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De Gaulle. L'homme du siècle
Bled Jean-Paul ; Gaymard Hervé
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204137584
Pour le centenaire de la naissance et le cinquantenaire de la mort du Général, l'historien Jean-Paul Bled a réuni les meilleurs spécialistes de la vie, de la pensée, de l'action et de l'héritage de l'homme qui n'aura cessé d'incarner une certaine idée de la France. Un monument. A l'occasion des cinquante ans de la mort du général de Gaulle, l'éminent historien Jean-Paul Bled, directeur de cet ouvrage, a réuni les plus éminents spécialistes, historiens, hommes politiques, écrivains, parmi lesquels Jean-Pierre Chevènement, Hervé Gaymard, Eric Anceau, Michele Cointet, Olivier Germain-Thomas ou encore Arnaud Teyssier. Tous dessinent un portrait contrasté de l'homme et de son oeuvre. On retrouve, tour à tour, le chef de la résistance, le fondateur de la Ve République, le héros de l'indépendance de la France, le patriote intransigeant, le pourfendeur des hégémonies et le champion des indépendances nationales. Cinquante ans après sa mort, les tumultes du monde vérifient ses intuitions. Ce livre est là pour le démontrer. Un collectif magistral.
Lorsque Charles X, chassé par la révolution de 1830, prend le chemin de l'exil, les Bourbons semblent en passe de quitter la scène de l'Histoire. La page ouverte à la chute de Napoléon se referme. Hormis le comte de Chambord, les Bourbons ne reviendront jamais en France. Avant que la dynastie ne s'éteigne, en 1883, leur exil connaît plusieurs étapes : Edimbourg, Prague, Goritz, Frohsdorf, Venise, Brunnsee. Et pourtant, pendant plus de cinquante ans, les Bourbons demeurent l'espérance d'une partie des Français. Le légitimisme est alors l'une des dimensions de l'histoire française. Comme il existe un peuple républicain, il existe un peuple légitimiste. A travers une étude des Bourbons en exil, ce livre se veut donc une contribution à l'histoire du royaume français et, au-delà, à l'histoire politique de la France du XIXe siècle. En 1873, les Bourbons sont avec le comte de Chambord en situation de remonter sur le trône. Une majorité à la Chambre des députés s'apprête à l'y appeler. Mais, oubliant que, pour Henri IV, Paris avait bien valu une messe, le comte de Chambord fait échouer cette tentative de restauration par son refus du drapeau tricolore. Ce refus vient de loin. Plus de quarante ans d'exil ont façonné la personnalité du comte de Chambord en l'enfermant dans un univers de plus en plus coupé des ressorts de la société française. Jean-Paul Bled, directeur du Centre d'études germaniques de l'université Robert Schuman (Strasbourg III) et professeur d'histoire contemporaine, est l'auteur notamment de François-Joseph (Fayard, 1987) et de Rodolphe et Mayerling (Fayard, 1989). Il dirige actuellement la Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande et Etudes danubiennes.
Résumé : Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) siège en bonne place au panthéon de l'Europe monarchique. A peine sur le trône, elle met au service de l'Etat une énergie qui fait l'admiration de tous, même de son ennemi Frédéric II, auquel va l'opposer un long duel. Bien qu'élevée dans les valeurs du catholicisme baroque, elle sait se montrer pragmatique. Archiduchesse d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, elle noue avec ses sujets une relation de personne à personne, et, grâce à son charisme, affirme l'autorité des Habsbourg dans les différents territoires de la monarchie. Elle-même se veut la mère de ses peuples : " Quoique aimant ma famille et mes enfants, je n'aurais pas hésité à être avant tout la mère de mes Etats et à leur donner la préférence si cela avait été nécessaire ", écrit-elle dans son Testament politique. C'est cette image, transmise de génération en génération, que retiendra la postérité. Le bilan de son long règne est impressionnant : malgré trois guerres, Marie-Thérèse a posé les fondements de l'Autriche moderne et a redonné à Vienne sa place dans le concert des monarchies européennes. Le bilan de sa vie de femme ne l'est pas moins : elle a épousé l'homme qu'elle aimait, François-Etienne, duc de Lorraine ; elle a donné le jour à seize enfants, dont dix ont survécu, et a veillé de près à leur éducation, mais elle s'est aussi employée à les utiliser pour tisser les fils d'un système diplomatique au service des intérêts autrichiens, comme en témoigne le mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI.
Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, l'Empire austro-hongrois semblait, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent. Six ans plus tard, la monarchie habsbourgeoise agonise : l'Autriche-Hongrie ne survit pas à la Première Guerre mondiale. C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. Jean-Paul Bled, qui est le meilleur spécialiste français de l'Autriche-Hongrie, retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait. Cette page capitale de l'histoire de l'Europe n'a jamais été racontée dans son ensemble.
Résumé : Le 5 février 1889, Vienne, drapée dans le deuil, déploie le faste des grandes funérailles. La capitale de la monarchie austro-hongroises pleure l'héritier de la Couronne, l'archiduc Rodolphe, qui, brisé par une longue série d'échecs politiques et miné par une maladie qu'il croit mortelle, s'est donné la mort dans son pavillon de chasse de Mayerling. Dans un premier communiqué, la Cour a avancé une attaque d'apoplexie comme cause de la mort. Mais, deux jours plus tard, revenant sur cette version, elle fait savoir que le prince héritier s'est suicidé dans un moment d'égarement mental. La nuit précédente, le cadavre d'une jeune femme, la baronne Mary Vetsera, découvert aux côtés de Rodolphe, a été transporté, dans le plus grand secret, de Mayerling à Heiligenkreuz, à quelques kilomètres de là, où il a été inhumé, à la dérobée, dans le cimetière paroissial. Jusqu'à la fin de la Monarchie, la Cour gardera un silence total sur la présence de Mary Vetsera à Mayerling. L'admettre serait revenu à reconnaître l'adultère et à accréditer la thèse qui faisait de Rodolphe l'assassin de sa maîtresse. Conséquence du souci que la dynastie ne soit pas compromise dans un scandale, ces flottements et ces silences l'atteignent pourtant par un effet de boomerang. Ils nourrissent le soupçon que la Cour cherche à cacher des secrets plus terribles. Avant même la célébration des obsèques, des rumeurs commencent de circuler à Vienne, reprises par les milieux diplomatiques, colportées par la presse étrangère. Ainsi lorsque les lourdes portes de la crypte des Capucins, l'ultime demeure des Habsbourg, s'ouvrent sur la dépouille de Rodolphe, le mythe s'est déjà emparé de l'Histoire.
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Winston Churchill (1874-1965) a connu deux siècles et deux guerres mondiales. Sa volonté suprême a été durant toute son existence de "faire l'histoire" à la fois en y imprimant sa marque par ses actions politique et historique et en l'écrivant puisqu'il fut à la fois journaliste, historien, prix Nobel de littérature et finalement artiste (peintre). Cet ouvrage entend offrir au grand public à partir d'éléments biographiques le parcours hors normes de ce personnage perçu comme un visionnaire à l'instar des grands hommes qui ont "fait l'Histoire". En mettant sa pensée à la portée de tous, l'auteure nous fait découvrir un homme aux multiples contradictions mais dont la lucidité et le courage ont guidé ses actions.