et le pathologique. La frontière entre ce qui relève des " mauvaises habitudes " et des vraies dépendances est difficile à tracer. Les addictions sont presque toujours des conduites relevant au départ de l'ordinaire, simplement déviées de leurs finalités initiales : boire, manger, jouer, acheter, travailler, se soigner, etc. Alors, tous dépendants ? Ce qui caractériserait le vrai dépendant pourrait être une forme de polarisation, quand l'objet ou l'activité devient le but d'une vie, quand la " mauvaise habitude " se fait identité : " je bois trop " devenu " je suis alcoolique ". Cet ouvrage interroge le sens des addictions, analyse le mécanisme et les symptômes des plus courantes d'entre elles et propose une synthèse des différentes approches thérapeutiques possibles.
Résumé : " Grave ! ", " genre ", " trop pas "... Rapide, stylé, crypté, le langage adolescent construit de nouveaux codes, loin de la dépendance à l'égard des adultes, et en premier lieu des parents. Pour cette raison, l'adolescence résiste à tout ce qui pourrait l'enfermer : ce livre, loin de la figer en 100 définitions, invite plutôt le lecteur à naviguer et à dériver sur les mers parfois troubles, souvent agitées, du " seul temps où l'on ait appris quelque chose " (Proust), entre les moments d'angoisse et l'exaltation de la fête, des fous rires partagés aux moments de spleen plus secrets, des heures passées dans la salle de bains aux longues rêveries, du premier rouge à lèvres au premier porno. Au fil d'un vocabulaire qui traverse les frontières, sociales ou géographiques, mais aussi à partir de mots qui disent le mieux l'âge tendre (amour/passion, chagrin, flemme, idéaux, orientation...), quinze auteurs donnent des clés aux parents ? et des repères aux ados ! ? pour comprendre les questions, très sérieuses, qu'on se pose quand on a dix-sept ans.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.